Service d'exportation agroalimentaire

Agroalimentaire
Rapport sur le passé, le présent et l'avenir
Tunisie

Mai 2011

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Le gouvernement du Canada a préparé le présent document en se fondant sur des sources d'information primaires et secondaires. Il n'appuie pas forcément les organismes qui y sont mentionnés pas plus qu'il ne garantit l'exactitude des renseignements fournis. Il appartient au lecteur de vérifier la justesse et la fiabilité de l'information. Le présent rapport donne une vue d'ensemble du marché à ceux qui désirent connaître les débouchés dont ils peuvent tirer parti; il ne vise pas à fournir l'analyse en profondeur dont l'exportateur pourrait avoir besoin. Bien que tous les efforts aient été mis en œuvre pour s'assurer de l'exactitude des renseignements fournis, Agriculture et Agroalimentaire Canada se dégage de toute responsabilité quant à la justesse et à la fiabilité de ces renseignements et aux conséquences des décisions qui pourraient être prises sur la base de ces renseignements.

Veuillez faire parvenir tout commentaire ou suggestion concernant le présent rapport à : infoservice@agr.gc.ca




Table des matières





Résumé

Malgré les récents événements d'agitation politique et économique en Tunisie, qui ont entravé l'accès au marché, la situation économique actuelle s'est grandement stabilisée selon le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada. Exportation et développement Canada surveille actuellement la situation et revoit sa position dans ce pays. Néanmoins, les Canadiens devraient toujours faire preuve de prudence s'ils se rendent en Tunisie puisque l'état d'urgence est toujours en vigueur.

  • Le rapport sur la croissance et la compétitivité du Forum économique mondial de 2008-2009 a établi que l'économie de la Tunisie est la plus compétitive de toute l'Afrique.
  • Les relations entre le Canada et la Tunisie ont progressé durant les dernières années et les deux pays ont entamé des négociations en vue de conclure l'Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) entre le Canada et la Tunisie.
  • Le Canada joue un rôle de plus en plus grand en Tunisie; il est devenu le 10e investisseur étranger en importance et le deuxième plus grand investisseur dans le secteur du pétrole et du gaz.
  • Les exportations canadiennes à destination de la Tunisie ont augmenté considérablement entre 2007 et 2009, soit de 107,5 %.
  • En 2010, les céréales étaient le produit canadien le plus exporté, représentant 93,8 % du total des exportations agroalimentaires vers la Tunisie.
  • Les exportations de produits en vrac constituent 99,4 % du total des exportations, ce qui représente la plus large part des exportations agroalimentaires canadiennes vers la Tunisie en 2010.
  • Près de 80 % des consommateurs tunisiens font partie de la classe moyenne et par conséquent, ont un pouvoir d'achat important dans les magasins d'alimentation au détail.
  • On prévoit que la population tunisienne continuera de s'accroître, ce qui favorisera l'évolution des goûts et contribuera à la croissance d'une classe moyenne ayant un revenu disponible.
  • Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une hausse du PIB de 4,8 % pour la Tunisie en 2011. Toujours selon le FMI, cette croissance se poursuivra en 2012 pour atteindre 4,9 %.
  • Les marchandises considérées comme des produits de luxe, tels que les collations salées et sucrées, les jus de fruits ou les fruits frais sont de plus en plus répandus dans les magasins d'alimentation au détail de la Tunisie.

Aperçu

Malgré son petit territoire, la Tunisie possède l'économie la plus diversifiée de l'Afrique du Nord et affiche l'un des niveaux de vie les plus élevés du continent africain. Depuis 1987, le gouvernement tunisien a grandement amélioré le secteur économique et cherche maintenant à rendre le pays plus compétitif sur la scène internationale et à établir des politiques de libre-échange. Pauvre en ressources naturelles, la Tunisie dépend beaucoup du commerce international.

En raison de la croissance de la classe moyenne, de la modernisation du secteur de la vente au détail d'aliments et du secteur touristique en pleine expansion, la Tunisie représente un bon débouché pour les exportateurs canadiens qui veulent pénétrer le marché de l'Afrique du Nord. L'occidentalisation de l'alimentation et du mode de vie transforme les habitudes de consommation de la majorité des populations urbaines. En effet, une accélération du mode de vie a fait augmenter la demande pour les aliments emballés et transformés. L'industrie de la vente au détail augmente en popularité et absorbe la plus grande partie des aliments importés par la Tunisie. Le développement du secteur touristique de ce pays ouvre aussi de vastes possibilités aux exportateurs canadiens d'aliments et de boissons.


Relations entre le Canada et la Tunisie

Le Canada et la Tunisie entretiennent de bonnes relations bilatérales. La Tunisie est l'un des plus anciens partenaires du Canada en Afrique, les premiers contacts diplomatiques entre les deux pays remontant à 1957. La première ambassade du Canada dans la région du Maghreb a été ouverte à Tunis, la capitale de la Tunisie, en 1966.

Les relations entre le Canada et la Tunisie sont aussi renforcées grâce à la forte population africaine francophone de la Tunisie. Membre fondateur de La Francophonie, la Tunisie utilise le français comme langue de communication pour sa politique étrangère. Depuis plusieurs années, la Tunisie bénéficie de la coopération et de l'aide du Canada en Afrique. Le programme canadien de coopération avec la Tunisie, lancé en 1964, a été l'un des premiers du genre à être mis en place dans un pays francophone de l'Afrique. Le Fonds canadien d'initiatives locales (FCIL) de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) contribue principalement au développement de la Tunisie. L'ACDI favorise aussi la participation de la Tunisie à d'autres initiatives et projets de développement ciblés pour l'ensemble de l'Afrique du Nord.

Les relations entre le Canada et la Tunisie ont progressé dans les dernières années et les deux pays ont entamé des négociations en vue de conclure l'Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) pour établir un ensemble de droits et d'obligations ayant force exécutoire qui protégeront les investisseurs. Pour de plus amples renseignements sur les relations entre le Canada et la Tunisie, veuillez consulter le site :  www.international.gc.ca/name-anmo/index.aspx?lang=fra

Le Canada joue un rôle de plus en plus important en Tunisie, devenant le 10e investisseur étranger le plus important et le deuxième plus grand investisseur dans le secteur du pétrole et du gaz.

Commerce bilatéral Canada‑Tunisie en 2010
Tunisie - Total des échanges est. 36,1 milliards $US
Exportations est. 16,1 milliards $US
Importations est. 20,0 milliards $US
Balance commerciale (est. 3,9 milliards $US)
Commerce Canada-Tunisie 144,4 millions $
Exportations 93,6 millions $
Importations 50,8 millions $
Balance commerciale 42,8 millions $
Commerce agricole Canada‑Tunisie 87,4 millions $
Exportations 75,7 millions $
Importations 11,7 millions $
Balance commerciale 64 millions $
  • En 2010, le commerce entre le Canada et la Tunisie totalisait 144,4 millions de dollars.
  • En 2010, le maïs a devancé le blé dur en devenant le plus important produit exporté par le Canada vers la Tunisie; la valeur des exportations est estimée à 35 millions de dollars.
  • Les autres produits les plus exportés en Tunisie sont notamment, le blé dur (12,3 millions de dollars, ce qui représente une diminution de 82 % depuis 2009), le blé méteil (8,1 millions de dollars), les vêtements usagés (4,4 millions de dollars) et le papier journal (4 millions de dollars).
  • Les principales importations du Canada à partir de la Tunisie sont les soutiens‑gorges (5,7 millions de dollars), l'huile d'olive vierge (4,4 millions de dollars), l'huile d'olive et ses dérivés (3,7 millions de dollars), les dattes (3,2 millions de dollars) et les pantalons, salopettes et culottes courtes pour hommes (3 millions de dollars).

Commerce agricole

Le commerce agricole de la Tunisie varie d'une année à l'autre en raison des conditions climatiques instables qui ont une influence sur les cultures non irriguées. Durant les années de sécheresse, le pays dépend largement des importations agricoles, tandis que durant les années où les conditions météorologiques sont favorables, les importations de produits agricoles diminuent. Par exemple, en 2004, les exportateurs canadiens ont enregistré une baisse marquée de leurs exportations en Tunisie en raison des bonnes conditions climatiques qui ont favorisé une production agricole abondante. Par contre, en 2002, la Tunisie a connu une année de sécheresse et les exportations agroalimentaires du Canada ont atteint 118,7 millions de dollars. Les exportations canadiennes de produits agroalimentaires vers la Tunisie ont fait un autre bond entre 2005 et 2009 avant de chuter considérablement en 2010.

En dépit des fluctuations du commerce agricole avec la Tunisie, les exportateurs de produits agroalimentaires pourraient tirer profit de la présence canadienne croissante dans ce pays. Ainsi, des sociétés comme les Industries Lassonde inc. de Rougemont (Québec), Au printemps gourmet de Prévost (Québec), McCain Produce de Florenceville de même que la Commission canadienne du blé enregistrent de bons résultats dans le marché des produits alimentaires tunisien.

Les cinq principaux produits agricoles exportés en Tunisie à partir du Canada (2010)
Maïs 35,1 millions de $
Blé dur 13,3 millions de $
Blé et méteil 8,1 millions de $
Lentilles 2, 4 millions de $
Graines à canaris 475 813  $
  • Le commerce agricole entre le Canada et la Tunisie représente près de 27 % des échanges commerciaux entre les deux pays.
  • En 2010, le maïs a surpassé les céréales pour devenir le plus important produit canadien exporté, représentant 58,1 % du total des exportations vers la Tunisie.
  • D'autres produits sont exportés y compris le blé dur (22,2 %), le blé et le méteil (13,4 %), les lentilles (4,0 %) et les graines à canaris (0,8 %).
  • Les exportations canadiennes vers la Tunisie ont augmenté de façon considérable entre 2007 et 2009, soit de 107,5 %. Elles ont encore augmenté de 41,6 % entre 2008 et 2009.
  • Une dévaluation notable des exportations canadiennes vers la Tunisie a été relevée en 2010, résultat possible de la récession mondiale. Les exportations ont diminué de 20 % entre 2009 et 2010.
Les cinq principaux produits agricoles importés par le Canada à partir de la Tunisie (2010)
Huile d'olive vierge 4,4 millions de $
Huile d'olive et ses dérivés 3,7 millions de $
Dattes fraîches ou séchées 3,2 millions de $
Fruits et autres parties comestibles de végétaux 217 555 $
Couscous 160 014 $
  • Les importations canadiennes à partir de la Tunisie ont augmenté de 7 % de 2009 à 2010.
  • L'huile d'olive demeure la principale importation du Canada en provenance de la Tunisie, représentant 34,9 % du total des importations.
  • Les autres principaux produits importés comprennent l'huile d'olive et ses dérivés (29,8 %), les fruits et autres parties comestibles de végétaux (1,7 %) et le couscous (1,3 %).

Vous trouverez le résumé statistique complet à l'adresse suivante : www.ats-sea.agr.gc.ca/stats/da-do-fra.htm

Exportations canadiennes de produits en vrac, intermédiaires et de consommation à destination de la Tunisie

En 2010, les exportations canadiennes de produits en vrac à destination de la Tunisie ont totalisé 57,1 millions de dollars. Les exportations de produits en vrac l'emportent nettement sur celles des produits intermédiaires et des produits de consommation. Cette domination se traduit par les données du tableau ci‑après. Le principal produit en vrac exporté en Tunisie est le maïs, qui représente 61,3 % du total des exportations de produits en vrac. Le blé dur de même que le blé et le méteil constituent le reste des exportations de produits en vrac, représentant respectivement 23,4 % et 14,2 % du total de ce type d'exportation. Entre 2009 et 2010, les exportations de produits en vrac à destination de la Tunisie ont subi une diminution marquée de 23 % malgré la hausse de 42 % relevée entre 2008 et 2009.

L'exportation de produits intermédiaires en Tunisie augmente lentement. Cependant, ces produits ont enregistré une croissance de 118 % entre 2009 et 2010 à cause d'une demande croissante pour les lentilles. Les produits intermédiaires exportés comprennent les lentilles (77,8 %), les pois chiches (14,3 %), la dinde (5,7 %), les pois (2,1 %) et la semence bovine (0,2 %).

Les produits de consommation représentent toujours la plus petite partie des exportations vers la Tunisie. En fait, le Canada n'a pas exporté de produits de consommation en Tunisie en 2009. Dans l'ensemble, l'exportation de produits de consommation a constamment décliné depuis 2000. Il n'en reste pas moins qu'en 2010, les exportations de produits de consommation ont totalisé 74 194 $. Les plus importants produits exportés sont les préparations de céréales, la farine, la fécule et le lait destiné aux enfants (53,5 %), le lactosérum (43,8 %), les morceaux de bœuf désossés (2,7 %) et les haricots (0,1 %).

Figure 1: La description de cette image suit.

Exportation de produits en vrac, intermédiaire et de consommation du Canada à destination de la Tunisie : Intermédiaire - 1(2007) 1(2008) 1(2009) 3(2010), Consommation - 0(2007) 0(2008) 0(2009) 0(2010), Vrac - 36(2007) 52(2008) 74(2009) 57(2010)


Économie

Les indicateurs économiques ont été recueillis avant les récents événements d'agitation politique et économique en Tunisie. Ces indicateurs sont quand même fournis puisqu'ils démontrent la force économique que la Tunisie est capable d'atteindre.

En 1987, le gouvernement de la Tunisie a mis sur pied un programme de privatisation et de restructuration afin d'améliorer la situation économique du pays. Depuis, l'économie de la Tunisie s'est raffermie, s'est diversifiée et est devenue plus concurrentielle et cherche continuellement à s'adapter au nouveau contexte international. Le gouvernement tunisien est encore un acteur clé de l'économie, mais il a cependant assoupli son contrôle sur le milieu des affaires internationales, en mettant en oeuvre des initiatives en faveur de la privatisation, de la simplification du régime fiscal et de la gestion prudente de la dette. Par ailleurs, les politiques sociales progressistes du gouvernement ont contribué à améliorer les conditions de vie des citoyens.

Les secteurs de l'agriculture, du textile et du vêtement, des mines, de l'énergie et du tourisme contribuent grandement à l'économie de la Tunisie. Au cours des dernières années, les conditions météorologiques favorables, la hausse du tourisme et l'élimination des barrières commerciales entre le pays et l'Union européenne (UE) ont amélioré la situation économique de la Tunisie. Le pays veut maintenant encourager une plus grande privatisation, les investissements étrangers, l'amélioration de l'efficacité gouvernementale et la diminution du déficit commercial.

Situation actuelle
  • Depuis 1997, la Tunisie connaît une croissance économique relativement stable, avec une augmentation moyenne de 5 % par année.
  • Le rapport sur la croissance et la compétitivité du Forum économique mondial de 2008-2009 a établi que l'économie de la Tunisie est la plus compétitive de toute l'Afrique.
Produit intérieur brut
2009 2010
PIB 49,7 milliards $ 43,0 milliards $
Croissance du PIB 3,1 % 3,7 %
PIB par habitant 4 763,11 $ 4 074,45 $
PIB par habitant (PPA) 8 272,50 $ est. 9 500 $US
  • Malgré la récession mondiale, l'économie de la Tunisie a continué de bien se porter. Les secteurs les plus touchés par le fléchissement de l'économie sont ceux du textile et les industries manufacturières.
  • Cependant, l'investissement dans les infrastructures et un secteur florissant de l'agriculture ont contribué au maintien de la compétitivité de l'économie de la Tunisie.
  • La croissance réelle du PIB s'établit à 3,1 % en 2009 et devrait atteindre 3,7 % en 2010.
  • Malgré la croissance, la Tunisie continue de lutter contre un taux élevé de chômage qui a atteint 13,1 % à la fin de 2009.
  • Le taux d'inflation est passé de 3,8 % en 2009 à 4,39 % en 2010, mais il devrait descendre à 3,5 % en 2011.
  • Le prix des aliments de base en Tunisie, dont le sucre, le lait et le pain, a grimpé de façon considérable, et l'agitation politique a instauré un climat d'instabilité économique dans le pays.
  • Si le pays continue de vivre dans l'instabilité, la croissance, l'inflation et le taux de chômage prévus ne seront pas conformes aux prévisions du Fonds monétaire international (FMI).
Prévisions
  • Le FMI prévoit une croissance du PIB de 4,8 % pour la Tunisie en 2011. Selon le FMI, cette croissance devrait se poursuivre en 2012 pour atteindre 4,9 %.
  • La croissance économique de la Tunisie dépendra étroitement de la reprise économique chez ses partenaires commerciaux européens à la suite de la récession mondiale.
  • On prévoit l'adoption de pratiques de libre marché comme la privatisation et la libéralisation.
  • Le chômage continue d'être un problème en Tunisie, même si le FMI prévoit une légère diminution de sa valeur actuelle de 13,1 % à 12,9 % d'ici 2015.
  • L'inflation devrait continuer de diminuer après 2011 pour se stabiliser autour de 3 % d'ici 2015.
  • Les prix à la consommation devraient s'élever légèrement au cours des prochaines années, conséquence probable d'un déclin du pouvoir d'achat du consommateur.
  • La population tunisienne devrait continuer d'augmenter, ce qui favorisera un marché pour des goûts diversifiés et favorisera la croissance d'une classe moyenne qui dispose de revenus pour l'achat d'aliments au détail.
  • La région est toujours aux prises avec certaines tensions et il existe la menace d'une autre révolte à la suite de l'élection générale en attente; une agitation politique devrait donc secouer le pays.

Marché de consommation

La Tunisie est un pays majoritairement musulman, situé en Afrique du Nord, en bordure de la Méditerranée. La grande proportion de consommateurs tunisiens de classe moyenne aide à faire du pays l'économie la plus compétitive en Afrique. On estime qu'environ 80 % des consommateurs tunisiens sont de classe moyenne et qu'ils possèdent un réel pouvoir d'achat dans les commerces d'alimentation au détail. Un grand pourcentage (67 %) de la population tunisienne vit dans une ville, dont 20 % dans la grande région de Tunis. On estime que les consommateurs des ménages des zones urbaines de la Tunisie dépensent près de 65 % de plus pour la nourriture que les ménages des régions rurales. Le pays est également attrayant en raison de la moyenne d'âge de sa population : plus de 55 % de celle‑ci est constituée de jeunes de moins de 30 ans, un groupe très influencé par le mode de vie occidental présenté sur Internet et à la télévision, et qui s'avère une force majeure dans la transformation des habitudes de consommation.

Ce marché de consommation attrayant offre aux Canadiens l'occasion d'exporter des produits et de répondre à la demande du secteur de la vente au détail d'aliments, moderne et en croissance, des possibilités s'ouvrent pour les exportateurs canadiens. Le revenu à la hausse de la population croissante des consommateurs de la Tunisie permet d'acheter davantage de produits alimentaires. Le secteur de la vente d'aliments au détail délaisse les petits commerces de quartier offrant un choix limité d'articles pour favoriser un système plus moderne de distribution axé sur les supermarchés et les hypermarchés. Les consommateurs tunisiens trouvent dans ces commerces une plus grande variété de produits, y compris une foule d'aliments importés. Cela dit, les exportateurs ne doivent pas oublier que même si les magasins modernes de vente au détail sont plus nombreux qu'avant, les petites épiceries dominent encore le marché et les consommateurs n'ont pas forcément les moyens d'acheter des importations alimentaires de type occidental.

Par ailleurs, l'industrie touristique de la Tunisie représente un autre débouché possible pour les Canadiens qui désirent exporter des produits alimentaires. En 2009, la Tunisie a accueilli près de sept millions de touristes. Cet important secteur, qui se targue d'offrir un choix de plus de 816 hôtels, 230 000 lits, et de sept aéroports internationaux, continue de prendre de l'expansion ce qui favorise les exportateurs canadiens du secteur agroalimentaire. Il est probable que la demande d'aliments importés s'accentuera, surtout dans les marchés touristiques moins exploités, comme la côte du Nord‑Ouest et la région intérieure du Sud.

Données démographiques
  • En 2010, le FMI estimait que la population de la Tunisie comptait 10,7 millions d'habitants et qu'elle enregistrait un taux de croissance très lent, soit environ de 1 %.
  • Environ 80 % des familles tunisiennes possèdent leur maison. Le taux de pauvreté a beaucoup diminué : en 2008, il était de 6,3 %.
  • La population active de la Tunisie est vigoureuse et éduquée. On recensait 3,1 millions de travailleurs dans ce pays en 2008.
  • La population de la Tunisie est jeune : 55 % des habitants ont moins de 30 ans.
  • La population du pays est musulmane à 98 % et la religion officielle est le sunnisme.
Consommation
  • Les habitudes de consommation des Tunisiens se raffinent, en raison de la modernisation accrue du réseau de vente d'aliments au détail.
  • Chaque année, les consommateurs tunisiens consacrent environ cinq milliards de dollars américains, soit 38 % des dépenses du ménage, à l'achat de nourriture. Les achats les plus fréquents incluent le pain, les pâtes alimentaires, la semoule, l'huile d'olive et les produits laitiers.
  • Les consommateurs dépensent de plus en plus pour la nourriture; on prévoit une croissance annuelle de 6,6 % de ces dépenses. Les achats de nourriture demeurent d'ailleurs en tête des priorités des ménages de la Tunisie.
  • Les membres de la classe moyenne en croissance de la Tunisie disposent d'un revenu plus élevé et sont plus enclins à fréquenter les marchés modernes d'aliments au détail. Cette tendance s'explique entre autres par l'augmentation des ménages à deux salaires, l'urbanisation accrue et les contacts plus fréquents avec le mode de vie et les produits occidentaux.
  • Les services de restauration rapide se sont multipliés en Tunisie à cause du grand nombre de consommateurs de la classe moyenne disposant d'un revenu plus élevé
  • Les médias et l'Internet sont bien établis en Tunisie. Plus de 25 % des familles tunisiennes disposent d'une antenne parabolique et ont accès à des émissions de télévision arabes, européennes et américaines. La Tunisie fait partie des pays africains et arabes les plus branchés, avec environ 550 000 utilisateurs d'Internet.
  • Malgré l'utilisation du Web, le cybercommerce n'est pas assez développé pour avoir un effet sur les habitudes de consommation.
  • Les produits considérés de luxe, comme les collations salées et sucrées, les jus de fruits ou les fruits frais sont de plus en plus populaires dans les magasins d'aliments au détail de la Tunisie.
Vente au détail du secteur alimentaire
  • Le secteur de la vente au détail d'aliments ou autres produits de la Tunisie affiche un taux annuel de croissance d'environ 6,6 %, en raison du nombre croissant de supermarchés et d'hypermarchés.
  • Le nombre de détaillants en Tunisie s'élevait à 164 000 en 2009, soit 3 % de plus que l'année précédente.
  • Quatre nouveaux hypermarchés devraient ouvrir leurs portes en 2011.
  • On s'attend à ce que les détaillants modernes accaparent 30 % du marché de la vente au détail de produits alimentaires au cours des dix prochaines années en Tunisie.
  • Les détaillants français (Carrefour et Casino) sont actuellement les seules entreprises étrangères dans ce secteur, mais on prévoit que d'autres détaillants étrangers entreront sur le marché tunisien lorsque le nombre de points de vente au détail de style moderne augmentera, ce qui devrait se produire au cours de la prochaine décennie.
  • On compte actuellement plus de 220 points de vente au détail modernes de produits alimentaires, soit deux hypermarchés, 120 supermarchés et 100 supérettes (commerce d'alimentation en libre‑service d'une superficie maximale de 500 mètres carrés).
  • Voici les principaux joueurs de l'industrie moderne de la vente au détail alimentaire en Tunisie : Groupe UTIC (hypermarché Carrefour et supermarché Champion), Groupe Mabrouk (bannières de l'hypermarché Géant et du supermarché Monoprix avec l'autorisation du détaillant français Casino), Magasin général, Promogros (chaîne privée de supermarchés) et Bonprix (chaîne de supérettes).
  • Les points de vente modernes de produits alimentaires sont de plus en plus populaires, mais l'essentiel de la vente d'aliments au détail se fait dans les petites épiceries de quartier. Des commerces familiaux indépendants, appelés « attars », vendent généralement leurs produits à crédit. Ces commerces représentent plus de 85 % des ventes au détail de produits alimentaires et disposent de plus de 250 000 points de vente en Tunisie.
Industrie touristique
  • Le tourisme est un secteur important de l'économie de la Tunisie, représentant près de 5,5 % du produit national brut en 2009 avec 6,9 millions de touristes provenant principalement de l'Europe (surtout de l'Allemagne, de la France, de l'Italie et du Royaume-Uni) et de l'Afrique du Nord.
  • Afin de répondre aux demandes des visiteurs étrangers, l'industrie du tourisme importe une grande quantité d'aliments. Ce secteur représente donc un marché intéressant pour les fournisseurs étrangers d'aliments et de services connexes.
  • Plus de la moitié des restaurants tunisiens sont considérés de grande qualité et ce sont eux les plus susceptibles d'acheter des produits importés. Les entreprises canadiennes actives dans l'industrie de la restauration devraient donc viser le secteur du service de la restauration.
  • Les hôtels haut de gamme importent des spiritueux, des vins et des fromages fins directement des fournisseurs ou par l'entremise d'entreprises d'importation. Les hôtels et les restaurants représentent d'excellents clients potentiels pour les exportations de boissons alcoolisées.
  • Même si les récents événements politiques dans la région ont eu des retombées sur l'industrie touristique, les débouchés pour les exportateurs vers la Tunisie sont importants. Les entreprises du milieu touristique chercheront à importer une grande quantité de produits agricoles et elles se tourneront alors vers le marché international.
  • Pour de plus amples renseignements sur l'industrie touristique de la Tunisie, les exportateurs sont invités à consulter le document Le marché des produits alimentaires pour les hôtels, les restaurants et les établissements institutionnels en Tunisie, disponible à l'adresse suivante : www.deleguescommerciaux.gc.ca/fra/accueil.jsp.

Possibilités

L'expansion de la classe moyenne et de l'industrie du tourisme de la Tunisie ouvre plusieurs possibilités dans le commerce des aliments et des boissons :

  • Les touristes internationaux font augmenter la demande pour la cuisine internationale dans les hôtels et les restaurants haut de gamme.
  • Même si la consommation d'alcool est interdite dans les pays musulmans, les hôtels et les restaurants haut de gamme où vont manger les touristes internationaux offrent des débouchés pour les produits qui contiennent de l'alcool.
  • D'ici 2015, 57 % de la population tunisienne sera âgée de 15 à 49 ans ce qui ouvre des possibilités pour la commercialisation de nouveaux produits qui ciblent les jeunes adultes.
  • Les commerces d'aliments au détail se développent et ont un taux de croissance annuel de 10 %. Ces marchés importent des produits alimentaires pour les consommateurs tunisiens et offrent une plus grande variété que les petites épiceries de quartier traditionnelles.
  • L'augmentation des revenus permettra aux Tunisiens d'acheter de nouveaux produits comme des jus de fruits, de l'eau embouteillée et des boissons énergétiques.
  • L'influence médiatique occidentale a incité les consommateurs tunisiens à essayer différentes saveurs de café et de thé. Les grands producteurs de saveurs de café ont la possibilité d'entrer dans le marché.
  • Les produits de consommation qui sont très demandés comprennent : les noix, les fruits séchés, les biscuits, les sauces, les condiments et les assaisonnements mélangés ainsi que les céréales pour le déjeuner.
  • On assiste à une augmentation de la demande dans le secteur de la transformation des aliments pour l'importation d'ingrédients de grande valeur autorisés par les grandes multinationales d'aliments comme Nestlé et Danone.
  • En raison d'un manque d'investissement et de développement adéquats dans le secteur de la recherche agricole, la demande en produits agricoles provenant de l'étranger augmente.

Concurrence

Les pays européens livrent une concurrence féroce aux exportateurs canadiens. En 1998, la Tunisie et l'Union européenne (UE) ont signé un accord d'association en vertu duquel les deux parties s'engagent à créer une zone de libre‑échange. Cet accord est entré en vigueur le 1er janvier 2008. Il élimine les droits et les tarifs douaniers ainsi que d'autres obstacles commerciaux sur les produits manufacturés. Comme mentionné auparavant, l'accord a établi une zone de libre-échange entre l'UE et la Tunisie pour les produits, sauf les produits agricoles et les services. L'UE est le principal partenaire commercial de la Tunisie : environ 75 % à 80 % des exportations tunisiennes sont destinées à l'UE et plus de 40 % des importations de la Tunisie proviennent de la France (23 %), de l'Italie (16 %), de l'Allemagne (4 %) et de l'Espagne (3 %). En raison de ses liens historiques et linguistiques avec la Tunisie, la France est un exportateur particulièrement important pour ce pays.

En plus du resserrement de ses relations commerciales bilatérales avec l'Europe, la Tunisie s'efforce de raffermir ses liens avec ses voisins d'Afrique du Nord. En 2001, l'Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie se sont entendus, dans le cadre de l'entente sur la création d'une grande zone arabe de libre‑échange, pour abolir les obstacles commerciaux dans la région euroméditerranéenne avant l'échéance visée de 2010. Au fil du temps, cette zone de libre‑échange devrait englober dix pays arabes. La Tunisie a aussi signé un accord-cadre (« Accord d'Agadir ») qui annonce la conclusion d'un accord commercial multilatéral avec l'Égypte, la Jordanie et le Maroc. L'accord a permis la création d'un marché englobant plus de 100 millions de personnes en Afrique du Nord et au Moyen‑Orient.

Les États‑Unis entretiennent également des relations commerciales solides avec la Tunisie, grâce au partenariat économique entre les États‑Unis et l'Afrique du Nord, le United States‑North African Economic Partnership, qui vise à favoriser les échanges bilatéraux entre les États‑Unis, la Tunisie et les autres pays du Maghreb.

Malgré la forte concurrence exercée par ces pays, en particulier les pays européens, les exportateurs canadiens qui veulent acheminer des produits alimentaires en Tunisie peuvent tirer profit de la nouvelle infrastructure instaurée par le gouvernement tunisien pour participer au libre-échange avec l'UE. L'aéroport international Tunis‑Carthage a ainsi été modifié et les améliorations au réseau routier et ferroviaire se déroulent bien. Des initiatives sont aussi en cours pour moderniser les espaces de mouillage et les installations portuaires du pays.


Accessibilité

En raison des droits tarifaires traditionnellement élevés imposés afin de protéger les industries nationales, en particulier les produits adaptés aux besoins du consommateur, les exportateurs canadiens se buteront probablement à des obstacles bureaucratiques au moment de faire entrer leurs produits en Tunisie. Des obstacles liés à la réglementation sont également à prévoir pour les exportateurs de produits en vrac et de produits intermédiaires. Cela dit, au cours des dernières années, le FMI a fortement incité la Tunisie à abaisser ses tarifs douaniers élevés, dans le cadre de sa « deuxième vague de réformes ».

La meilleure façon d'avoir accès au marché de détail alimentaire consiste à utiliser les services d'importateurs locaux sérieux qui connaissent les méthodes de travail des points de vente au détail modernes. Ces importateurs sont ainsi en mesure de négocier avec les chaînes de supermarchés le volume de présentation et les activités de promotion des articles importés. On encourage les exportateurs canadiens à vérifier les compétences et les références des importateurs tunisiens. Les exportateurs qui désirent envoyer de grandes quantités de marchandises pourraient également communiquer directement avec les détaillants. Bon nombre de ceux‑ci ont des filiales pour s'occuper des approvisionnements auprès de fournisseurs locaux et internationaux.

Les supermarchés et les hypermarchés tunisiens s'approvisionnent généralement auprès de deux sources, c'est‑à‑dire les importateurs ou directement par leur filiale locale et internationale chargée des approvisionnements. Ces filiales sont connues sous le nom de « centrale d'achats ». Les petites épiceries se procurent leurs marchandises surtout auprès de grossistes et de certains importateurs ayant leur propre système de distribution pour approvisionner les détaillants.

Le milieu des affaires de la Tunisie est fiable, dans l'ensemble. En 2010, selon l'Indice de perceptions de la corruption de Transparency International, la Tunisie était l'un des pays les moins corrompus d'Afrique, se classant 59e sur 178 pays. Cependant, l'agitation politique récente a créé un climat d'instabilité économique pouvant faire obstacle au marché.

D'autres renseignements sur la situation en cours en Tunisie figurent sur le site : www.deleguescommerciaux.gc.ca.

Pour de plus amples renseignements sur la réglementation de l'importation en Tunisie, les exportateurs sont invités à consulter le site suivant : www.international.gc.ca.


Conseils pour voyage d'affaires

  • Les Canadiens doivent s'habiller de façon appropriée lors de réunions d'affaires. Les hommes doivent porter un pantalon et les femmes, des vêtements sobres et couvrants, surtout pour les épaules et les jambes.
  • Au cours du mois de jeûne du ramadan, les journées de travail sont plus courtes et il importe alors d'être bref et d'éviter les longues réunions.
  • Au mois d'août, les heures de travail sont très réduites dans les bureaux et les commerces de Tunis, la capitale.
  • Pour faire affaire avec des entreprises en Tunisie, il est essentiel de créer des liens personnels avec les éventuels partenaires commerciaux. Des visites régulières et d'autres formes de contacts personnels avec les partenaires sont recommandées.
  • En raison de l'importance accordée aux relations personnelles avec ses partenaires commerciaux, le démarchage et le publipostage auprès d'éventuels clients ou consommateurs ne sont pas recommandés.
  • Les Tunisiens considèrent que les produits canadiens sont de grande qualité, mais les gens d'affaires pourraient être réticents à verser une prime substantielle, le prix étant toujours le facteur déterminant des ventes. Les exportateurs canadiens doivent donc être prêts à mener de rudes négociations sur les prix.
  • L'arabe est la langue officielle de la Tunisie, mais le français est couramment parlé et constitue la langue des affaires. De nombreux Tunisiens commencent maintenant à parler l'anglais.
  • En Tunisie, la fin de semaine est le samedi et le dimanche. Contrairement à la majorité des pays musulmans, la journée de repos est le dimanche et non le vendredi.
  • Pour de plus amples renseignements sur les voyages en Tunisie, veuillez consulter le site : www.voyage.gc.ca/countries_pays/report_rapport-fra.asp?id=299000.

Secteur et politiques agricoles

Le secteur agricole est l'un des piliers de l'économie tunisienne; il représente environ 10 % du PIB et emploie à peu près la moitié de la main‑d'œuvre du pays. Le relief et le climat de la Tunisie varient d'une région à l'autre. On retrouve ainsi une région montagneuse avec climat tempéré au Nord, un climat méditerranéen sur la côte est, une plaine centrale au climat chaud et sec et un climat désertique au Sud. Environ 18 % de la superficie totale du pays est formée de terres arables.

Bien qu'il constitue une partie importante de l'économie, le secteur agricole tunisien souffre d'un manque d'infrastructure moderne et d'un climat imprévisible qui nuit à la capacité du pays à s'autosuffire. Même si le gouvernement tunisien a pris des mesures pour mettre en place une infrastructure moderne de façon à se conformer davantage à l'accord de libre-échange conclu avec l'UE, l'agriculture a besoin d'être stimulée par d'autres moyens. De plus, la majorité des produits agricoles de la Tunisie sont cultivés sans irrigation, y compris le blé et l'orge, ce qui rend le secteur vulnérable aux sécheresses. En outre, comme la Tunisie ne bénéficie pas de ressources naturelles abondantes, les pressions exercées sur le secteur agricole se sont accentuées. Des problèmes d'érosion des sols, de désertification et d'urbanisation rapide qui ont privé l'agriculture des terres arables, de la main‑d'œuvre et des ressources hydrauliques et ont réduit la capacité du pays à satisfaire la demande croissante de la population tunisienne pour des produits alimentaires.

Afin de corriger la situation, le gouvernement tunisien a instauré des politiques visant à préserver et à mieux gérer les ressources du pays. Il a ainsi privatisé les exploitations agricoles appartenant à l'État, ce qui a favorisé la croissance de nombreuses industries, notamment laitière, avicole et vinicole. La Tunisie a également signé un accord sur l'agriculture avec l'UE en 2001, ce qui a créé de nouveaux débouchés pour les exportations agricoles tunisiennes à destination des pays d'Europe et intensifié la présence de la Tunisie sur les marchés européens. Grâce à cet accord, les exportations d'huile d'olive, de pâte de tomate (double concentré) et de raisin de table ont nettement progressé.

Après l'huile d'olive, les poissons et les fruits de mer représentent la deuxième source d'exportations du secteur agricole. Les prises de poisson les plus fréquentes en Tunisie comprennent le thon, la crevette, la seiche, la pieuvre, les mollusques et crustacés, la moule, le poulpe, le bar commun, la dorade, la sardine et l'anchois.

Le secteur de la transformation des aliments de la Tunisie est également crucial à l'économie du pays. Malgré son retard par rapport aux normes nord‑américaines et européennes, la transformation des aliments est l'une des principales industries de la Tunisie avec celles du textile et du vêtement. Il s'agit essentiellement de la transformation des huiles et des corps gras, ainsi que de celle des céréales et des produits dérivés.


Coordonnées

Ambassade du Canada en Tunisie

Adresse municipale
Lot 24
Cité des pins
Berges du Lac 2
Tunis, Tunisie
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Case postale 31
Tunis-Belvédère, 1002, Tunisie

Tél. : (011-216) 71-104-050
Téléc. : (011-216) 71-104-193

Courriel : tunis@international.gc.ca
Site Web : www.deleguescommerciaux.gc.ca/tn

Heures d'ouverture : du lundi au jeudi, de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h, et le vendredi, de 9 h à 12 h 30.
Décalage horaire : HNE + 6

M. Lassaad Bourguiba
Délégué commercial
Agriculture, aliments et boissons, bio-industries, industries de l'environnement, industries de la santé, services et grands projets, matériel et services d'exploitation du pétrole et du gaz, métaux, minéraux et équipement, services et technologies connexes, technologies de fabrication, technologies et machines agricoles, tourisme, transports urbain et ferroviaire
Courriel : lassaad.bourguiba@international.gc.ca


Ressources clés

  • Statistique Canada/Agriculture et Agroalimentaire Canada. Statistiques commerciales sur les produits agricoles canadiens (CATS) - 2010
  • Industrie Canada. Exportations et importations canadiennes - 2010
  • Contexte des négociations de l'Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) entre le Canada et la Tunisie – 2010- (MAECI)
  • Délégué commercial virtuel - 2010 – (MAECI)
  • Euromonitor International – Mode de vie du consommateur en Tunisie - 2010 (en anglais)
  • Réglementation sur l'importation – Commerce international du Canada – Service des délégués commerciaux du Canada – 2010
  • Fonds monétaire international – Base de données sur les perspectives de l'économie mondiale – 2010
  • Transparency International – Index des perceptions de la corruption – 2010 (en anglais)
  • Renseignements généraux sur la Tunisie
  • Tunisie – Profil du pays – The Economist – 2010 (en anglais)
  • United States Department of Agriculture – Foreign Agricultural Service - 2010 (en anglais)
  • World dataBank – World Development Indicators and Global Development Finance - 2009  (en anglais)
  • Organisation mondiale du commerce – Profil commercial : Tunisie - 2009  (en anglais)