Service d'exportation agroalimentaire
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SIAL Canada - Exporter au Japon
Conférencier :
Greg Folinazzo, agent des marchés et du commerce, Agriculture
et Agroalimentaire Canada (AAC), Bureau régional de l'Ontario.
Pendant le séminaire de cet après‑midi, Greg Folinazzo a présenté un aperçu du paysage agroalimentaire actuel du Japon – cet important marché de consommation pour les exportateurs canadiens – en se penchant sur les tendances et les conditions économiques, de même que sur les répercussions du récent tremblement de terre.
Le Japon est le plus grand importateur net de produits agroalimentaires et de fruits de mer au monde, et le Canada en est le 4e fournisseur, après les États‑Unis, la Chine et l'Australie. En 2009, le Canada a exporté pour 3 milliards de dollars de produits agroalimentaires au Japon, soit le plus grand marché d'outre‑mer de produits agroalimentaires du Canada. Le Japon importe environ 60 % des aliments dont il a besoin, rendant le marché japonais, évalué à 69,5 milliards de dollars, hautement concurrentiel.
Greg a illustré la façon dont la conjoncture économique actuelle et la clientèle du Japon façonnent cet attrayant marché d'exportation. En 2010, le produit intérieur brut (PIB) du Japon a augmenté de 4 % par rapport à 2009. Le gouvernement japonais s'est fixé un objectif de taux de croissance nominal du PIB de 3 % pour la prochaine décennie. Le yen est actuellement très fort, de sorte que les importations sont moins coûteuses et possiblement plus intéressantes. Le Japon, avec sa population de 127,7 millions fortement urbanisée et géographiquement concentrée, compte de nombreux marchés présentant une grande diversité de goûts, d'attentes pour les produits d'importation, de circuits de distribution, de détaillants, etc. (p. ex. Kanto, Kansai, Kyushu). La part de population vieillissante du Japon s'accroît plus rapidement que partout ailleurs, ce qui favorise une demande de produits sains, adaptés aux personnes âgées et pouvant remplacer les repas‑maison. Par ailleurs, un nombre croissant de ménages d'une personne stimule la demande de produits pratiques, prêts‑à‑servir et offerts en portions individuelles. Ce segment de la population tend également à adopter des habitudes d'achat hebdomadaires en plus gros volume dans les supermarchés ou les hypermarchés, au détriment des courses traditionnelles au quotidien.
Traditionnellement, le régime japonais était caractérisé par une consommation élevée de glucides (riz, nouilles), une consommation modérée de protéines (tofu, fruits de mer) et une consommation très faible de graisse animale. Les viandes et les produits laitiers étaient consommés en très faibles quantités, tandis que les pommes de terre, les fruits, les légumineuses et les fruits de mer l'étaient en quantités modérées. Au fil des ans, les Japonais ont adopté un régime alimentaire plus occidental, avec une consommation accrue de viande, de produits laitiers, d'œufs et de matières grasses. Greg a souligné le fait que McDonald's a atteint un sommet des ventes sans précédent au Japon en 2010 – la facilité n'étant pas le seul facteur en cause, mais également les habitudes alimentaires de style plus occidental et la sensibilité au prix. Le Japon compte désormais plus de 45 000 dépanneurs, qui contribuent à accentuer la tendance dans la catégorie des plats cuisinés. Les ventes en ligne augmentent également, ce qui démontre que la commodité est une priorité croissante chez les consommateurs japonais. On prévoit que les achats en ligne atteindront 50 milliards de dollars d'ici 2015, alors que de plus en plus de consommateurs resteront à la maison et passeront du temps sur Internet. On note que les commandes en ligne d'aliments naturels ont enregistré une hausse, tout comme les commandes de produits alimentaires biologiques et sans pesticides. Ces dernières ont augmenté de 12,6 % et devraient continuer de croître de manière importante. Le marché biologique du Japon a également connu une croissance importante. En 2009, la taille du marché était d'environ 454 milliards de yens, en hausse de 8 % comparativement à 2008. La sensibilisation aux aliments biologiques est toutefois faible, et peu de consommateurs font une distinction nette entre « biologique », « naturel » et « sans produits chimiques ». Les détaillants non spécialisés tendent également à proposer peu de produits biologiques. Cependant, le marché des aliments fonctionnels est le plus développé du monde et est évalué à 19,6 milliards de dollars américains. Greg a indiqué que ce marché a remporté ce succès grâce aux consommateurs japonais très soucieux de leur santé et à une demande accrue pour ce type de produits en raison du vieillissement de la population.
On estime que 89 % des consommateurs japonais choisiraient plus volontiers des produits du marché intérieur plutôt que des produits d'importation, principalement pour des raisons de qualité et de salubrité. Bien que le Canada soit perçu favorablement au Japon, les produits canadiens sont peu connus comparativement à ceux des concurrents. Le Canada fait face à la concurrence (quelquefois subventionnée) des États‑Unis, de l'Australie, de la Chine, de l'Asie du Sud‑Est et de l'Union européenne. De plus, Greg a mentionné que tandis que les consommateurs japonais sont nantis, raffinés et exigeants, avec une préférence marquée pour la qualité et la salubrité qu'ils attribuent aux produits d'origine japonaise, les récents scandales touchant la salubrité des aliments chinois ont créé une incertitude. Les consommateurs sont de plus en plus préoccupés par les questions de salubrité des aliments et recherchent des solutions de rechange. Beaucoup de produits sur le marché sont désormais assortis d'un code « Réponse rapide », qui peut être lu au moyen d'un téléphone cellulaire. Ce code dirige le consommateur vers un site Internet qui présente de l'information sur le lieu de culture du produit, sur l'agriculteur, etc., ce qui contribue à l'établissement de la traçabilité au Japon.
Greg a soulevé un point intéressant concernant le marché des marques privées, qui présente également des perspectives commerciales prometteuses. En effet, en raison principalement de la sensibilité croissante aux prix et des inquiétudes concernant l'économie et la sécurité d'emploi, les marques privées bénéficient d'une popularité croissante. Au Japon, le marché des marques privées a connu une croissance de 21,6 % en 2009, pour atteindre 2,3 trillions de yens. La présence des marques privées est aussi en hausse dans les dépanneurs.
Le récent séisme et le tsunami subséquent, de même que la contamination radioactive produite par la centrale nucléaire, ont causé des dommages considérables dans les provinces de Tohoku et de Kanto, situées sur la côte Pacifique. Il est estimé que les pertes économiques totaliseront 235 milliards de dollars américains, soit 4 % du PIB. La région touchée est un important producteur de fruits de mer, de viande, de légumes et de riz. Si les répercussions à moyen et à long terme sur la demande en produits agroalimentaires restent incertaines, il est fort probable que le Japon observera à court terme une chute de la demande de produits fins, au profit de celle des aliments de première nécessité.
Les bureaux régionaux d'AAC peuvent aider les entreprises à se préparer pour aborder ce marché, à évaluer son potentiel, à accéder à un réseau de personnes‑ressources qualifiées et à résoudre des problèmes. Visitez le site Web du SEA pour de plus amples renseignements sur les bureaux régionaux, ou consultez notre section d'information sur le marché du Japon pour plus de détails sur le commerce et les statistiques économiques.
Pour toute autre question concernant le contenu de cette présentation, veuillez communiquer avec :
Greg Folinazzo
Agent des marchés et du commerce, AAC
Agriculture et Agroalimentaire Canada
Téléphone : 519‑780‑8005
Télécopieur : 519‑837‑9782
174 Stone Road West
Guelph, Ontario N1G 4S9
folinazzog@agr.gc.ca
À la prochaine!
Cheryl Hogan
Agente de projets, Service d'exportation agroalimentaire
cheryl.hogan@agr.gc.ca
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