Service d'exportation agroalimentaire
Profil du secteur des technologies et de l'équipement agricoles - Damas, Syrie
Mai 2010
Contact:
M. Nidal Bitar
Délégué commercial
Damas, Syrie
1. Aperçu du secteur
Aperçu général du secteur
L'agriculture est une grande priorité dans les plans de développement économique de la Syrie, car le gouvernement vise l'autosuffisance alimentaire, la croissance des recettes d'exportation et le freinage de l'exode rural. Le secteur agricole génère plus de 25 % du revenu national et emploie environ 30 de la population active, contribuant ainsi pour environ 27 % du PIB et alimentant entre 13 et 23 % du total des exportations nationales au cours des dernières années. En général, l'agriculture est le deuxième secteur d'importance économique de la Syrie après l'industrie pétrolière et gazière. Les visiteurs apprécient la grande qualité et la diversité des aliments produits en Syrie et les investisseurs devraient considérer cette industrie comme mûre pour le développement. L'industrie agricole n'a pas été la première à bénéficier des réformes économiques, en grande partie parce que les rendements ne sont pas immédiats, mais le potentiel est certainement présent.
En dépit de l'importance déterminante de l'agriculture, les procédés de production et les équipements utilisés demeurent désuets. Les importations de machineries et d'équipements sont limitées. Cela étant dit, un certain nombre d'entreprises locales prennent de l'expansion et deviennent plus concurrentielles, ce qui représente des débouchés de choix pour les fournisseurs canadiens d'équipements et de technologies qui pourraient participer à la modernisation de l'industrie.
Eau et Irrigation
La Syrie est considérée comme un pays avec des ressources limitées en eau. Environ 6,1 millions d'hectares (15,1 millions d'acres) sont cultivables, mais la superficie vraiment en culture est d'environ 5,5 millions d'hectares (13,6 millions d'acres), ou 30 % de la superficie totale. Puisque seulement un tiers de la terre cultivée est irriguée, l'agriculture dépend des précipitations, qui sont incertaines, et dans les années de vaches maigres, la Syrie devient un importateur net de blé et d'orge; cela grève l'économie tout entière et entrave le développement.
Le gouvernement a deux approches vis-à-vis de ce problème : accroître l'utilisation des engrais dans les zones à faibles précipitations et augmenter considérablement les cultures sous irrigation. On s'attendait à doubler les superficies irriguées grâce au projet de barrage sur l'Euphrate, qui a été achevé en 1978. Le lac Assad, formé par le barrage, devait à la longue fournir de l'irrigation à quelque 640 000 hectares (1 581 000 acres). Les coûts liés à la bonification des terres, aux difficultés techniques en raison de la présence de gypse dans le sol et aux faibles niveaux d'eau, dus en partie aux barrages turcs en amont, ont ralenti les progrès. Selon les estimations, le total des superficies irriguées a atteint 1 213 000 hectares (2 997 000 acres) en 1998. Le gouvernement a consacré une part croissante de ses investissements à l'irrigation, mais le plein développement des aménagements hydro-agricoles devrait prendre au moins un autre 20 ans. Toutefois, compte tenu des politiques actuelles en gestion de l'eau, la Syrie pourrait se buter à une grave pénurie d'eau bien avant cela. De fait, il y a eu une grave sécheresse en Syrie en 2008, après deux ans de précipitations sous les normales.
| Année | Superficies totales | Forêts | Pâturages | Terres non arables | (Terres arables) Terres en culture - non irriguées | (Terres arables) Terres en culture - Irriguées | (Terres arables) Terres arables non cultivées - en jachère | (Terres arables) Terres arables non cultivées - non cultivées | (Terres arables) Total |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2007 | 18 518 | 576 | 8 214 | 3 690 | 3 323 | 1 396 | 693 | 356 | 6 038 |
| 2006 | 18 518 | 601 | 8 290 | 3 677 | 3 341 | 1 402 | 845 | 362 | 5 950 |
| 2005 | 18 518 | 598 | 8 266 | 3 720 | 3 447 | 1 426 | 690 | 371 | 5 934 |
| 2004 | 18 518 | 593 | 8 279 | 3 736 | 3 290 | 1 439 | 796 | 385 | 5 910 |
| 2003 | 18 518 | 590 | 8 335 | 3 730 | 3 300 | 1 361 | 817 | 385 | 5 863 |
Source : Bureau central de statistique de la Syrie (SCBS)
Valeur des importations et des exportations
La Syrie importe toute une gamme d'équipements agricoles, y compris des charrues, des tracteurs et des moissonneuses. Les exportations syriennes d'équipements agricoles sont essentiellement composées de pulvérisateurs mécaniques à usage agricole et de machinerie pour la mouture des céréales.
La taille réelle du marché d'importation est difficile à établir avec précision, en raison des pratiques de sous-déclaration généralisées et de la faiblesse des systèmes à recueillir des données complètes. Les statistiques officielles doivent donc être interprétées avec circonspection. Le total des importations en équipements agricoles en 2008 était estimé à 16 millions de dollars canadiens. En ajoutant les chaînes de production et les machines d'emplissage utilisées dans l'industrie de la transformation des aliments, le total des importations en 2006 se chiffrait à 25 millions de dollars canadiens.
Les principaux exportateurs d'équipement agricole vers la Syrie, en 2006, étaient la Turquie et l'Union européenne qui détenaient chacun 30 % de ce marché. L'Italie suivait avec une part de 16 % et venait ensuite la Chine avec une part de 12 %.
Principales sociétés locales
Les sociétés locales peuvent être réparties entre importateurs et fabricants d'équipement agricole. D'après les données du dernier recensement, on compte 82 importateurs d'équipement agricole et de systèmes d'irrigation, 27 fabricants de systèmes d'irrigation et 68 fabricants d'équipements et d'accessoires agricoles.
Les principaux importateurs sont Jallad Company, Hajjar & Company, Qazwini Trading Company, Nahas Intertrade et Mimosa. Les principaux fabricants de systèmes d'irrigation sont Sundus, Tuba-plast et Dahabi Bros. Les principaux producteurs d'équipement et d'accessoires agricoles sont Al-Furat Company pour les tracteurs, Afaq pour les mélangeurs et les remplisseuses, White Steel pour les chaînes de production et Boukhari pour l'équipement destiné à la volaille. L'annexe A fournit de plus amples détails en la matière.
Principales sociétés étrangères
Il n'y a pas de sociétés étrangères d'équipement agricole enregistrées sur le marché syrien, même si un certain nombre sont présentes par l'intermédiaire d'agents locaux. Toutefois, dans le secteur de l'irrigation, plusieurs sociétés étrangères ont une présence officielle, comme Irrifrance et 3Si de France et comme la société chinoise CEE China.
Nombre d'employés du secteur
On compte actuellement en Syrie 204 sociétés d'équipement agricole et d'irrigation. Le nombre moyen d'employés des importateurs est de sept employés, et le nombre moyen d'employés des installations de production est de 20 d'employés. À partir de ces hypothèses, on peut évaluer le nombre d'emplois dans le secteur à 2500.
Maturité relative du secteur
Le secteur agricole syrien, malgré son importance relative dans l'ensemble de l'économie, n'en est encore qu'aux premières étapes de son développement. Cela s'applique également aux technologies et à l'équipement agricole qu'il utilise. En 1958, la Loi sur la réforme foncière (Loi no 161) a mis en place un régime foncier limitant la superficie des terres que peut posséder une personne et cela a freiné depuis la mécanisation, la commercialisation et l'arrivée des dernières technologies dans le secteur.
Intégration du point de vue sur le commerce (partenariat pour l'innovation (sciences et technologie), recherche et développement, investissements directs canadiens à l'étranger, investissements directs étrangers).
La Commission générale pour la recherche scientifique dans le domaine agricole (GCSAR), mise sur pied en 2001, joue un rôle essentiel dans la coordination des recherches dans ce secteur et dans l'amélioration de la qualité de la recherche et des compétences des chercheurs. Elle est structurée en directions qui s'occupent de biotechnologie, de technologie alimentaire, de ressources génétiques et de transferts de technologie. Elle collabore avec des institutions internationales et régionales de recherche, comme le Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches et le Centre arabe pour l'étude des zones arides et des terres sèches.
Le Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches travaille au moyen d'un réseau de partenariats avec des institutions, des universités, des organismes non gouvernementaux de dimension nationale, régionale et internationale et avec des ministères des pays en développement. En octobre 1989, le Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches a conclu une entente avec l'Université de la Saskatchewan. Le Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches et le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada ont joint leurs efforts pour s'attaquer à la gestion des effluents d'eaux usées dans les régions sèches du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, en accordant au début la priorité à l'Algérie.
Les dépenses gouvernementales en recherche agricole sont passées de 9 à 19 millions $CAN entre 2001 et 2003. Le dixième plan quinquennal (2006-2010) prévoit d'attribuer l'équivalent de 160 millions $CAN à la recherche agricole.
Le programme de recherche futur de la GCSAR sera consacré entre autres à la gestion des sécheresses et de l'eau, à la conservation des ressources, à l'amélioration de la qualité, à la gestion intégrée des parasites, à la biotechnologie, aux productions organiques, à l'augmentation des rendements et à la réduction des coûts de production.
De plus, le rôle important du Centre national sur les politiques agricoles (NAPC) et ses résultats professionnels ont attiré l'attention de plusieurs institutions internationales qui ont exprimé leur volonté d'aider et de collaborer avec le Centre dans la réalisation de ses recherches et études. Notamment, le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES) a aimablement proposé son aide pour financer le plan de travail 2009-2010 du Centre.
L'aide du FADES est pour financer le projet de renforcement du NAPC du Ministère de l'Agriculture et de la Réforme agraire, au cours de la période 20092010.
Dans le cadre des activités liées aux Forums sur les politiques agricoles de 2009 du Centre national sur les politiques agricoles, et avec l'aide du FADES, un séminaire a été organisé sur l'Investissement agricole dans les pays en développement et les Perspectives de l'alimentation et de l'agriculture mondiale jusqu'en 2050. Les professeurs Hartwig de Haen et Stephan von Cramon de l'Université de Göttingen en Allemagne ont présenté le séminaire le 2 septembre 2009 dans les édifices de la NAPC à Damas.
2. Difficultés dans le secteur et le marché (points forts et points faibles)
Fiscalité et financement
Les exploitations agricoles sont dispensées d'acquitter l'impôt sur le revenu, mais les importations d'équipement agricole font l'objet de droits de douane, sauf dans les cas où un projet a obtenu un permis dans le cadre de la Loi no 10 sur les investissements de 1991 ou de la Loi no 8 de 2007.
Le seul organisme de financement auquel ont accès les agriculteurs est la Agricultural Cooperative Bank (ACB), une institution financière appartenant à l'État. Celle-ci a 106 succursales réparties dans tout le pays et accorde des prêts au secteur agricole pour divers types de projets (production et équipement). En 2006, les prêts de l'ACB ont atteint 138 millions $CAN. Actuellement, aucune autre banque ne finance d'investissements dans le secteur agricole.
En règle générale, le marché de l'équipement agricole est confronté aux défis suivants :
- des techniques agricoles rudimentaires qui limitent la demande d'équipement agricole perfectionné (voir ci-dessus);
- la faiblesse du pouvoir d'achat imputable à la fragmentation des terres agricoles 2(voir ci-dessus);
- des équipements d'occasion ou remis en état, importés essentiellement de la région du Golfe et des pays d'Europe de l'Est, qui inondent le marché;
- le manque d'institutions financières spécialisées pour financer les achats de technologie et d'équipement (ACB consent essentiellement des prêts à court terme qui représentent 85 % du montant total de ces prêts).
Le marché offre cependant plusieurs possibilités :
- L'agriculture n'a pas encore beaucoup évolué et le monde agricole est désireux de pousser la mécanisation. Le taux d'utilisation d'équipement agricole par 100 hectares de terre exploités est nettement inférieur aux normes internationales et continue à diminuer. C'est ainsi que, entre 1987 et 2006, le nombre de tracteurs par 100 hectares a chuté de 4 à 2,2 et que le nombre de moissonneuses est passé de 0,4 à 0,1 pour la même superficie. Le niveau international est de 14,7 pour les tracteurs et de 2,4 pour les moissonneuses. Il y a donc d'importantes possibilités de mécanisation.
- Une irrigation moderne : afin de protéger les ressources hydriques, le gouvernement a amorcé le passage de l'irrigation traditionnelle (rigoles de drainage) à l'irrigation moderne (goutte-à-goutte et gicleurs) dans son 9e Plan quinquennal (2000-2005). La Syrie a également commencé à appliquer, en 2005, le décret numéro 91 qui vise à mettre en place un « Fonds moderne d'irrigation », soit un fonds public disposant d'un capital d'un milliard de dollars canadiens pour aider les agriculteurs et les propriétaires terriens à adopter les technologies modernes d'irrigation.
- Partenariats commerciaux : La Syrie est censée adhérer à un accord euro-méditerranéen d'association qui permettra l'élimination progressive des barrières commerciales entre elle et les pays de l'Union européenne sur une période de dix ans. La Syrie est également membre de la Zone arabe élargie de libre-échange qui a contribué à réduire sensiblement les barrières commerciales et à éliminer les tarifs douaniers entre la Syrie et les autres pays arabes. Le fait que la Syrie ait adhéré à cette zone de libre-échange lui offre un meilleur accès à un tiers marché et à un plus grand nombre de clients.
- Systèmes de protection de la forêt : Les forêts naturelles couvrent environ deux pour cent du territoire syrien. Au cours des dernières années, la superficie des forêts a augmenté de 1,8 % par année, passant de 537 000 hectares en 1998 à 601 000 en 2006. Toutefois, les incendies naturels et criminels ont causé récemment la destruction de superficies importantes de forêts, puisque, par exemple, en 2006, 550 hectares ont été détruits 3. Cela tient pour l'essentiel à un manque de personnel qualifié et d'équipement adapté. Dans son 10e Plan quinquennal, le gouvernement a consacré l'équivalent de 27 millions $CAN à des systèmes de lutte contre les incendies et de protection de la forêt.
3. Détermination des sous-secteurs
Élevage de volaille
L'élevage de la volaille est une des principales industries de la Syrie. Toutefois, l'industrie a éprouvé d'importantes difficultés récemment en raison de la hausse des prix internationaux des aliments pour la volaille 4. Le nombre de poulaillers enregistrés pour le poulet à griller et les pondeuses a diminué pour passer de 8 000 en 2006 à 7 000 en 2008, et les importations d'aviculture, de couveuses et d'éleveuses ont diminué aux niveaux négligeables de 2007. La baisse peut aussi être attribuable à l'augmentation de l'activité locale de fabrication et d'assemblage. L'entreprise « Boukhari Poultry Equipments » est un des principaux fabricants et importateurs locaux. Elle fabrique des abreuvoirs à tétine, des systèmes d'alimentation à chaine et à godets, de ventilation, de cages et d'entreposage et de transport. Les marques étrangères offertes sur le marché sont Lubing-Germany pour les systèmes d'abreuvoirs, de manutention des œufs et de ventilation, et Jamesway-Canada pour les incubateurs en plus des nombreuses marques chinoises qui comptent pour jusqu'à 47 % des importations totales de matériel avicole.
Équipement de culture et de récolte
Le nombre de moissonneuses a augmenté de 20 % entre 2000 et 2006. En 2006, on en comptait 5 724 et la valeur totale déclarée des importations (y compris les pièces détachées) pour la même année était de deux millions de dollars canadiens. Toutefois, la plupart des moissonneuses importées sont des machines d'occasion. La tendance dominante pour les agriculteurs est de louer le matériel de récolte pendant la saison au lieu de l'acheter. L'Union européenne est le principal fournisseur de ces moissonneuses avec 77 % du marché total des importations. Les principales marques disponibles sur le marché syrien sont New Holland des Pays-Bas, John Deere des États-Unis et Fiat. Les charrues modernes sont également toutes importées de Turquie. En 2006, le nombre de charrues utilisées pour la culture atteignait 114 000. D'autres équipements comme les pulvérisateurs, les presses à paille et les faucheuses sont essentiellement importés d'Italie.
Machinerie et accessoires pour la production laitière
La production de lait en 2008 se chiffrait à 1,706 millions de tonnes pour les vaches et à 974 100 tonnes pour les autres animaux laitiers (brebis, chèvre, bufflonne). Environ 40 usines laitières étaient en activité en 2007. La plupart d'entre elles utilisent les technologies de pasteurisation plutôt que de stérilisation. Tetra Pak-Sweden est le principal fournisseur étranger de lait stérilisé. La valeur rapportée des machines à traire importées et des machines laitières est restée à 1,5 million de dollars canadiens en 2008, son niveau de 2007.
Équipement de transformation des aliments
La pâte de tomate représente la plus grande part de marché des aliments transformés, suivi des confitures (surtout d'abricot) et des conserves, puis de la pâte de sésame (tahini) et du halva. L'Italie est le principal exportateur de chaînes de production et de machines de remplissage. Pellacini-Italy détient la plus grosse part de marché, suivie de Bosch-Germany, de Thomson-Cyprus et d'autres entreprises turques. La valeur rapportée des importations d'équipements de transformation alimentaires dépassait les 19 millions de dollars canadiens en 2007. Les fabricants locaux comme AFAQ et White Steel prennent de l'expérience, améliorant la qualité de leurs produits et vendant à des prix très concurrentiels. On s'attend à ce qu'ils augmentent leur compétitivité, peut-être même qu'ils augmentent leur part de marché au cours des cinq prochaines années et vont probablement chercher à acquérir de meilleurs équipements à l'étranger, à mesure qu'ils prennent de l'expansion.
Équipement de manutention, de chargement et de déchargement
L'industrie s'en remet à des processus et à des équipements de manutention très rudimentaires, puisqu'elle fait essentiellement appel à de la main-d'oeuvre et à de la machinerie semi-automatique, en particulier à des treuils. Dans certaines grandes installations, on trouve des chariots-élévateurs, mais il s'agit le plus souvent d'équipement d'occasion. En 2006, la valeur déclarée des importations était de 1,5 million $CAN, dont 55 % venaient d'Extrême-Orient (Japon 32 %, Chine 17 % et Corée du Sud, 6 %). Les marques disponibles sur le marché sont Toyota, Caterpillar, Komatsu du Japon, Heli de Chine et Hyundai de Corée du Sud.
Équipement pour laboratoires agricoles
En Syrie, les principaux laboratoires appartiennent à l'État et travaillent essentiellement à la vérification de la qualité des produits agricoles entrant au pays. On trouve d'autres petits laboratoires dans des installations de transformation d'aliment, à des fins d'assurance de la qualité. Les équipements les plus courants sur le marché sont les appareils à mesurer le pH fabriqués par la société italienne (Hanna), les photomètres de la société américaine Gardner et de la société française Scomam, les autoclaves de Prestige Medical du Royaume-Uni, les incubateurs de Carbolite du Royaume-Uni et de Votsch d'Allemagne, les réfractomètres d'Atago du Japon et les microscopes de Nikon, également du Japon. On ne trouve d'équipement de chromatographie que dans les laboratoires appartenant à l'État.
Tracteurs et accessoires
La principale entreprise de production de tracteurs est Al-Furat Company for Tractors implantée à Alep, en Syrie. Cette usine appartenant à l'État fabrique des tracteurs de 70 hp et elle monte deux types de tracteurs de 45 hp : les Ozel de Turquie (sur châssis Massey Ferguson) et les tracteurs indiens Mahindra. Récemment, Al-Furat a accru sa production de 1 420 unités en 2003 à 2000 en 2006 et elle devrait passer à 3 000 unités en 2007.
En 2006, 71 000 tracteurs de plus de 50 hp et plus de 37 000 tracteurs de moins de 50 hp servaient à la culture et le nombre total de tracteurs importés à des utilisations agricoles étaient de 1093. Ils provenaient, dans l'ordre, de Chine (41 %), d'Italie (29 %) et de Turquie (26 %).
La position dominante sur le marché de Al-Furat, avec 65 % du marché, et la faiblesse des importations sont imputables au fait que les produits Al-Furat sont vendus à crédit par l'intermédiaire d'ACB, avec des périodes de remboursement qui peuvent atteindre dix ans.
4. Conclusion
Le marché des technologies et de l'équipement agricoles en Syrie est encore réduit et tourné vers l'intérieur, avec des importations toujours faibles. Toutefois, la nécessité croissante de moderniser et de mécaniser le secteur fait apparaître de nouvelles possibilités pour les fournisseurs canadiens, y compris pour ceux proposant des équipements remis à neuf.
Annexes
| Nom de la société | Type d'entreprise | Adresse | Contact |
|---|---|---|---|
| M. Ezzat Jallad & Fils Company | Agent : machinerie agricole (Caterpillar, John Deere) |
Damas | Tél. : +963-11-5812540 Téléc. : +963-11-5811491 |
| Hajjar & Company | Agent : machinerie agricole (New Holland) |
Alep | Tél. : +963-21-2111177 Téléc. : +963-21-2111178 |
| Qazwini Trading Company | Agent : tracteurs (Massey Ferguson) |
Damas | Tél. : +963-11-5420228 Téléc. : +963-11-5428336 |
| Nahas Intertrade | Agent : systèmes d'irrigation (Valmonte) |
Tél. : +963-11-2245190 Téléc. : +963-11-2245580 |
|
| Mimosa | Agent : équipement pour laboratoires agricoles Carbolite, Nikon, Prestige Medical, ecomam) |
Damas | Tél. : +963-11-3333276 Téléc. : +963-11-3332290 |
| Sundus Abu Khat | Fabricant : systèmes d'irrigation |
Alep | Tél. : +963-21-4775000 Téléc. : +963-21-4780255 |
| ToubaPlast | Fabricant : systèmes d'irrigation |
Damas | Tél. : +963-11-2321555 Téléc. : +963-11-2319132 |
| Dahabi Bros. | Fabricant : systèmes d'irrigation |
Alep | Tél. : +963-21-3334602 Téléc. : +963-21-3333095 |
| Al-Furat Company | Fabricant : tracteurs |
Alep | Tél. : +963-21-6830016 Téléc. : +963-21-6832000 |
| Afaq | Fabricant : mélangeurs, remplisseuses, machines de conditionnement |
Damas | Tél. : +963-11-8124167 Téléc. : +963-11-8124169 |
| White Steel | Fabricant : chaînes de fabrication, remplisseuses |
Damass | Tél. : +963-11-5322891 Téléc. : +963-11-5311919 |
| Boukhari | Fabricant : équipement d'élevage de volaille |
Damas | Tél. : +963-11-2228965 Téléc. : +963-11-2217622 |
| Irrifrance (France) | Fabricant : systèmes d'irrigation |
Damas | Tél. : +963-11-5813966 Téléc. : +963-11-2216151 |
| 3Si (France) | Fabricant : systèmes d'irrigation |
Damas | Tél. : +963-11-2123427 Téléc. : +963-11-2123428 |
| CEE Chine (Chine) | Fabricant : systèmes d'irrigation |
Chine | Tél. : +86-10-58220705 Téléc. : +86-10-58220704 |
Personnes ressources du gouvernement canadien
Ambassade du Canada à Damas
Courriel : mena-moan-commerce@international.gc.ca
Site Web : www.deleguescommerciaux.gc.ca
Affaires étrangères et Commerce international Canada
Direction générale du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord
125, promenade Sussex
Ottawa (Ont.) K1A 0G2
613 944 1300
Site Web : www.deleguescommerciaux.gc.ca
Agriculture et Agroalimentaire Canada
Bureau des marchés internationaux
Personne-ressource : Richard Séguin, Délégué commercial principal
Courriel : richard.seguin@international.gc.ca
Site Web : www.agr.gc.ca
[2]
The average area of holding is 8.5 hectares according to the last agricultural
census
[3] Fire incidents have increased from 57/year in 1990 to more than 300/year
in 2006
[4]
Between 2006 and 2007, yellow corn prices increased by 76% and soybeans prices
increased by 64%