Service d'exportation agroalimentaire
Rapport sur la concurrence dans les secteurs du bétail et de la chèvre de l'Indonésie - Débouchés pour la zoogénétique canadienne
Mars 2010
*Abrégé
Préparé pour :
l'ambassade du Canada en Indonésie et le Bureau de la déléguée
commerciale régionale en agroalimentaire de l'Asie du Sud-Est
Agriculture et Agroalimentaire Canada
Rédigé par :
Stanton, Emms & Sia
80, Raffles Place, Level 36-01
UOB Plaza 1,
Singapour 048624
Tél. : +65 6334 7030
Téléc. : +65 6223 2010
Courriel : emmsia@pacific.net.sg
Site Web : http://stantonemmsandsia.foodandbeverage.biz
Le présent rapport contient de l'information commerciale recueillie par Stanton, Emms & Sia. Le gouvernement du Canada n'assume aucune responsabilité en ce qui concerne l'exactitude et la fiabilité de cette information. *Pour obtenir le rapport complet, les Canadiens sont invités à communiquer avec Mme Dang Anh Thu, à l'ambassade du Canada au Vietnam, à hermawan@international.gc.ca.
1. Profil de l'Indonésie
1.1 Résultats économiques
Les rapports indiquent que la croissance du PIB en Indonésie était de 4,5 % en 2009 (4,8 % en 2004), ce qui signifie que le pays s'est bien sorti de la crise économique mondiale de 2008-2009, principalement en raison d'une importante demande à l'échelle nationale. Il faut noter que les principales activités économiques de l'Indonésie sont concentrées dans la province de Java, qui a contribué à 57,6 % de la croissance du pays en 2009, suivie par la province de Sumatra, qui a contribué à 23,5 % durant la même année. La structure du PIB par type d'industrie est indiquée dans le graphique cidessous.
Structure du PIB par type d'industrie (2009)
Description
Structure du PIB par type d'industrie (2009): Agriculture 15%, Industrie minière 11%, Fabrication 26%, Services publics 1%, Construction 10%, Hotels et restaurants 13%, Transports et communications 6%, Services financiers 7%, Autres services 10%
Source : Statistique Indonésie
Combinées, l'agriculture, l'industrie minière et l'industrie manufacturière ont contribué à 52 % du PIB du pays en 2009. Les analystes économiques prévoient que l'économie de l'Indonésie croîtra de 5,5 % en 2010 et de 6,5 % en 2011, grâce à la forte demande à l'échelle nationale et à l'amélioration des exportations.
Ces prévisions sont positives pour lorientation de l'Indonésie au cours des deux à trois prochaines années, à condition que l'environnement politique demeure stable et que le gouvernement continue à mettre en uvre des politiques qui soutiennent le contexte commercial au pays.
1.2 Description générale de la population
L'Indonésie est le quatrième pays le plus peuplé et compte la population musulmane la plus importante au monde. En 2009, la population était évaluée à 231,4 millions de personnes. On prévoit qu'elle augmentera d'environ 1,2 % par année d'ici 2014.
Selon les prévisions de Statistique Indonésie, la population devrait passer à 245 millions d'ici 2014.
La population de l'Indonésie est essentiellement jeune ; plus de 54 % est âgée de 29 ans et moins (voir le graphique ci-dessous).
Population par groupe d'âge (2009)
Description
Population par groupe d'âge (2009): Moins de 19 ans 36%, 20 et 29 ans 18%, 30 et 39 ans 16%, 40 et 49 ans 13%, 50 et 59 years 9%, 60 et 69 ans 5%, 70 ans et plus 3%
Source : Statistique Indonésie
Ce grand bassin de jeunes est très positif pour l'avenir de l'Indonésie puisque les conditions de croissance économique continue créent des possibilités d'emploi et, par conséquent, augmentent la consommation. Ces jeunes sont les consommateurs de demain, qui continueront à élargir la demande nationale en matière de viande et de produits laitiers dans un avenir prévisible.
En 2009, le PIB par habitant était de 2 700 $ CAN (2000 : 825 $ CAN), selon Statistique Indonésie. Au fil des ans, l'augmentation du revenu a stimulé la demande des consommateurs à l'échelle nationale, ce qui a modifié les tendances en matière de consommation alimentaire dans les ménages à revenu moyen.
La consommation de produits du bétail par habitant est de fait passée de 1,33 kg pour la viande et 1,43 kg pour les ufs et le lait en 1999, à 2,22 kg pour la viande et 2,96 kg pour les ufs et le lait en 2009, tandis que la consommation de céréales a diminué, passant de 25,04 kg en 1999 à 22,06 kg en 2009. Cela indique une croissance rapide de la consommation de 7 % par année pour la viande et de 10 % par année pour les ufs et le lait au cours des dix dernières années, jusqu'en 2009. Durant la même période, la consommation de céréales a diminué lentement, soit de 1 % par année.
Le graphique ci-dessous offre plus d'information sur les types de dépenses alimentaires des ménages à revenu moyen en 2009.
Pourcentage moyen des dépenses ménagères par groupe de produits (2009)
Description
Pourcentage moyen des dépenses ménagères par groupe de produits (2009): Dépenses non alimentaires, Céréales 10%, Poisson 4%, Viande 2%, Oeufs et lait 3%, Légumineuses, tubercules et légumes 6%, Fruits 2%, Huiles et matières grasses 2%, Aliments préparés 11%, Autres aliments incluant breuvages 10%
Source : Statistique Indonésie
En 2009, le ménage moyen dépensait 50,62 % de son revenu disponible en nourriture et 49,38 % en articles non alimentaires. À noter que la viande et les produits laitiers représentent une petite partie des dépenses ménagères.
Le tableau ci-dessous présente la consommation de produits du bétail par habitant en 2009.
| 2009 | |
|---|---|
| Buf | 1,18 |
| Bison | 0,09 |
| Chèvre | 0,15 |
| Mouton | 0,12 |
| Porc | 0,55 |
| Poulet | 2,97 |
| Autres volailles | 0,08 |
| Autres viandes | 1,33 |
| Oeufs | 5,61 |
| Produits laitiers locaux | 2,50 |
| Produits laitiers importés | 7,03 |
| Total des produits laitiers | 9,53 |
Source : Direction générale des services d'élevage
Les principaux produits du bétail consommés par les Indonésiens sont les produits laitiers et les ufs; le poulet constitue la principale viande consommée. La viande ne représente pas une grande partie du régime alimentaire quotidien de la majorité des consommateurs indonésiens.
Selon les sources commerciales :
- la viande est un produit coûteux pour la plupart des consommateurs et est principalement consommée par les groupes à revenu élevé et à revenu moyen. Toutefois, le lait est consommé par des familles avec des enfants de moins de cinq ans, bien qu'on le trouve de plus en plus régulièrement dans les ménages à revenu moyen et à revenu élevé de la conurbation de Jakarta;
- les faibles niveaux d'approvisionnement national et le prix au détail relativement élevé de la viande maintiennent la consommation indonésienne de viande à un faible taux. Par exemple, le buf se vend environ de 40 000 Rp (4,50 $ CAN) le kilogramme à 50 000 Rp (5,60 $ CAN) le kilogramme, selon la qualité des coupes, ce qui constitue un obstacle à l'augmentation de la consommation de buf chez la majorité des Indonésiens;
- dans les régions rurales, la viande n'est consommée que lors doccasions spéciales, comme les mariages, les naissances, les célébrations religieuses et autres événements importants. C'est à ces moments que le taux de consommation de viande, comme le buf, la chèvre et le poulet, est le plus élevé;
- les habitants de Jakarta (sur l'île Java) et de la région de Java Ouest sont les plus grands consommateurs de buf. Les sources gouvernementales indiquent que la consommation de buf par habitant est de près de 7 kg dans la conurbation de Jakarta, où on consomme du buf assez régulièrement;
- il existe une demande en matière de buf de qualité supérieure du côté des établissements comme les hôtels haut de gamme, les restaurants, les supermarchés et d'autres détaillants en alimentation haut de gamme.
2. Aperçu du secteur de l'élevage de l'Indonésie
Le secteur de l'élevage demeure relativement petit, mais il se développe au sein du secteur agricole national. En 2008, il a contribué à seulement 12 % de la production nationale brute du secteur agricole; environ 4 % de la main-d'uvre indonésienne était embauchée par le secteur de l'élevage.
Le secteur de l'élevage demeure très fragmenté et est réparti dans tout le pays. Il se compose principalement de nombreux petits agriculteurs. Il n'existe que quelques fermes commerciales plus importantes, exploitées par de grandes entreprises qui veulent concentrer le marché de la consommation sur l'île Java.
Le secteur de l'élevage comprend principalement l'aviculture, le sous-secteur de l'élevage de ruminants étant considérablement plus petit. Le tableau ci-après présente les troupeaux de bestiaux pour la période 2005-2009.
| Ruminants | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009* |
|---|---|---|---|---|---|
| Bovins à viande | 10 569 | 10 875 | 11 515 | 12 257 | 12 603 |
| Bovins laitiers | 361 | 369 | 374 | 458 | 487 |
| Buffalo | 2 128 | 2 167 | 2 089 | 1 931 | 2 046 |
| Chèvres | 13 409 | 13 790 | 14 470 | 15 147 | 15 656 |
| Ovins | 8 327 | 8 980 | 9 514 | 9 605 | 10 472 |
| Total des ruminants | 34 794 | 36 181 | 37 962 | 39 398 | 41 264 |
| Total des non-ruminants, p. ex., les porcs**, les chevaux et les lapins | 7 188 | 6 616 | 7 820 | 7 979 | 8 779 |
| Total des volailles | 1 207 338 | 1 221 295 | 1 318 067 | 1 301 452 | 1 352 369 |
Remarques : *Chiffres préliminaires ** : Environ 95 % de cette
catégorie est composé de porcs.
Source : Direction générale des services d'élevage
En 2009, l'Indonésie comptait environ 12,6 millions de bovins, 0,5 million de bovins laitiers et 15,5 millions de chèvres. Voici quelques points clés :
- le nombre de bovins laitiers a augmenté le plus rapidement durant la période 2005-2009, soit environ 7 % par année;
- le nombre de bovins à viande a cru de 4 % par année au cours de la même période;
- le nombre de chèvres a augmenté lentement, soit de 3 % par année au cours de la même période.
Le tableau ci-après présente le rendement du secteur de l'élevage au cours de la période 2005-2009.
| Ruminants abattus | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009* |
|---|---|---|---|---|---|
| Bovins à viande | 359 | 360 | 340 | 393 | 405 |
| Buffles | 38 | 44 | 42 | 39 | 41 |
| Chèvres | 51 | 65 | 64 | 66 | 69 |
| Ovins | 47 | 75 | 57 | 47 | 54 |
| Total des ruminants abattus | 495 | 544 | 503 | 545 | 569 |
| Non-ruminants abattus, principalement des porcs | 175 | 198 | 228 | 212 | 222 |
| Volailles abattues | 1 147 | 1 285 | 1 340 | 1 381 | 1 391 |
| Lait frais produit (par milliers de tonnes) | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009* |
|---|---|---|---|---|---|
| Bovins laitiers | 536 | 617 | 568 | 647 | 679 |
Remarque : *Chiffres préliminaires
Source : Direction générale des services d'élevage
En 2009, le sous-secteur de la volaille a produit la plus grande quantité de viande, pour un total de 1,4 million de tonnes, comparativement à 1,1 million en 2005.
Le sous-secteur des ruminants n'a produit que 0,6 million de tonnes environ en 2009, comparativement à 0,5 million de tonnes en 2005, la viande de buf composant 70 % de la production, par rapport à la viande de chèvre à 12 %.
La production commerciale de bétail et de volaille se situe principalement dans les provinces de Java et de Sumatra. Selon la Direction générale des services d'élevage (DGSE), l'île de Java possède la plus grande concentration de bovins (à viande et laitiers), soit environ 45 % du troupeau national, suivie de l'île de Sumatra, environ 20 %, et des provinces de Nusatengarra (NTT) et de Sulawesi, environ 10 % chacune.
Les éleveurs de chèvres sont principalement situés dans la province de Java central.
2.1 Élevage de bovins à viande
Environ 6,5 millions d'agriculteurs situés dans les régions rurales sont propriétaires de la plupart des 12,6 millions de têtes du troupeau de l'Indonésie. Un grand nombre de ces agriculteurs ont une connaissance rudimentaire de l'élevage.
En outre, beaucoup d'entre eux sont âgés et n'ont pas dépassé les études primaires. Le secteur indonésien de la production traditionnelle de buf repose sur de petites exploitations à production faible.
Selon les sources commerciales, plus de 80 % des exploitations bovines en Indonésie appartiennent aujourd'hui à de petits agriculteurs. Cette situation est en partie attribuable à l'ancienne orientation du gouvernement sur le développement de systèmes de production de bétail pour les petits agriculteurs, dans le cadre des efforts continus d'amélioration de l'économie des régions urbaines ainsi que de la sécurité alimentaire du pays.
Les exploitations agricoles sont également restées petites surtout en raison de l'attitude prévalente des habitants des régions rurales par rapport à l'élevage : ils considèrent l'activité comme une source secondaire de revenu. Par conséquent, la majorité des éleveurs possèdent deux ou trois bovins.
L'élevage constitue une source importante, mais secondaire, des activités agricoles. Les bovins sont généralement considérés comme des actifs qui peuvent être facilement convertis en revenu en cas d'urgences familiales, ainsi qu'en source de viande pour des événements sociaux, comme les fêtes religieuses, les mariages et d'autres célébrations.
Les bovins de reproduction sont élevés d'abord pour produire des veaux destinés à la vente à des parcs d'engraissement et à la production de fumier pour les cultures. L'élevage du buf utilise les pratiques traditionnelles de pâturage libre extensif, de pâturage dans des enclos ou de pâturage où les bovins sont attachés par des cordes. Ce système de production nécessite peu d'intrants et d'extrants, ce qui entraîne une faible production bovine.
Les sources commerciales indiquent également que la production nationale de buf est basse en raison du faible taux de reproduction du bétail local. Cette situation est due au faible taux de fertilité, au petit nombre de vêlages et au taux de mortalité élevé chez les veaux, ce qui se traduit par un accroissement lent du troupeau national. De plus, les agriculteurs vendent régulièrement des femelles de reproduction. Environ 10 à 30 % de ces femelles sont vendues et abattues chaque année, malgré le règlement du gouvernement contre l'abattage des femelles fécondes, ce qui nuit encore plus à l'accroissement du troupeau national. Tous ces facteurs limitent la production bovine nationale.
En 2009, on a abattu 2,04 millions de bovins du troupeau national, en plus de 0,4 million environ de bovins importés en vue de répondre à la demande de buf.
Afin de satisfaire à la demande croissante en matière de buf, le marché national du buf de l'Indonésie a de plus en plus recours aux bovins importés vivants en provenance d'Australie. Le gouvernement encourage la reproduction des bovins afin d'agrandir le troupeau national, mais la plupart des éleveurs demeurent des agriculteurs traditionnels qui considèrent l'élevage de bovins comme une activité agricole secondaire.
Un petit nombre croissant de fermes d'élevage de bovins plus importantes, qui comprennent plus de 50 têtes, existent là où les terres sont abondantes, particulièrement dans l'île de Sumbawa, où les agriculteurs sont propriétaires de pâturages. Voici quelques points clés à cet égard :
- le nombre de bovins par agriculteur est généralement plus élevé selon la taille du pâturage attribué à l'agriculteur. Les aliments pour animaux sont composés principalement d'herbes naturelles;
- ces agriculteurs reçoivent un soutien de la part des divers programmes gouvernementaux qui visent à améliorer la productivité des agriculteurs. Cela comprend les services d'insémination artificielle (IA), les services vétérinaires, des plans de crédit et d'autres services d'appoint visant à aider les éleveurs et les parcs d'engraissement à engraisser les bovins pour la vente aux marchés finaux.
En Indonésie, l'insémination artificielle des bovins a débuté en 1976. La DGSE effectue le contrôle de la descendance afin de produire une génétique de qualité chez les bovins laitiers et les bovins à viande qui soit mieux adaptée à l'environnement indonésien.
La Direction de l'amélioration génétique des animaux (DAGA), qui relève de la DGSE, exploite des centres pour taureaux et bisons reproducteurs et des ateliers d'insémination artificielle, dans la province de Java, aux fins de production de sperme de buf, de bison et laitier dans le but de les distribuer dans lensemble du pays.
La DAGA supervise l'amélioration de l'élevage au niveau central au moyen de la sélection des taureaux et de l'importation de matériel génétique sous forme d'embryons, de sperme ou d'animaux reproducteurs. Elle comporte plusieurs divisions responsables des bovins laitiers et à viande, des bisons et de la volaille.
Le tableau ci-après présente les données sur les importations de sperme bovin de 2004 à 2008.
| Origine | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 |
|---|---|---|---|---|---|
| Australie | 34 962 | 7 782 | 0 | 0 | 0 |
| Nouvelle-Zélande | 0 | 2 411 | 0 | 0 | 15 611 |
| États-Unis | 0 | 29 127 | 45 241 | 36 375 | 144 555 |
| RoyaumeUni | 0 | 0 | 0 | 0 | 13 768 |
| Valeur FAB ($ US) | 34 962 | 39 320 | 45 241 | 36 375 | 173 934 |
Remarque : Les quantités ne sont pas indiquées. Les statistiques commerciales de
2009 n'étaient pas disponibles au moment de la rédaction du présent rapport.
Source : Statistiques commerciales du gouvernement
Entre 2004 et 2008, seuls cinq pays ont exporté du sperme bovin en Indonésie. Les États-Unis en ont alors été un fournisseur régulier.
Selon les sources commerciales, le sperme bovin importé sert principalement à améliorer la génétique des bovins locaux, puisque les centres d'IA de la région ont des réserves suffisantes de ce sperme pour le troupeau national.
Les sources commerciales indiquent que la majorité des éleveurs de bovins à viande n'ont pas recours à l'IA pour accroître la taille de leur troupeau, contrairement à ceux du secteur de l'élevage laitier. Ce sont principalement les éleveurs de bovins à viande de Java central et de Java oriental qui pratiquent l'IA. Les éleveurs de bovins à viande préfèrent la semence de taureaux de qualité supérieure, notamment les Simmental, Limousin, Brahman, Charolais, Hereford et Brangus. La plupart des éleveurs utilisent des femelles « Peranakan Ongole » (PO), surtout en raison de leur vaste disponibilité.
Daprès les sources commerciales :
- le gain moyen quotidien (GMQ) des veaux des femelles PO est très faible, soit environ 0,6 kg;
- en revanche, le GMQ des veaux nés de femelles hybrides grâce au sperme de taureaux hybrides de qualité supérieure est d'au moins 1,2 kg;
- en raison des énoncés précédents, les petits éleveurs privilégient de plus en plus les femelles hybrides par rapport aux femelles PO puisque les veaux qu'elles produisent ont un poids à la naissance et un GMQ plus élevés;
- les petits parcs d'engraissement choisissent ces veaux parce que leur plus grande productivité rend l'engraissement des bovins plus rentable étant donné que les bovins abattus offrent un rapport viande/os supérieur.
La reproduction des bovins est encore très inexploitée en Indonésie. En 2008, on ne comptait que six centres de reproduction de bovins au pays.
Un suivi effectué auprès des sources commerciales a révélé que le milieu des affaires est généralement peu enclin à pénétrer le secteur de la reproduction des bovins. De plus, les obstacles principaux à l'accès au secteur sont les suivants :
- les coûts d'entrée élevés en ce qui touche les investissements de capitaux requis;
- la plus longue période avant lobtention dun rendement puisque l'élevage des veaux exige plus de temps afin dêtre prêts pour le marché;
- la faible efficacité de la reproduction du bétail local en raison des longs intervalles entre vêlages;
- la disponibilité limitée des bovins mâles de qualité supérieure;
- le risque plus élevé d'exposition à des épidémies, comme la fièvre aphteuse.
Les tentatives d'accroissement du troupeau national à l'aide de bovins importés aux fins de reproduction n'ont pas connu beaucoup de succès, principalement en raison de la nature peu attrayante de l'industrie de l'élevage pour le secteur industriel. Le tableau ci-dessous montre l'irrégularité des importations de bovins vivants aux fins de reproduction de 2004 à 2008.
| Origine | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 |
|---|---|---|---|---|---|
| Australie | 2 500 | 0 | 0 | 20 | 210 |
| Nouvelle-Zélande | 0 | 150 | 0 | 0 | 1 180 |
| Total (têtes) | 2 500 | 150 | 0 | 20 | 1 390 |
| Valeur FAB ($ US) | 992 265 | 181 972 | 0 | 65 476 | 2 921 944 |
Remarque : Les statistiques commerciales de 2009 n'étaient pas disponibles au
moment de la rédaction du présent rapport.
Source : Statistiques commerciales du gouvernement
Selon les sources commerciales, le marché national du buf est aujourd'hui approvisionné à 60 % en bovins locaux et à 40 % en bovins d'engraissement importés. Au cours des dernières années, l'Indonésie a importé environ 70 000 tonnes de buf et environ 500 000 têtes de bovins par année, principalement de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.
La demande de buf augmente rapidement et a accéléré l'importation de bovins d'engraissement en Indonésie. Cette situation découle de la pénurie chronique de l'approvisionnement du marché du buf en bovins locaux.
Les importations de bovins d'engraissement ont aussi augmenté rapidement, soit d'environ 16 % par année de 2004 à 2008, comme le montre le tableau ci-après. En 2008, 644 639 bovins d'engraissement, évalués à 344,8 millions $ US (sur une base FAB ), ont été importés uniquement de l'Australie.
| Source | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 |
|---|---|---|---|---|---|
| Australie | 356 138 | 347 767 | 387 438 | 520 501 | 644 639 |
| États-Unis | 0 | 0 | 7 148 | 0 | 0 |
| Total (têtes) | 356 138 | 347 767 | 344 586 | 520 501 | 644 639 |
| Valeur FAB ($ US) | 152 190 515 | 159 543 144 | 186 516 587 | 281 118 335 | 344 788 824 |
Remarque : Les statistiques commerciales de 2009 n'étaient pas disponibles au
moment de la rédaction du présent rapport.
Source : Statistiques commerciales du gouvernement
Les sources commerciales indiquent qu'en 2009, environ 700 000 bovins d'engraissement ont été importés de l'Australie, soit le plus grand nombre d'importations à ce jour.
L'Australie est le principal fournisseur de bovins vivants et de produits de buf pour l'Indonésie.
La position de l'Australie à titre de fournisseur principal de bovins vivants est principalement attribuable à :
- sa proximité de l'Indonésie;
- la capacité des bovins australiens à s'adapter au climat tropical de l'Indonésie;
- son statut de pays exempt de maladie de l'Australie;
- la relation d'affaires étroite que les entreprises australiennes ont développée avec leurs homologues indonésiens au fil des ans. Ces relations existent également sur le plan gouvernemental, ce qui comprend l'État et les ministères et organismes fédéraux australiens.
On trouve principalement des brahmanes et des croisements brahmanes dans le nord de l'Australie; ce sont ces bovins qui sont importés en plus grand nombre. L'Indonésie préfère des brahmanes ou des bovins à 70 % brahmanes en raison de leur grande tolérance à la chaleur, de leur capacité d'adaptation aux climats chauds, de leur résistance aux tiques, de leur faible masse grasse et de leur bon rendement dans les parcs d'engraissement indonésiens, ce qui donne des carcasses à rendement élevé.
Les sources commerciales estiment que 75 % des bovins importés en Indonésie sont destinés aux parcs d'engraissement; lobjectif de prise de poids est de 280 kg à 350 kg, ou d'environ 320 kg de poids vif. L'Australie exporte également des bovins gras plus lourds, de plus de 400 kg, qui sont envoyés directement à l'abattoir.
Les systèmes indonésiens de production de bovins à viande se transforment en parcs d'engraissement pour répondre au marché croissant du buf. Au cours des dernières années, on a fait de nombreux investissements dans des parcs d'engraissement commerciaux à grande échelle et les infrastructures connexes, notamment les enclos, les installations de chargement et de déchargement et les bâtiments de transport de bovins vivants des ports du nord de l'Australie vers l'Indonésie.
Ces parcs d'engraissement sont situés dans des secteurs près des centres urbains, là où la demande de buf est plus forte. Les veaux sont engraissés pour le marché, à l'aide de sous-produits agricoles et agroindustriels, comme le grain de brasserie, les sous-produits de fécule de maïs, les restes de manioc et d'ananas ou les plumets de la canne à sucre, mélangés à du son de riz et du tourteau. Les producteurs nationaux indiquent que les parcs d'engraissement sont beaucoup plus rentables que la reproduction de bovins.
L'engraissement des bovins est une forme de production bovine intensive relativement nouvelle, principalement pratiquée sur l'île de Java et certaines des îles orientales. L'exploitation des parcs d'engraissement par les grandes entreprises a commencé en 1990 lorsque le gouvernement a permis les importations de bovins d'engraissement d'Australie. De nos jours, de nombreux parcs d'engraissement des îles de Java et de Sumatra et certains de la province de Kalimatan du Sud importent des bovins dAustralie.
La plupart des principaux parcs d'engraissement sont situés sur l'île de Java, particulièrement dans les provinces de Java central, de Jogjakarta et de Java oriental. Environ 45 % du troupeau national de bovins à viande se trouve sur l'île de Java, du fait que la majorité sont destinés au marché de Jakarta (la capitale), marché principal du buf en Indonésie.
Selon les sources commerciales, la plupart des 500 000 bovins importés annuellement d'Australie par l'Indonésie sont envoyés au marché de Jakarta.
L'industrie des parcs d'engraissement commerciaux offre de nombreux avantages par rapport aux petits producteurs en ce qui concerne la production bovine :
- importantes économies, ce qui entraîne des coûts de production par unité relativement bas;
- accès à du fourrage et à des aliments concentrés pour animaux de bonne qualité à des prix raisonnables, la nourriture pour animaux étant principalement composée d'aliments concentrés;
- emplois de professionnels pour la gestion du bétail et alimentation et soins des animaux appropriés;
- accès à des bovins d'engraissement importés qui ont les bonnes caractéristiques (âge, poids, race) et qui offrent un bon rendement dans un parc d'engraissement.
En plus d'acheter des veaux domestiques, les parcs d'engraissement importent des veaux du nord de l'Australie pour compléter leur inventaire.
Daprès les sources commerciales, il ne faut que six mois aux parcs d'engraissement pour engraisser un veau afin quil soit prêt pour le marché. À titre de comparaison, les éleveurs indonésiens prennent presque deux ans pour engraisser un veau. Les sources commerciales indiquent également que les éleveurs qui ont un troupeau de 500 têtes peuvent gagner 1 005 000 Rp (112 $ CAN) par tête, par année, tandis que les exploitants de parcs d'engraissement dont le troupeau est de la même taille gagnent 1 362 000 Rp (152 $ CAN) par tête tous les six mois.
Le principal obstacle à l'agrandissement des parcs d'engraissement est l'approvisionnement en bovins vivants d'Australie. De plus, le rendement et la rentabilité des parcs d'engraissement commerciaux sont très sensibles aux prix des bovins vivants importés d'Australie.
Les sources de l'industrie prévoient que, dans un avenir proche, la capacité des parcs d'engraissement augmentera afin de répondre à la demande croissante des consommateurs en matière de buf. Elles ajoutent que l'augmentation a surtout été remarquée au sein des entreprises bien établies, ainsi que parmi quelques nouveaux venus au sein de l'industrie.
On a constaté cette expansion des parcs d'engraissement principalement à Lampung, à Jakarta et à Bandung, soit les centres d'engraissement prédominants près de la conurbation de Jakarta.
Actuellement, les parcs d'engraissement commerciaux d'Indonésie dépendent grandement des importations de bovins vivants du nord de l'Australie. Selon les sources commerciales, jusqu'à 85 % des bovins des parcs d'engraissement de l'île de Java sont des bovins importés d'Australie. Le nord de l'Australie demeure le principal fournisseur de lignées importantes et constantes de brahmanes qui n'ont pas la fièvre aphteuse et qui répondent aux conditions strictes d'accès aux parcs d'engraissement.
2.2 Fermes laitières
L'élevage laitier est une activité établie en Indonésie et pratiquée par les petits exploitants. Selon la DGSE, en 2007, on comptait au total 517 fermes laitières en Indonésie, dont la majorité appartenaient à des petits exploitants situés surtout sur l'île de Java, principalement dans les régions de hautes terres, plus fraîches, à plus de 700 mètres au-dessus du niveau de la mer, où l'environnement convient mieux à l'élevage laitier.
Le tableau ci-dessous présente la population de bovins laitiers au cours de la période 2005-2009.
| Province | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009* |
|---|---|---|---|---|---|
| Java : Jatim | 134 043 | 136 497 | 139 277 | 212 322 | 221 944 |
| Java : Jateng | 114 116 | 115 158 | 116 260 | 118 424 | 134 821 |
| Java : Jabar | 92 770 | 97 367 | 103 489 | 111 250 | 114 588 |
| Java : DI Yogyakarta | 8 212 | 7 231 | 5 811 | 5 652 | 5 709 |
| Java : DKI Jakarta | 3 347 | 3 343 | 3 685 | 3 355 | 3 422 |
| Autres secteurs : Sumut | 6 521 | 6 526 | 2 093 | 2 290 | 2 505 |
| Autres secteurs : Autres | 2 342 | 2 886 | 3 452 | 4 284 | 4 005 |
| Total | 361 351 | 369 008 | 374 067 | 457 577 | 486 994 |
Remarque : *Chiffres préliminaires
Source : Direction générale des services d'élevage
La population de bovins laitiers a augmenté d'environ 7 % par année entre 2005 et 2009. On a remarqué la plus forte croissance dans la province de Java oriental (Jatim), soit un taux de croissance de 13 %, suivi de la province de Java occidental (Jabar), à 5 %, et de la province de Java central (Jateng), à 4 %.
Le tableau ci-dessous présente la quantité de lait frais produit par les provinces principales au cours de la période 2005-2009.
| Province | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009* |
|---|---|---|---|---|---|
| Java : Jatim | 239 908 | 244 300 | 249 275 | 312 270 | 327 884 |
| Java : Jateng | 70 693 | 130 896 | 70 419 | 89 748 | 94 236 |
| Java : Jabar | 201 885 | 211 889 | 225 212 | 225 212 | 236 473 |
| Java : DI Yogyakarta | 8 812 | 11 063 | 6 994 | 7 083 | 7 291 |
| Java : DKI Jakarta | 5 061 | 6 365 | 7 016 | 6 388 | 6 515 |
| Autres secteurs : Sumut | 4 695 | 8 783 | 1 507 | 1 324 | 1 390 |
| Autres secteurs : Autres | 4 908 | 3 253 | 7 260 | 5 018 | 5 542 |
| Total | 535 962 | 616 549 | 567 683 | 646 953 | 679 331 |
Remarque : *Chiffres préliminaires
Source : Direction générale des services d'élevage
L'Indonésie a produit près de 680 000 tonnes de lait frais en 2009, par rapport 535 000 tonnes en 2005. Cela représente une croissance moyenne d'environ 5 % par an durant cette période.
Les provinces de Java oriental (Jatim) et de Java central (Jateng) présentent la plus forte augmentation annuelle, soit 7 %. La province de Java occidental (Jabar) affiche un taux d'augmentation plus faible, soit 3 %, durant la même période. Ensemble, ces provinces ont produit près de 97 % du lait cru national en 2009.
Environ 2,2 millions de tonnes de lait sont consommées chaque année en Indonésie. Selon la DGSE, la consommation annuelle de lait par habitant était de 9,53 kg en 2009.
Daprès les sources commerciales, la production nationale de lait cru est d'environ 1,3 à 1,4 million de litres par jour. Approximativement 90 % de la production nationale est dirigée vers l'industrie de traitement du lait (IPS).
Les IPS sont composées des grands transformateurs de lait en Indonésie, notamment Nestlé, Indomilk, Friesche Vlag, Ultra Jaya et Sri Husada. Ces entreprises sont également les principaux importateurs de lait en poudre et d'autres ingrédients laitiers.
L'offre intérieure n'a jamais vraiment pu répondre à la demande nationale en matière de lait. En 2009, l'Indonésie n'a pu satisfaire qu'à environ 26 % de cette demande. Les 74 % restants ont été atteints grâce aux importations, principalement d'Australie et de Nouvelle-Zélande.
Les fermes laitières d'Indonésie, en particulier les fermes commerciales, comptent généralement environ 60 % de femelles fécondes, de race Friesian Holstein, dont 40 % sont en lactation. Voici quelques points clés :
- ces fermes laitières pratiquent l'insémination artificielle (IA) activement afin d'améliorer le stock génétique du troupeau laitier;
- en règle générale, l'IA concerne les femelles Friesian Holstein hybrides et le sperme de taureaux de qualité supérieure;
- le sperme bovin est produit par le Singosari IA Centre, dans la province de Java oriental, et le Lembang IA Centre, dans la province de Java occidental;
- selon les sources commerciales, les bovins laitiers croisés à l'échelle locale offrent un meilleur rendement grâce à leur plus grande capacité d'adaptation climatique par rapport aux bovins importés.
La plupart des fermes laitières sont membres de l'association des coopératives laitières de l'Indonésie (Gabungan Koperasi Susu Indonesia, habituellement appelée GKSI). La plupart des éleveurs collaborent et mettent leurs trois ou quatre vaches en commun afin de former un plus gros troupeau pour ensuite les traire à des stations de traite.
La GKSI contrôle virtuellement toute la production de lait cru au pays et exploite les centres de collecte et les usines de transformation du lait. Elle offre également des services vétérinaires à ses membres. La coopérative recueille le lait frais auprès des éleveurs et des intermédiaires avant de livrer le lait cru à l'IPS.
Les prix du lait à la production font régulièrement l'objet de négociations entre l'IPS et la GKSI et se situaient en moyenne à 3 000 rupiahs/litre en 2009. L'IPS contrôle de facto le prix à la production en raison de son pouvoir d'achat.
Les éleveurs laitiers indonésiens sont confrontés à certaines difficultés pour augmenter la quantité et la qualité de leur lait. Daprès les sources commerciales, plusieurs problèmes fondamentaux limitent les améliorations qui peuvent être apportées à la productivité des bovins laitiers d'Indonésie, notamment :
- la taille de l'exploitation agricole;
- la rareté des terres assez élevées pour l'élevage laitier;
- les connaissances limitées des éleveurs, ainsi que leur manque de pratique de la gestion agricole;
- la rareté du fourrage et le prix élevé des aliments pour bovins laitiers;
- l'accès limité aux prêts bancaires;
- l'accès limité au matériel génétique de qualité supérieure.
Les sources commerciales ont également présenté les renseignements ci-dessous sur les points faibles des petits éleveurs laitiers :
- La plupart des vaches offrent une faible productivité, soit entre 9 et 11 litres de lait par tête par jour, en moyenne.
- La mammite subclinique entraîne une diminution de la qualité et de la quantité de lait produit.
- Le cycle de reproduction est également long et l'intervalle entre les vêlages est de plus de 14 mois. Il existe aussi des maladies de l'appareil reproducteur, comme la brucellose, la rhinotrachéite infectieuse bovine (RIB) et la diarrhée virale des bovins (BVD) qui entraînent un faible taux de vêlage. Par conséquent, le taux de remplacement du troupeau laitier national est trop bas pour répondre à la demande.
Tous ces facteurs contribuent à la quantité insuffisante de lait cru produite à l'heure actuelle par l'industrie de l'élevage laitier.
2.3 Élevage de chèvres
En 2009, l'Indonésie comptait près de 15,7 millions de chèvres, par rapport à 13,2 millions en 2005. Environ 90 % des éleveurs de chèvres sont de petits exploitants, chacun possédant de trois à six chèvres.
L'élevage de chèvres est une source de revenu secondaire, mais importante, pour la plupart des petits exploitants. Les chèvres représentent un actif qui peut être facilement converti en argent comptant en cas de besoin.
Il existe quelques élevages de chèvres commerciaux qui comptent plus de 100 têtes, principalement dans la province de Java. Ces élevages ciblent le marché local de Java, particulièrement à Jakarta.
Les éleveurs locaux préfèrent les chèvres aux moutons puisque les chèvres sont mieux adaptées aux conditions climatiques et au milieu naturel de l'Indonésie. On trouve les chèvres partout en Indonésie, mais surtout sur l'île de Java.
Le tableau ci-après présente la population de chèvres au cours de la période 2005-2009.
| Province | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009* |
|---|---|---|---|---|---|
| Java : Jateng | 3 224 067 | 3 165 040 | 3 126 250 | 3 356 801 | 3 491 073 |
| Java : Jatim | 2 384 973 | 2 414 350 | 2 444 794 | 2 739 727 | 2 780 822 |
| Java : Jabar | 1 138 695 | 1 148 547 | 1 294 453 | 1 431 012 | 1 488 152 |
| Autres secteurs : Lampung | 927 736 | 798 816 | 955 901 | 1 012 605 | 1 012 705 |
| Autres secteurs : Banten | 572 761 | 681 253 | 729 713 | 821 588 | 854 522 |
| Autres secteurs : NAD | 565 776 | 787 708 | 740 298 | 697 426 | 703 594 |
| Autres secteurs : Sumut | 640 500 | 643 860 | 749 420 | 618 394 | 619 940 |
| Autres secteurs : NTT | 479 883 | 496 766 | 511 695 | 532 458 | 547 234 |
| Autres secteurs : NTB | 338 354 | 376 130 | 388 693 | 495 028 | 528 811 |
| Autres secteurs : Autres | 3 136 532 | 3 277 484 | 3 528 997 | 3 442 393 | 3 628 887 |
| Total | 13 409 277 | 13 789 954 | 14 470 214 | 15 147 432 | 15 655 740 |
Remarque : *Chiffres préliminaires
Source : Direction générale des services d'élevage
La population de chèvres de l'Indonésie a augmenté d'environ 3 % par année durant la période 20052009. Combinées, les provinces de Java oriental (Jatim), de Java occidental (Jabar), de Banten (à côté de Java occidental) et de Java central (Jateng) comptaient près de 55 % de la population nationale de chèvres en 2009. Lampung, située dans la partie sud de l'île de Sumatra, constitue une autre province importante en matière d'élevage de chèvres.
Les deux races les plus importantes en Indonésie sont :
- Kacang;
- Peranakan Etawah (Etawah).
La chèvre Kacang est une race locale qu'on trouve fréquemment partout en Indonésie. Elle est relativement petite, avec un corps compact et est bien adaptée aux systèmes de gestion et aux régimes d'alimentation des petits éleveurs.
Les chèvres Etawah sont nées d'un croisement entre les chèvres Kacang et Jamnapari, importées d'Inde par les Hollandais durant l'ère coloniale. Voici quelques points clés au sujet de cette race :
- ces chèvres sont très différentes des chèvres Kacang puisqu'elles ont un corps plus grand, de longues oreilles pendantes, un visage convexe et des cornes plus grosses, ainsi qu'une taille au garrot de 72 à 90 cm;
- la quantité de viande de chèvre produite par les chèvres Etawah est plus élevée que celle des chèvres Kacang;
- chez les chèvres Etawah, le poids adulte se situe entre 65 et 90 kg pour les mâles et entre 45 et 70 kg pour les femelles;
- la quantité de lait produite par les chèvres Etawah peut varier de un à trois litres par jour.
Les deux races de chèvre peuvent se reproduire toute l'année et on ne remarque pas de saison de reproduction particulière. En moyenne, il s'écoule de 9 à 12 mois entre les chevrotages et une chèvre peut avoir trois petits par année.
Le premier investissement en capital pour l'élevage des chèvres est peu élevé, ce qui en fait une entreprise attrayante pour les petits exploitants. Comme elles sont robustes, les chèvres nécessitent peu de soins et se reproduisent plus rapidement que les bovins : autre facteur attrayant pour les petits éleveurs.
Comme pour la production de grands ruminants dans la plupart des petites exploitations agricoles, les systèmes de production de chèvres sont considérables et ont un faible impact sur la nature, principalement en matière de fourrage (de l'herbe et des feuilles). Des aliments supplémentaires sont également fournis, particulièrement aux femelles en gestation et aux femelles accompagnées de leurs chevreaux. Ces aliments sont composés de tourteaux de coprah, de tourteaux d'huile de soja, de son, de farine de poisson, de minéraux et de vitamines.
Traditionnellement, les éleveurs de chèvres ont acquis leurs connaissances auprès des membres de leur famille plus âgés, ainsi que grâce à une expérience pratique en aidant les aînés. Seuls quelques éleveurs ont participé aux divers programmes de formation et d'appoint offerts par le gouvernement.
Les petites exploitations indonésiennes élèvent des chèvres d'abord pour leur viande. Voici quelques points clés en ce qui concerne la demande :
- Leur contribution au marché de la viande est importante, particulièrement à l'occasion du Kurban, où la viande des animaux sacrifiés est distribuée gratuitement aux membres de la famille, aux amis, aux voisins, aux pauvres et aux gens dans le besoin, une fois par année durant la fête islamique dAïd al Adha ou de Lebaran Haji (la Fête du Sacrice). La demande en matière de chèvres atteint un sommet au cours de cette période.
- De plus, on procède à lAqiqah pour célébrer la naissance d'un enfant ; on abat une chèvre pour la naissance d'une fille et deux chèvres pour la naissance d'un garçon.
- En général, la viande de chèvre n'est pas consommée régulièrement en Indonésie.
- La consommation de viande de chèvre par personne est relativement faible. Selon la DGSE, la consommation a atteint seulement 0,15 kg par personne en 2009.
- La contribution de la viande de chèvre à l'approvisionnement total en viande en Indonésie est également faible, à seulement 2 %. Plus de 3,1 millions de chèvres ont été abattues en 2009, selon la DGSE.
Le tableau ci-après présente la quantité de viande de chèvre produite par les provinces principales au cours de la période 2005-2009.
| Province | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009* |
|---|---|---|---|---|---|
| Java : Jateng | 8 917 | 13 511 | 8 292 | 9 655 | 9 944 |
| Java : Jatim | 14 397 | 14 577 | 15 308 | 15 540 | 16 161 |
| Java : Jabar | 4 067 | 7 013 | 6 041 | 7 393 | 8 504 |
| Autres secteurs : Lampung | 2 004 | 2 802 | 2 589 | 5 456 | 5 557 |
| Autres secteurs : Banten | 2 318 | 1 318 | 3 012 | 3 771 | 3 921 |
| Autres secteurs : NAD | 1 550 | 1 736 | 5 268 | 1 382 | 1 578 |
| Autres secteurs : Sumut | 2 787 | 2 337 | 4 680 | 3 320 | 2 220 |
| Autres secteurs : NTT | 1 719 | 2 661 | 2 462 | 2 936 | 3 018 |
| Autres secteurs : Autres | 12 844 | 19 059 | 15 963 | 16 574 | 17 890 |
| Total | 50 603 | 65 014 | 63 615 | 66 027 | 68 793 |
Remarque : *Chiffres préliminaires Source : Direction générale des services d'élevage
En 2009, l'Indonésie a produit près de 69 000 tonnes de viande de chèvre, comparativement à 51 000 tonnes en 2005. Cela démontre un taux de croissance annuel moyen de 7 % durant la période 2005-2009. Combinées, les principales provinces d'élevage de chèvres, soit Java oriental (Jatim), Java occidental (Jabar), Banten (province voisine de Java occidental), Java central (Jateng) et Lampung, représentaient près de 65 % de la production nationale de viande de chèvre en 2009.
Selon les sources commerciales :
- les chèvres sont habituellement vendues aux commerçants locaux plutôt que directement aux marchés des villages. Généralement, les commerçants locaux visitent les petites exploitations pour acheter des chèvres; les prix sont donc négociés sur place entre les éleveurs et les commerçants. La plupart des éleveurs préfèrent cette façon de marchander;
- le plus important marché de viande de chèvre se trouve à Jakarta, où la viande est consommée régulièrement tout au long de l'année dans les ménages à revenu moyen et élevé;
- on procède rarement à la traite des chèvres puisque les Indonésiens consomment peu le lait de chèvre, même si la plupart des éleveurs savent que les chèvres Etawah peuvent produire du lait propre à la consommation humaine;
- en pratique, seule une petite proportion des éleveurs traient leurs chèvres régulièrement. La plupart des éleveurs hésitent à traire les chèvres, car ils craignent que cela ait une incidence négative sur la croissance des chevreaux.
La majorité de la viande de chèvre consommée est produite à partir du troupeau national. Seule une petite proportion provient de chèvres importées.
L'Australie était le seul pays fournisseur de chèvres vivantes en Indonésie. Les chèvres vivantes importées d'Australie étaient en général destinées à l'abattage et d'ordinaire importées afin de répondre à la demande des restaurants et des hôtels haut de gamme de Jakarta. C'est pourquoi les taux d'importation étaient irréguliers. En 2008, à la suite de la crise économique mondiale, l'Indonésie n'a pas importé de chèvres.
| Origine | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 |
|---|---|---|---|---|---|
| Australie | 16 139 | 186 219 | 8 451 | 375 319 | 0 |
| Total | 16 139 | 186 219 | 8 451 | 375 319 | 0 |
| Valeur FAB ($ US) | 40,720 | 569,087 | 21,324 | 1,057,463 | 0 |
Remarque : Les statistiques commerciales de 2009 n'étaient pas disponibles au
moment de la rédaction du présent rapport.
Source : Statistiques commerciales du gouvernement
La Malaisie est présentement le seul marché d'exportation de chèvres indonésiennes. Daprès les sources commerciales, la plupart de ces chèvres sont exportées par des exploitations commerciales qui font l'acquisition de chèvres auprès des éleveurs locaux afin de les engraisser à temps pour la fête religieuse d'Aïd al Adha.
Les parcs d'engraissement commerciaux passent un contrat d'approvisionnement avec les éleveurs en prévision de cette fête chaque année. Les parcs d'engraissement commerciaux mieux établis passent des contrats de gré à gré avec les petits éleveurs afin de les restreindre à un prix du marché fixe dans le but d'éviter toute fluctuation des prix éventuelle au cours de la période de l'Aïd al Adha.
Le tableau ci-dessous présente les exportations de chèvres en Malaisie de 2004 à 2008.
| 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Malaisie | 413 | 3 731 | 21 873 | 29 089 | 24 628 |
| Total | 413 | 3 731 | 21 873 | 29 089 | 24 628 |
| Valeur FAB ($ US) | 61 320 | 302 977 | 1 660 488 | 2 639 075 | 2 201 760 |
Remarque : Les statistiques commerciales de 2009 n'étaient pas disponibles au
moment de la rédaction du présent rapport.
Source : Statistiques commerciales du gouvernement
On exporte des chèvres Etawah vivantes en Malaisie afin de répondre à la demande en vue du Kurban (animaux du sacrifice) au cours de la fête religieuse de l'Aïd al Adha. Selon les sources commerciales, chaque chèvre peut rapporter de 2 à 6 millions de rupiahs sur le marché malais, comparativement à 500 000 à 1 million de rupiahs sur le marché local durant la fête religieuse. Les sources commerciales ajoutent que les chèvres vendues en Indonésie à d'autres périodes de l'année peuvent rapporter aussi peu que 200 000 à 300 000 rupiahs par tête.
Bien que les entreprises locales qui font le commerce des chèvres aient perçu le marché du Moyen-Orient comme un grand marché cible, celui-ci ne s'est pas avéré viable puisque les chèvres adultes locales sont trop petites et ne peuvent donc pas respecter les exigences minimales pour pénétrer ce marché. Par conséquent, la Malaisie demeure le seul marché d'exportation de chèvres indonésiennes.
L'élevage des chèvres fait partie de la stratégie globale du gouvernement pour développer l'économie rurale grâce aux petits éleveurs, dans le but d'améliorer le moyen de subsistance des ménages ruraux. Au fil des années, on a mis en place plusieurs projets gouvernementaux dans le but d'améliorer la production et, par conséquent, d'augmenter les revenus des éleveurs.
Selon les sources commerciales, la plupart de ces projets n'ont pas réussi à améliorer les systèmes de production du fait que les éleveurs reviennent souvent à leurs pratiques agricoles traditionnelles une fois les programmes terminés. Il est aujourd'hui évident que :
- le gouvernement a reconnu qu'il est difficile de transformer les petites exploitations en exploitations à grande échelle puisque les éleveurs ne possèdent pas le capital nécessaire pour payer les aliments dont les aliments concentrés, la main-d'uvre agricole, les services vétérinaires et les soins de santé des animaux ainsi que les installations requises pour élargir leurs activités agricoles;
- de nombreux élevages de chèvres possèdent une étendue terrestre limitée en vue dexpansion;
- la plupart des éleveurs n'ont pas les connaissances techniques nécessaires pour améliorer la productivité de leur bétail. Par conséquent, la communauté des affaires n'est pas intéressée à développer le marché de la viande de chèvre à des fins commerciales.
Aujourd'hui, les éleveurs de chèvres indonésiens demeurent de petits joueurs dans le secteur agricole. Daprès les sources commerciales, plusieurs problèmes fondamentaux limitent les améliorations qui peuvent être apportées à la productivité de l'élevage des chèvres d'Indonésie, qui expliquent pourquoi les élevages de chèvres sont toujours petits aujourd'hui, notamment :
- la non-disponibilité de chèvres propres à la reproduction;
- le manque de ressources suffisantes en matière de terres et d'aliments pour animaux;
- le manque de connaissances des éleveurs en matière d'élevage de chèvres;
- l'absence d'un programme sur les pratiques agricoles exemplaires à l'intention des éleveurs.
3. Politiques gouvernementales qui touchent les sous-secteurs des bovins (à viande et laitiers) et des chèvres
3.1 Les objectifs des politiques générales
Les objectifs des politiques du secteur agricole d'Indonésie comprennent l'amélioration de l'économie des régions rurales pauvres et de la sécurité alimentaire, ainsi que l'augmentation de la capacité d'exportation de certains produits agricoles. En ce qui concerne l'amélioration de la sécurité alimentaire, le fait d'atteindre l'autosuffisance dans le secteur du riz et d'autres produits de base, comme la viande et le lait, représente à la base un moyen de contrôler l'inflation et les opérations de change.
3.2 La Direction générale des services d'élevage et son rôle
La Direction générale des services d'élevage (DGSE) est l'instance gouvernementale centrale responsable de la planification, de la mise en uvre et de la surveillance de la production nationale de bétail au nom du ministère de l'Agriculture. Ce rôle comprend l'élaboration de politiques, la planification et la mise en place de programmes d'élevage du bétail, la prestation de services de soutien technique, la surveillance obligatoire et la mise en quarantaine du bétail, y compris les responsabilités liées à la mise à l'essai des produits du bétail et au contrôle de la qualité, à la mise en quarantaine et à la sécurité alimentaire.
En ce qui concerne le secteur des ruminants, la mission de la DGSE consiste à :
- augmenter la population et la productivité des ruminants;
- optimiser la possibilité d'utilisation des ressources du bétail et des aliments pour animaux;
- favoriser le développement des technologies et de l'équipement appropriés;
- améliorer la qualité des services administratifs et techniques de l'élevage des ruminants;
- améliorer l'intégration du développement du secteur des ruminants au secteur commercial, ainsi que la coordination entre les deux secteurs.
Voici les objectifs à long terme de la DGSE :
- augmenter l'accès à la viande et au lait à l'échelle nationale;
- accroître le revenu et le bien-être des éleveurs;
- diminuer la dépendance vis-à-vis des importations de viande et de ruminants;
- augmenter l'efficacité de l'élevage des ruminants.
Les programmes généraux à mettre en place aux fins de latteinte de ces objectifs comprennent :
- l'augmentation de la population et de la productivité des ruminants grâce à l'insémination artificielle, la reproduction naturelle et la prévention rigoureuse de l'abattage des femelles fécondes;
- la production accrue de viande grâce au développement de l'élevage bovin, au développement de l'élevage de bovins à vocation double, aux croisements, aux systèmes d'élevage améliorés et au perfectionnement institutionnel des éleveurs;
- l'augmentation de la production de lait grâce à la méthode du parent de remplacement, à l'élevage de bovins à vocation double, aux systèmes d'élevage améliorés et au perfectionnement institutionnel des éleveurs;
- la production d'aliments pour animaux grâce au développement des technologies appropriées, à l'utilisation des déchets agricoles et des agroindustries, à l'élaboration d'avantages particuliers aux sites pour le fourrage vert;
- la mise au point doutils et d'équipements appropriés à l'élevage de ruminants, à la transformation des aliments pour animaux et au traitement des déchets agricoles;
- le développement de l'élevage des ruminants grâce à l'aménagement de zones de reproduction, à la facilitation de partenariats de partage et de sociétés de commerce, de groupes de formation et de coopératives agricoles, à l'élaboration de modèles de gestion et d'une culture agricole particulière à la région, et à la stimulation de l'accroissement des investissements dans le bétail;
- la responsabilisation des éleveurs grâce aux activités de développement des capacités, à l'amélioration du rôle des agents locaux et au développement des connaissances institutionnelles de ces derniers.
3.3 Politiques et programmes visant la reproduction du bétail
Au fil des ans, le gouvernement central et les gouvernements locaux ont lancé divers programmes afin d'augmenter la production bovine et ont obtenu un certain succès. Le gouvernement participe déjà à des projets de recherche qui visent à améliorer la reproduction des bovins. Il offre également de nombreux programmes pour l'amélioration du rendement des petits éleveurs. Ces programmes comprennent la prestation de services d'insémination artificielle et d'appoint, ainsi que des plans de crédit afin d'aider les éleveurs et les engraisseurs.
L'agence de recherche du ministère de l'Agriculture, l'Indonesian Agency for Agricultural Research and Development (IAARD), dirige onze centres de recherche, dont l'Indonesian Centre for Animal Science Research and Development (ICASRD).
L'ICASRD compte deux instituts, situés à Bogor, qui se concentrent sur la production animale et la médecine vétérinaire, ainsi que deux stations de recherche à Pasuruan (bovins à viande) et à Sungei Putih, dans la province de Sumatra du Nord (chèvres). Les recherches qu'on y effectue portent sur l'élevage et la reproduction du bétail, la manipulation après l'abattage, le fourrage et les aliments pour animaux, les sciences vétérinaires, la pharmacologie, le matériel génétique des animaux d'élevage des cultures fourragères et les microorganismes.
Outre les programmes d'amélioration de l'élevage, le programme national d'insémination artificielle (IA) et l'introduction de l'engraissement commercial des bovins, il n'existe aucun programme à long terme pour améliorer l'efficacité de la production de ruminants à petite ou à grande échelle.
3.4 Le programme d'autosuffisance en matière de buf
Le gouvernement a lancé un programme d'autosuffisance en matière de buf, objectif qui devait d'abord être atteint en 2005, mais qui, après révision, a été remis à 2010. Ce programme avait pour but de réduire le nombre d'importations de bovin et de buf à 10 % de la demande totale en 2010. Cet objectif n'a évidemment pas été atteint et sa réalisation a été de nouveau repoussée, cette fois-ci à 2014.
En accord avec cet objectif, le ministère de l'Agriculture a lancé, en février 2010, plusieurs programmes qui visent à accélérer l'accroissement du troupeau national au cours des cinq prochaines années, dans le but d'atteindre l'autosuffisance à 90 % en matière de buf et d'augmenter la production interne de lait à 40 % d'ici 2014. Les mesures prises pour atteindre cet objectif comprennent :
- l'établissement de fermes de reproduction;
- de l'aide financière pour les éleveurs de bovins (à viande et laitiers) par le truchement du programme de crédit pour l'élevage de bovins (Kredit Usaha Pembibitan Sapi ou KUPS);
- l'optimisation et l'intensification de l'insémination artificielle et de la reproduction naturelle;
- la production et la fourniture d'aliments pour animaux de qualité;
- la prévention des maladies de l'appareil reproducteur et l'amélioration des services de santé animale;
- l'amélioration de la qualité des services d'abattage du pays;
- la prévention de l'abattage des femelles fécondes;
- le développement de l'élevage bovin commercial;
- le contrôle des importations de bovins et de viande;
- le contrôle de la distribution et de la commercialisation du buf.
Le programme de crédit pour l'élevage de bovins (KUPS), prévu pour 2010 à 2013, permettra aux éleveurs de recevoir des prêts bancaires subventionnés pour importer du sperme et des animaux reproducteurs de qualité supérieure. Le gouvernement comblerait l'écart entre les 5 % d'intérêts payés sur les prêts par les petits éleveurs et le taux du marché, soit environ 14 %. Le plan de crédit est offert aux entrepreneurs, aux coopératives ou aux groupes d'éleveurs qui exploitent des entreprises d'élevage bovin.
Le gouvernement espère que, grâce à ces prêts, un plus grand nombre d'entreprises seront attirées par le secteur de l'élevage bovin afin d'accroître la population bovine. Si tout va comme prévu, le pays connaîtra une hausse de la production de buf et de lait et, par conséquent, réduira sa dépendance aux importations.
Le gouvernement a confié aux îles de Lombok et de Sumbawa, dans la province de Nusa Tenggara Barat (NTB), la charge de produire un million de vaches d'ici 2014, dont 80 % doit agrandir le troupeau de bovins à viande et 20 %, le troupeau de bovins laitiers. À l'heure actuelle, les éleveurs de l'île de Lombok possèdent chacun de trois à cinq vaches. Voici quelques points clés à cet égard :
- Les autorités locales encourageront les éleveurs à créer des coopératives pour 40 à 50 animaux et leur fourniront des taureaux Bali, Brangus ou Simmental afin de rehausser la qualité du troupeau.
- On aura également recours au sperme de taureaux de qualité supérieure.
- Dans l'île de Sumbawa, où les fermes sont, en général, plus grandes que dans l'île de Lombok, les ranchs de taille importante seront encouragés. Il sagit de faire de la province de Nusa Tenggara Barat (NTB) le centre national du bétail de qualité, dans le cadre de l'objectif d'autosuffisance en matière de buf et de lait.
L'élevage de bovins à viande dans la province de Nusa Tenggara occidental (NTB)
Les deux principales îles de la province sont Lombok et Sumbawa. Dans l'île de Sumbawa, il existe de plus en plus de grandes fermes d'élevage bovin où les éleveurs sont propriétaires de pâturages. Les vastes étendues de terres arides, particulièrement dans l'île de Sumbawa, offrent des pâturages parfaits pour les bovins.
Emplacement de la province de Nusa Tenggara occidental (NTB)
Description
Emplacement de la province de Nusa Tenggara occidental (NTB) - sud-est indonésie
Le gouvernement a confié aux îles de Lombok et de Sumbawa la charge de produire un million de vaches d'ici 2014, dont 80 % doivent agrandir le troupeau de bovins à viande et 20 %, le troupeau de bovins laitiers. Les types d'entreprises d'élevage qui seront établies dans la province de NTB comprennent la reproduction, les parcs d'engraissement, les petits ranchs et dautres services d'aval pertinents. Les entreprises qui comporteront un partenariat entre les éleveurs et l'entreprise principale seront attirées dans la province. On encouragera l'élevage bovin à Sumbawa alors que les parcs d'engraissement se trouveront plutôt à Lombok. Il sagit de faire de la province de NTB le centre national du bétail de qualité, dans le cadre de l'objectif d'autosuffisance en matière de buf et de lait.
À l'heure actuelle, les éleveurs de l'île de Lombok possèdent chacun de trois à cinq vaches. Les autorités locales encourageront les éleveurs à créer des coopératives regroupant de 40 à 50 animaux et leur fourniront des taureaux Bali, Brangus ou Simmental afin d'améliorer la qualité du troupeau. On aura également recours au sperme de taureaux de qualité supérieure. Dans l'île de Sumbawa, où les terres sont nombreuses et où certaines fermes comptent plus de 50 têtes, les autorités locales encourageront l'établissement de petits ranchs où les bovins peuvent paître dans des enclos.
On prévoit de nouvelles plantes à teneur élevée pour nourrir les vaches, ainsi que des projets d'irrigation à partir de réserves d'eau souterraine pour assurer la pousse des cultures. Les sources commerciales indiquent que, selon la disponibilité des fourrages, la province de NTB a la capacité d'élever jusqu'à 1,7 million de têtes. Elles ajoutent que la plus grande faiblesse de la province découle du fait qu'il n'y a que 150 vétérinaires pour desservir les deux îles, ce qui ne suffit pas à combler les besoins de lélevage croissant de bovins à viande dans la région.
Les villages de la province de NTB pratiquent l'élevage bovin depuis des siècles. La province produit un surplus d'environ 7 800 bovillons par année, lesquels sont généralement utilisés dans le commerce interrégional, toujours selon les sources commerciales. À noter que l'île de Lombok possède le droit exclusif d'exporter des vaches vers d'autres provinces, pratique bien établie depuis 1831.
En 2009, on comptait 567 219 bovins à viande, par rapport à 451 165 têtes en 2005. Les bovins Bali représentaient la race prédominante de la province. La quantité de viande de buf produite est passée de 5 460 tonnes en 2005 à 7 277 tonnes en 2009. Daprès les sources commerciales, les bovins de la meilleure qualité sont produits dans la province de NTB, où les bovins à viande âgés de trois ans peuvent atteindre un poids moyen de 300 à 450 kg tandis que les bovins reproducteurs peuvent atteindre un poids moyen de 250 à 275 kg à l'âge de deux ans et demi. Le gain de poids moyen quotidien est d'environ 0,5 à 0,8 kg.
À la suite de l'annonce du gouvernement sur la transformation de la province en centre national de bétail de qualité, six entreprises australiennes ont signé un protocole d'entente, à la fin mars 2010, pour mettre en place des entreprises commerciales afin d'investir dans des entreprises d'élevage bovin en Indonésie.
Les fermes de reproduction seront probablement situées dans trois provinces : la Papouasie occidentale, le Nusa Tenggara oriental (NTT) et le Nusa Tenggara occidental (NTB).
De plus, le gouvernement modifiera les politiques sur les importations de bovins d'engraissement afin de soutenir le programme d'autosuffisance en matière de buf et de protéger les fournisseurs locaux. Cela entraînera sans doute la réduction des importations de bovins vivants.
Les représentants de la DGSE précisent que, en pratique, la quantité réelle de bovins d'engraissement importés est généralement plus faible que la quantité d'importations demandé et distribuée aux importateurs. De plus, les bovins d'engraissement ne peuvent pas tous être abattus immédiatement; certains doivent être engraissés avant d'être mis sur le marché et les femelles fécondes sont séparées aux fins de reproduction.
Selon le directeur de l'élevage de ruminants, la recommandation en matière de bovins d'engraissement pour 2009 était d'environ 1,1 million de têtes, mais la quantité réelle reçue a été de 700 000 têtes, dont plus de 200 000 têtes devaient être engraissées. En réalité, en 2009, moins de 500 000 bovins importés ont été livrés afin d'être abattus immédiatement.
Les annonces sur ces politiques ont suscité de grandes inquiétudes chez les exportateurs de bovins australiens puisqu'il « est très probable » que la demande d'importations de bovins de la part de l'Indonésie diminuera.
3.5 Nouveau cadre stratégique pour le développement de l'élevage laitier
En 2009, le président Susilo Bambang Yudhoyono a demandé au ministère de l'Agriculture d'élaborer un réseau de marchés alternatifs pour le lait cru produit par les éleveurs laitiers. Cela a pour but de diminuer la dépendance du secteur de l'élevage vis-à-vis de l'IPS. Les éleveurs laitiers dépendent grandement du commerce avec l'IPS, ce qui leur donne un pouvoir de négociation très faible.
Le Ministère a reçu l'ordre d'élaborer des stratégies pour créer des programmes de suppléments laitiers pour les écoliers, à l'aide du lait produit au pays.
Le lait destiné à ces programmes pourrait être transformé dans trois usines de transformation du lait de la GKSI. On a proposé que ces usines servent à produire du lait pasteurisé à ultrahaute température (lait UHT), du lait concentré sucré et du lait pasteurisé. Au moment de la rédaction du présent rapport, ce programme n'était pas encore en place.
3.6 Politiques sur le développement de l'élevage caprin
L'élevage caprin fait partie de la politique générale d'amélioration de la subsistance des régions rurales grâce au développement de petits élevages dans ces régions. Toutefois, le ministère de l'Agriculture n'accorde pas la même attention à son développement qu'au développement de l'élevage bovin (à viande et laitier).
Divers projets de recherche ont été réalisés ou sont en cours aux fins du développement de races plus productives pour l'environnement indonésien. Cela comprend le croisement de races locales avec des chèvres Boer pour lamélioration de la production de viande, la recherche sur la production de lait de chèvre et de fourrages alternatifs pour les chèvres à l'aide de divers déchets agricoles de la région.
Les nouveaux croisements ou les nouvelles techniques d'élevage sont habituellement présentés à l'occasion de démonstrations dans les villages afin d'être adoptés par les agriculteurs locaux. Les petits éleveurs reçoivent les nouveaux croisements, ainsi qu'une formation appropriée et des conseils de la part des stations de recherche de l'ICASRD.
Il faut souligner que les éleveurs locaux se sont plus facilement adaptés à l'élevage caprin qu'à l'élevage bovin, principalement en raison des coûts d'entrée relativement faibles et des techniques plus simples de gestion des fermes d'élevage caprin. La plupart des éleveurs de chèvres ont appris le métier auprès de membres de leur famille; il est donc relativement facile d'atteindre une croissance naturelle dans ce secteur d'élevage sans trop d'aide directe du gouvernement.
4. Le marché de demain
Au cours des cinq dernières années l'économie de l'Indonésie a connu une croissance de 4,5 % par année et les analystes économiques prévoient un taux de croissance annuel semblable jusqu'en 2014, à moins de situations imprévues qui pourraient nuire à l'économie du pays. On prévoit que la population passera à 245 millions de personnes d'ici 2014, ce qui augmentera le nombre de consommateurs de lait et de viande de buf et de chèvre.
Selon les sources commerciales, les marchés du buf, du lait de vache et de la viande de chèvre ont cru de 7 à 10 % au cours des cinq dernières années. À noter quune grande partie de cette croissance est attribuable à Jakarta (la capitale) puisque les consommateurs aisés y consomment ces produits régulièrement tout au long de l'année.
Les prévisions optimistes quant à l'augmentation de la consommation de buf, de lait de chèvre et de viande de chèvre indiquent qu'elle continuera à un taux d'environ 10 % par année au cours des cinq prochaines années. Selon ce scénario, d'ici 2014, la consommation annuelle pourrait passer à 410 000 tonnes de buf, 53 000 tonnes de viande de chèvre et 3,3 millions de tonnes de lait de vache, et la consommation annuelle par habitant, à 1,7 kg de buf, 0,2 kg de viande de chèvre et 13,5 kg de lait de vache.
Daprès ces prévisions, d'ici 2014 le marché indonésien présentera une demande de 3,6 millions de bovins et de 4,6 millions de chèvres.
Selon les sources industrielles, si le programme gouvernemental visant à augmenter le troupeau national de bovins à viande et laitiers s'avère fructueux, l'Indonésie pourrait fournir, d'ici 2014 :
- 3,2 millions de bovins à viande;
- 1,2 million de tonnes de lait.
Cela signifie que, pour répondre à la demande prévue, on devra peut-être importer environ 420 000 bovins d'engraissement et environ 2 millions de tonnes de produits laitiers en 2014.
De plus, les sources industrielles prévoient que, selon le taux de croissance actuel, d'ici 2014, l'Indonésie pourrait pouvoir fournir 3,4 millions de chèvres destinées à l'abattage, à savoir que 1,2 million de têtes devront peut-être être importées en 2014 afin de répondre à la demande du marché.
Les exportateurs canadiens et les associations industrielles canadiennes concernées qui souhaitent recevoir un suivi sur les possibilités soulignées dans le présent rapport et obtenir plus d'information sur les personnes-ressources commerciales en Indonésie devraient communiquer avec le délégué commercial en agroalimentaire de l'ambassade du Canada à Jakarta à l'adresse de courriel suivante jkrta-td@international.gc.ca