Les succès à l'étranger
Service des délégués commerciaux du secteur agroalimentaire

2010




Table des matières





Vue d'ensemble
Service des délégués commerciaux du secteur agroalimentaire (SDCSA)

Promotion du secteur agroalimentaire du Canada à l'étranger

Réussites à l'étranger : faits saillants, 2010 2011

Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) est fier du dévouement des délégués commerciaux du Ministère qui déploient des efforts à l'échelle mondiale pour le compte des secteurs canadiens de l'agroalimentaire et de la pêche. Ils forment une équipe dynamique ayant à coeur d'améliorer les résultats des entreprises canadiennes, au moyen de stratégies destinées à accroître les exportations. La contribution des délégués commerciaux consiste à assurer l'accès de produits canadiens aux marchés, à trouver de nouveaux débouchés pour les exportateurs canadiens et à aider ceux ci à les exploiter, et à faire valoir la contribution positive des produits canadiens aux économies locales.

Ces délégués se rattachent au Service des délégués commerciaux du secteur agroalimentaire, lequel réunit 33 employés sur 20 marchés étrangers et est financé par Agriculture et Agroalimentaire Canada. De concert avec une équipe complémentaire plus nombreuse de délégués commerciaux s'occupant du secteur et relevant d'Affaires extérieures et Commerce international Canada, ils font partie d'un réseau mondial de spécialistes de l'expansion du commerce extérieur ayant un accès privilégié à des informations commerciales et à des personnes-ressources, décidés à promouvoir les intérêts du Canada à l'étranger. Ils offrent aux clients canadiens des services précieux pour la prise de décisions et pour la réalisation de leurs objectifs à l'étranger. Ils partagent la vision d'autres membres du Service des délégués commerciaux du Canada à l'échelle mondiale qui sont reconnus pour leur excellence, la grande qualité de leur services et leur contribution à la prospérité et à la capacité d'innovation du Canada.

Cette publication souligne les réussites, sur les différents marchés, de nos délégués commerciaux qui travaillent en étroite collaboration avec des partenaires sectoriels, fédéraux et provinciaux. Ils contribuent à la réalisation de l'objectif général, lequel est de promouvoir l'expansion des marchés et d'accroître la compétitivité du secteur de l'agriculture, de l'agroalimentaire et des produits agroindustriels.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien en Chine

Informations générales

La Chine compte 1,3 milliard d'habitants, soit 20 p. 100 de la population mondiale, mais les terres arables ne représentent que 9 p. 100 de la superficie nationale. La hausse du revenu disponible de la classe moyenne a fait bondir la demande chinoise de produits alimentaires de qualité et plus variés, notamment en provenance de l'étranger. La Chine est le troisième marché du Canada, qui a exporté des produits agroalimentaires et des produits de la pêche d'une valeur ayant totalisé 2,7 milliards de dollars canadiens en 2009. Les relations commerciales Canada Chine ne sont pas limitées à des activités classiques d'importation et d'exportation. Des entreprises étudient des possibilités de collaboration dans les domaines des sciences et de l'innovation, de l'investissement réciproque et des transferts technologiques, autant d'activités qui contribueront à la prospérité future du Canada.

Les délégués commerciaux d'AAC en Chine

À l'heure actuelle, des délégués commerciaux sont affectés au secteur agroalimentaire dans quatre bureaux commerciaux du Canada en Chine, à savoir, à Chongqing, à Guangzhou, à Pékin (Beijing), à Hong Kong et à Shanghai

Réseau de délégués du secteur agroalimentaire en Chine

Le réseau de délégués commerciaux affectés au secteur agroalimentaire en Chine et à Hong Kong, qui compte dix-sept membres, est l'un des plus importants réseaux canadiens du monde. Les délégués sont répartis dans cinq missions : Pékin (Beijing), Chongqing, Guangzhou, Hong Kong et Shanghai. De ce nombre, huit délégués occupent des postes financés par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), sept sont financés par le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) et deux (dont un spécialiste en matière vétérinaire) par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Quatre délégués sont canadiens et tous sont en poste à Pékin.

Les membres du réseau communiquent régulièrement pour se tenir au courant d'importants faits nouveaux (p. ex. des problèmes d'accès au marché) pouvant avoir des retentissements dans toutes les missions, pour partager leurs préoccupations et leurs idées et pour travailler ensemble à la coordination des initiatives afin d'obtenir les meilleurs résultats sur le plan commercial. Les délégués mettent à profit les forces de chacun et veillent à éviter le chevauchement, afin de mieux servir les clients canadiens et de les aider à réussir sur le marché chinois. Les délégués se réunissent également chaque année pour partager des renseignements sur le marché, planifier le travail pour l'année à venir et établir l'ordre de priorité des sous secteurs en fonction de la demande sur le marché chinois et de la capacité des fournisseurs canadiens.


Mise en valeur de la qualité des produits canadiens de la pêche à Pékin

Réussite

L'ambassade du Canada à Pékin (Beijing), de concert avec Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), l'Institut de technologie du Sud de l'Alberta (Southern Alberta Institute of Technology – SAIT), quatre associations sectorielles canadiennes, un distributeur chinois de produits canadiens et la province de l'Alberta, a organisé le 21 mai 2009, sous le thème La qualité est dans notre nature », une démonstration de cuisine et une occasion de réseautage. Sept chefs de l'équipe du SAIT, en visite en Chine dans le cadre d'un concours, ont offert leurs services gratuitement pour faire la démonstration, à des représentants des médias et à des chefs cuisiniers chinois, des meilleures façons de préparer le poisson et les fruits de mer du Canada. L'événement visait principalement à montrer que les produits canadiens de la pêche sont sains et de grande qualité et peuvent être cuisinés de multiples façons.

L'équipe du SAIT a fait des démonstrations en direct de la préparation de la morue charbonnière, des pétoncles, du homard et de la plie du Canada. Après ces démonstrations, les invités, dont huit journalistes et trente-trois chefs cuisiniers chinois, ont eu l'occasion de goûter aux mets, d'échanger des idées avec les chefs du SAIT et de parler affaires avec des représentants des fournisseurs canadiens participants. Les chefs canadiens, dont celui de l'ambassadeur, Mme Rosalyn Ediger, ont fortement contribué à la promotion des produits de qualité de la pêche canadienne dans le cadre d'échanges avec leurs homologues chinois sur les différentes méthodes de préparation et de présentation.

Cet événement est un excellent exemple d'activité de promotion très peu coûteuse et très rentable pouvant découler de l'étroite collaboration entre l'ambassade, AAC, les provinces, des entreprises canadiennes et des chefs canadiens. Grâce au chef de l'ambassadeur, les chefs canadiens du SAIT ont accepté de participer à l'événement sans rémunération, les organismes parrains ont fourni gratuitement tous les ingrédients et l'événement s'est tenu, sans frais, dans la salle multifonctionnelle de l'ambassade. Les fournisseurs canadiens ont trouvé très utiles les commentaires des utilisateurs finals sur les produits canadiens de la pêche en démonstration, surtout les remarques sur les avantages, les inconvénients, les difficultés et les utilisations courantes. L'ambassade a aussi reçu des propositions utiles au sujet de futurs activités de promotion possibles

Importance

Un sondage réalisé après l'événement a révélé que la démonstration a été jugée « très utile » par 60 p. 100 des participants et « utile » par 40 p. 100 d'entre eux. L'événement a fait l'objet d'une grande couverture dans des revues chinoises spécialisées, publicité d'une valeur de 50 972$.

Au cours de l'événement, au moins cinq chefs cuisiniers de Pékin (Beijing) ont dit qu'ils aimeraient collaborer avec l'ambassade à des activités de promotion des produits canadiens de la pêche dans leur hôtel, restaurant ou école de formation professionnelle. En outre, la chef de l'équipe du SAIT a précisé qu'elle était disposée à collaborer de nouveau avec l'ambassade, à l'avenir. En conséquence de l'événement, l'Hôtel Intercontinental (Financial Street) à Pékin a lancé la promotion d'aliments d'origine canadienne qui s'est poursuivie tout au long du mois d'avril 2010 dans son restaurant Monsoon. Le restaurant a accueilli quelque 200 clients par jour. L'événement a aussi donné lieu à la présentation de mets canadiens, en novembre dernier, dans le cadre d'une promotion d'un mois par l'un des grands restaurants de Pékin (Beijing), en collaboration avec l'un des fournisseurs canadiens ayant participé à l'événement. Cette activité de promotion a connu un tel succès que le restaurant hôte a décidé de garder à sa carte trois mets préparés à partir de deux espèces canadiennes.

Perspectives commerciales

Les chefs cuisiniers peuvent influer sur les décisions d'achat dans les hôtels et restaurants. Il est très important de bien informer les utilisateurs finals, comme les chefs, parce que la manipulation et la préparation incorrectes peut diminuer, au lieu de mettre en valeur, la qualité et le goût ou la texture des produits de luxe.

La Chine connaît un accroissement de la demande de produits de la pêche haut de gamme qui représente une valeur de quelque 1,8 milliard de dollars canadiens. Le maintien de la présence du Canada et de ses efforts de diplomatie publique est indispensable au maintien et à l'accroissement de la part canadienne sur ce marché où s'exerce une vive concurrence, surtout de la part de la Russie, du Chili et des États-Unis, qui font une promotion vigoureuse de leurs produits.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien à Hong Kong

Informations générales

Hong Kong est réputée l'une des zones commerciales les plus ouvertes et l'une des villes les plus densément peuplées du monde. Région administrative spéciale de la Chine, Hong Kong est autonome dans presque tous les domaines sauf ceux de la défense nationale et des relations extérieures. En 2009, Hong Kong était le sixième marché du Canada, qui y a exporté des produits agroalimentaires et des produits de la pêche d'une valeur de 543 millions de dollars canadiens. Un emplacement géographique privilégié en bordure de la mer de Chine méridionale et une économie libérale très évoluée font de Hong Kong une destination clé pour les exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la pêche. Comptant 7,5 millions d'habitants et n'ayant pour ainsi dire aucune agriculture commerciale moderne, Hong Kong importe 95 p. 100 des aliments qui y sont consommés, conditions créant des occasions à long terme pour les exportateurs canadiens de produits agroalimentaires.

Les délégués commerciaux d'AAC à Hong Kong

Au consulat du Canada à Hong Kong, l'équipe du secteur agroalimentaire est composée de deux employés recrutés sur place relevant d'AAC ainsi que d'une employée canadienne et d'une employée recrutée sur place partageant les fonctions d'un poste relevant d'Affaires étrangères et Commerce international Canada (MAECI).

L'équipe de délégués du secteur agroalimentaire à Hong Kong

M. Houston Wong s'est joint à l'équipe du secteur agroalimentaire au consulat général du Canada à Hong Kong en novembre 1994 et a été promu délégué commercial de l'agroalimentaire en juillet 1996. Il est principalement chargé de se tenir au courant des initiatives rattachées à la politique commerciale agricole et des modifications apportées à celle-ci, de l'adoption de nouveaux règlements régissant les aliments et la santé et d'autres obstacles non tarifaires à l'importation de produits agroalimentaires, à Hong Kong et Macao, et d'en faire rapport. Il fournit un appui aux exportateurs canadiens de produits agroalimentaires sous forme d'études de marché, de renseignements sur les occasions d'affaires et sur les principaux obstacles, de recherche de personnes-ressources, d'information sur les activités à venir et d'aide au règlement de problèmes de dédouanement. M. Wong participe aussi à l'organisation d'activités de promotion, comme des missions commerciales, des foires et des expositions. Avant d'entrer en fonction au consulat général, il a été négociant de produits de la viande à Hong Kong et en Chine continentale. La grande expérience qu'il a acquise dans le secteur privé lui permet de considérer les occasions et les difficultés dans une optique commerciale.

Mme Lisa Lee a été engagée au consulat général en qualité de déléguée commerciale adjointe en août 1998. Elle fournit un soutien à deux délégués commerciaux chargés des secteurs de l'agroalimentaire et de la pêche. Elle détient un baccalauréat de l'Université de Toronto et a travaillé dans le secteur canadien du tourisme et de l'hébergement. Elle parle couramment anglais, cantonais et mandarin.

Mme Shirley Ong, consule et déléguée commerciale à Hong Kong, est entrée au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international à Ottawa en 2002, où elle a occupé le poste d'agente du service extérieur. Elle a également exercé des fonctions à Pékin et à Shanghai. Elle appuie les délégués de l'équipe du secteur agroalimentaire dans leur travail.

Mme Kitty Ko est entrée au consulat général à Hong Kong en août 1996, en qualité de déléguée commerciale. Elle s'occupe de la promotion du commerce des produits de la pêche ainsi que de certains secteurs non alimentaires, à Hong Kong et à Macao. Elle a préalablement acquis une grande expérience dans la vente d'aliments et dans la mise au point de produits auprès d'une brasserie de Hong Kong et de l'entreprise Loblaw Brands Limited.


Rétablissement de l'accès du boeuf à Hong Kong, par la défense des intérêts commerciaux du Canada

Réussite

Le 6 décembre 2009, au cours d'une visite officielle à Hong Kong, le premier ministre a annoncé le rétablissement de l'accès du boeuf canadien, dont le boeuf non désossé, aux marchés de Hong Kong et de Macao.

Le consulat général a collaboré étroitement avec les autorités locales pour assurer la communication ainsi que l'accès rapide et facile à l'information au cours des négociations sur un accès accru au marché. L'un des résultats importants a été la conclusion, annoncée en janvier 2009 par le ministre d'AAC, M. Gerry Ritz, d'un accord visant un accroissement progressif de l'accès du boeuf canadien, jusqu'au plein accès obtenu en décembre 2009.

Importance

En conséquence de cet accord, le Canada peut maintenant exporter à Hong Kong et à Macao une plus large gamme de produits du boeuf, dont des morceaux non désossés, que ses principaux concurrents, dont les États-Unis. Le Canada a donc accru sa part du marché, laquelle est passée d'à peine 1 p. 100 en 2002 (avant la crise de l'ESB) à 6 p. 100 en 2009*. Le Canada a exporté à Hong Kong 15 fois plus de boeuf en volume, ce dernier étant passé de 503 787 kilogrammes en 2002 à 7 877 027 kilogrammes en 2009*. Cette même année, Hong Kong et Macao ont été les quatrième et cinquième marchés du boeuf du Canada.

L'accès accru du boeuf non désossé au marché crée d'importants débouchés pour les producteurs canadiens. Au cours des deux premiers mois de 2010 seulement, le Canada a exporté à Hong Kong 810 007 kilogrammes de boeuf non désossé, soit des exportations d'une valeur de 3,7 millions de dollars*. Comme les exportateurs canadiens de boeuf non désossé ont encore un plus grand accès au marché de Hong Kong que ceux des États-Unis, ils continueront de tirer parti de la forte demande de ce produit.

Perspectives commerciales

Même si les importations hongkongaises de boeuf désossé canadien en 2009 (6 351 501 kilogrammes) représentaient 14 p. 100 de moins qu'en 2008 (7 430 432 kilogrammes)* en raison de la capacité d'approvisionnement insuffisante des producteurs canadiens, l'ouverture du marché de Hong Kong à ce produit est venue à point et le Canada a pu maintenir une croissance de 7 p. 100 de ses exportations de boeuf non désossé, lesquelles sont passées de 7 430 432 kilogrammes en 2008 à 7 933 632 kilogrammes en 2009*. La capacité canadienne de transformation du boeuf continue de s'améliorer, ce qui permettra d'exploiter les occasions d'affaires considérables que continue d'offrir Hong Kong.

* World Trade Atlas, statistiques sur les importations provenant du Hong Kong Census and Statistics Department.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien à Shanghai

Informations générales

Shanghai offre un énorme débouché pour les aliments transformés, les boissons et les produits de la pêche. Quatre des dix plus importantes chaînes de supermarchés en Chine ont leur siège social dans cette ville dont l'économie a progressé à un taux annuel supérieur à 10 p. 100 durant plus de 10 ans. La région, dont les importations de produits agroalimentaires et de produits de la pêche sont parmi les plus importantes en Chine continentale, continuera d'offrir d'innombrables occasions aux exportateurs canadiens de ces produits à mesure que croîtra l'économie.

Les délégués commerciaux d'AAC en Chine de l'Est

Le consulat à Shanghai compte deux délégués commerciaux et une déléguée commerciale adjointe affectés aux secteurs de l'agroalimentaire et de la pêche, qui concentrent leurs efforts sur l'accroissement des occasions d'affaires et sur l'accès au marché. Le territoire de l'équipe couvre l'Est de la Chine, dont la ville de Shanghai et les provinces du Jiangsu, de Zhejiang, d'Anhui et du Hubei.

L'équipe de délégués du secteur agroalimentaire en Chine de l'Est

L'équipe de délégués du secteur agroalimentaire à Shanghai est composée de deux délégués commerciaux, M. Henry Deng et Mme Claire Zhu, et d'une déléguée commerciale adjointe, Mme Dora Wang, tous décidés à servir les clients canadiens dans le respect des valeurs du Service des délégués commerciaux. L'équipe dépasse toujours les attentes des clients et est constamment à la recherche de moyens novateurs de créer des débouchés sur le marché chinois pour les produits et services agroalimentaires canadiens. Les membres de l'équipe ont établi des liens avec des entreprises, des organismes gouvernementaux et des personnes-ressources dans divers milieux du secteur agroalimentaire sur le territoire desservi.

Par ses initiatives proactives, la très grande qualité des services fournis et son esprit de collaboration, l'équipe fait non seulement preuve de l'excellence attendue du Service des délégués commerciaux du Canada, mais elle va au-delà, ce qui en fait un précieux atout pour le Service, les clients, le consulat général à Shanghai et le Canada. En 2009, l'équipe s'est vue décerner le prix d'excellence du consulat général du Canada à Shanghai pour la grande qualité de son travail et pour ses résultats significatifs.

Au cours de l'exercice financier 2009-2010, l'équipe a fourni des services à 233 clients canadiens, transmis 48 occasions d'affaires au Canada, remporté 24 succès et attiré 54 nouveaux clients au Canada. Elle a enregistré 8 477 consultations d'études de marché ou demandes de renseignements sur les produits agroalimentaires et 398 consultations relatives aux produits de la pêche.

L'équipe est dirigée par M. Henry Deng, qui est entré en fonction au consulat général du Canada en décembre 1993 en qualité d'agent commercial, puis a été promu délégué commercial principal en 1997. Depuis, il est responsable de l'agroalimentaire et des machines agricoles et est chef d'équipe.

Diplômé universitaire à Shanghai en 1982, M. Deng a exercé des fonctions à la Division de R-D et dans le Service de génie du Bureau des grains de Shanghai (Shanghai Grain Bureau). Il avait précédemment été agriculteur dans le Nord-Est de la Chine. De 1987 à 1992, il a été rattaché au Programme national de constitution de réserves de grains et de distribution de la Chine (China National Grain Reserve and Distribution Program) et a occupé le poste de directeur du centre de distribution des grains de Shanghai. Promotion des intérêts du secteur agricole canadien à Shanghai

Accroissement des exportations de produits agroalimentaires et de produits de la pêche du Canada dans la province du Hubei

Réussite

À l'heure actuelle, 37 entreprises locales importent régulièrement des produits agroalimentaires et des produits de la pêche du Canada, nombre en hausse par rapport à celui de 34 en 2009 et 30 en 2008. Cet accroissement est attribuable en partie à la publication de deux bulletins mensuels en chinois par les délégués du secteur agroalimentaire à Shanghai qui y présentent des informations obtenues des bureaux du Canada ailleurs en Chine. Ces bulletins sont distribués à des personnes-ressources clés, soit 4 500 dans l'agroalimentaire et 1 600 dans le domaine de la pêche. Ces bulletins font toujours la promotion du Canada en tant que pays concurrentiel à l'échelle mondiale et lieu privilégié pour l'investissement, l'innovation et les activités de production à valeur ajoutée. Les bulletins fournissent aussi de l'information sur les produits et la technologie d'origine canadienne ainsi que sur les activités de promotion et les occasions de faire des affaires et d'investir.

Le Hubei, récemment ajouté au territoire du consulat à Shanghai, a un solide secteur agricole et il recherche des produits agroalimentaires de grande qualité ainsi que des technologies agroalimentaires. Avec l'appui d'AAC, les délégués du secteur agroalimentaire à Shanghai ont poursuivi, avec le gouvernement de cette province, des négociations qui ont abouti à la signature d'un protocole d'entente Canada-Hubei visant l'amélioration génétique du porc et des vaches laitières, protocole qui a créé d'importantes occasions d'affaires et de coopération pour les secteurs canadiens.

Au début de 2010, l'équipe a organisé un festival des produits de la pêche du Canada dans l'hôtel international Wuhan Jinjiang, afin de faire la promotion de ces produits dans le Hubei. Une démonstration de cuisine a été faite par un chef renommé. Les produits canadiens présentés comprenaient le homard, le panope, le crabe des neiges, le saumon, les pétoncles, les myes, ainsi que le vin de glace, le beurre et le sirop d'érable. Ces produits ont également été offerts à la carte du restaurant de l'hôtel. AAC a fourni du matériel d'information qui a été largement distribué durant les dix jours de l'activité de promotion. Sous le slogan « La qualité est dans notre nature » d'AAC, cette activité mettant en valeur l'image de marque a contribué à sensibiliser davantage la région à la qualité des produits canadiens et à la capacité des fournisseurs canadiens.

Importance

Le festival des produits de la pêche du Canada a attiré une grande couverture médiatique et suscité un grand intérêt chez les consommateurs. Par cette initiative, les délégués du secteur agroalimentaire à Shanghai ont renforcé leurs relations avec leurs partenaires locaux et mis en place un circuit de distribution pour l'approvisionnement de Wuhan (Hubei) en produits canadiens de la pêche. Les fournisseurs canadiens de produits de la pêche ont aussi eu l'occasion de mieux connaître les spécialistes des produits de la pêche et les consommateurs de Wuhan et du Hubei. Cet événement a permis de faire la promotion des produits de la pêche, mais aussi de rehausser la présence du Canada dans le Hubei et d'informer les habitants de la province du pavillon du Canada à l'Exposition mondiale à Shanghai.

Perspectives commerciales

L'Est de la Chine, région de forte importation de produits agroalimentaires et de produits de la pêche du Canada, est la porte du marché chinois. Les céréales et oléagineux et les poissons et fruits de mer vivants comptent parmi les dix principales catégories d'exportations canadiennes destinées à cette région, qui offre d'excellentes occasions pour les exportateurs canadiens de produits, services et technologies liés à l'agroalimentaire et à la transformation, et entre autres à la production agricole et à l'amélioration génétique.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien dans l'Union européenne (UE)

Informations générales

L'Union européenne (UE) est le plus grand importateur de produits agroalimentaires et de produits de la pêche au monde, la valeur de ses importations ayant atteint plus de 145,7 milliards de dollars en 2009. Cette année-là, les échanges canadiens de ces catégories de produits se sont élevés à une valeur de 6 milliards de dollars; les exportations canadiennes de ces produits vers l'UE ont totalisé 2,45 milliards de dollars, ce qui signifie que le Canada a enregistré avec l'UE un déficit commercial de 1,1 milliard de dollars dans les échanges de ces produits. Les exportations canadiennes vers l'UE sont surtout constituées de blé, de soja, de graines de lin, de lentilles, de haricots, de homard, de crevettes et de sirop d'érable. Composée de 27 marchés distincts et comptant un bassin de consommateurs relativement aisés, l'UE offre d'innombrables occasions aux exportateurs canadiens. Elle regorge de débouchés pour les produits canadiens, mais le régime de réglementation complexe et l'accroissement des échanges intérieurs présentent certaines entraves. Il est espéré que les négociations commerciales entre le Canada et l'UE aboutiront à l'élimination de bon nombre des obstacles et à la création d'occasions plus nombreuses pour les exportateurs canadiens de produits agroalimentaires et de produits de la pêche.

Les délégués commerciaux d'AAC dans l'UE

AAC compte actuellement sept délégués commerciaux et délégués commerciaux adjoints dans l'Union européenne. La mission canadienne est établie à Bruxelles, principal centre de décision en matière de politique commerciale. Deux déléguées commerciales d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), l'une d'origine canadienne et l'autre recrutée sur place, se trouvent à Bruxelles. Les efforts déployés sont concentrés sur le règlement des difficultés en matière d'accès et sur la recherche de nouveaux débouchés pour les produits canadiens. D'autres délégués sont aussi en poste à Rome, à Londres et en Allemagne

L'équipe de délégués du secteur agroalimentaire en Londres, Royaume-Uni

L'équipe de délégués du secteur agroalimentaire en Europe est composée de sept membres, à savoir M. Karl Dupuis, Mme Roxan Hooshangi et Mme Julie Ferguson-Centil, à Bruxelles, Mme Anne-Sophie Hottiaux et Mme Nora Grütters, à Düsseldorf, Mme Emma Finn, à Londres, et M. Marco Valicenti, à Rome. Chaque membre joue un rôle important dans le règlement des problèmes d'accès au marché et dans la promotion des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la pêche. La mission auprès de l'UE à Bruxelles est le principal organe de négociation et de règlement en matière d'accès aux marchés de l'UE. L'équipe compte plusieurs réussites liées à l'établissement d'un protocole applicable en cas de détection d'un OGM non autorisé dans des expéditions de lin, de soja et de canola. Les efforts de l'équipe ont permis au Canada de conserver ou d'obtenir l'accès au marché européen de produits agroalimentaires, d'une valeur de plus de 700 000 $, en 2008.


Règlement des problèmes d'accès aux marchés de l'UE

Réussite

En 2009, en conséquence de la découverte à plusieurs reprises de traces de variétés génétiquement modifiées non autorisées, l'équipe du secteur agroalimentaire à Bruxelles a dû agir vite. En juin 2009, deux variétés génétiquement modifiées ont été décelées en Allemagne dans des expéditions de soja en provenance des États-Unis, entraînant l'interdiction presque totale des exportations de soja et de produits dérivés provenant d'Amérique du Nord et destinées à l'UE. En août 2009, après la découverte d'une variété génétiquement modifiée non autorisée dans une expédition de lin, l'UE a immédiatement interdit son importation. En 2008, le marché du lin avait une valeur de plus de 300 millions de dollars. En plus de travailler au règlement de ces difficultés, l'équipe s'est efforcée d'obtenir l'accès au marché européen du canola T45, variété génétiquement modifiée dont l'utilisation aux fins de l'alimentation humaine ou animale n'était pas autorisée.

Importance

L'équipe du secteur agroalimentaire à Bruxelles a vigoureusement fait valoir les vues du Canada devant la Commission et s'est assurée de l'appui de groupes sectoriels européens qui l'ont aidée à faire pression sur la Commission pour obtenir un règlement rapide. La Direction générale de la santé et des consommateurs (DG-SANCO) a précisé qu'elle n'était pas prête à établir un seuil de faible présence, mais elle a accepté d'accélérer le processus d'autorisation pour les deux variétés de maïs décelées. En novembre 2009, les deux variétés ont été autorisées et les exportations canadiennes ont repris en décembre 2009.

L'équipe a mené l'examen de la question auprès de la DG-SANCO, lequel a abouti à l'établissement, à la fin de 2009, d'un protocole permettant la reprise des exportations canadiennes de graines de lin, en décembre de la même année.

Les hauts fonctionnaires canadiens en poste dans les États membres de l'UE ont plaidé auprès des gouvernements de ces pays hôtes en faveur de l'autorisation de T45, espèce de canola génétiquement modifiée non autorisée par l'UE aux fins de l'alimentation humaine ou animale. La DG-SANCO a autorisé l'importation de T45 en mars 2009. En décembre de la même année, le Portugal a importé plus de 90 000 tonnes de canola canadien, soit les premières expéditions canadiennes de canola à entrer dans l'UE depuis 1995.

Perspectives commerciales

Le marché européen du soja, d'une valeur de plus de 6,4 milliards de dollars, est le plus important débouché du Canada pour ce produit. En raison de la forte demande de soja non génétiquement modifié qui y existe, l'Europe permet au Canada de continuer de rivaliser avec les États-Unis et le Brésil, et elle offre l'occasion d'exploiter des créneaux à l'avenir.

L'autorisation de T45 a permis au Canada d'avoir accès au marché européen du canola qui représente une valeur globale de 1,3 milliard de dollars. L'accès du Canada aux marchés est récent, mais les exportations canadiennes qui y sont destinées ont une valeur de 42 millions de dollars. L'augmentation des importations européennes de canola offrira au Canada la possibilité de devenir un important fournisseur sur ce marché.

Même si les exportations canadiennes de graines de lin destinées à l'Europe ont fléchi en 2009, le Canada reste le plus gros exportateur de ce produit. La reprise des exportations de lin à destination de l'Europe et la croissance de la demande mondiale offriront d'innombrables occasions aux exportateurs canadiens de ce produit.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadienen Allemagne

Informations générales

L'Allemagne, l'un des moteurs de l'Union européenne sur le plan politique et économique, occupe le deuxième rang en importance pour les importations de produits agroalimentaires, celles-ci ayant atteint une valeur de 56 milliards de dollars canadiens en 2009. Le Canada est actuellement le 37e fournisseur du pays, les exportations canadiennes ayant une valeur de 198 millions de dollars canadiens, mais les autres pays de l'UE restent les principales sources des importations de l'Allemagne. Les exportations canadiennes se composent surtout de graines et de grains, de produits de la pêche, de fruits et de noix. Ces dernières années, la demande d'aliments biologiques et d'aliments santé à valeur ajoutée s'est accrue sur le marché allemand.

Les consommateurs allemands, qui accordent une très grande importance au prix, sont toujours à la recherche du meilleur rapport qualité-prix. Pour cette raison, les détaillants à prix réduits (magasins minimarges et maxidiscompteurs) sont relativement nombreux (environ 13 000) en Allemagne. La santé et le mieux-être sont devenus une plus grande préoccupation au cours des dix dernières années et celle-ci est le principal moteur de l'essor des secteurs des aliments biologiques, des aliments fonctionnels et des nutraceutiques en Allemagne.

L'Allemagne offre d'innombrables occasions à long terme pour les exportateurs canadiens, en raison de son emplacement géographique et de son solide secteur manufacturier qui approvisionne plusieurs pays d'Europe occidentale et d'Europe centrale.

Les délégués commerciaux d'AAC en Allemagne

À l'heure actuelle, AAC emploie une déléguée commerciale engagée sur place et une adjointe qui sont chargées du marché allemand depuis Düsseldorf. Elles ont pour tâches d'accroître les occasions d'affaires et de faciliter l'accès au marché.

L'équipe de déléguées du secteur agroalimentaire en Allemagne

L'équipe de déléguées commerciales du secteur agroalimentaire en Allemagne est composée de Mme Anne-Sophie Hottiaux, engagée sur place, et de son adjointe, Mme Nora Grütters. Mme Anne-Sophie Hottiaux, entrée en fonction au consulat à Düsseldorf en mai 2010, a succédé à M. Stephan Rung à son départ à la retraite après près de 30 ans de service en qualité de délégué commercial.

Mme Hottiaux a principalement pour tâche d'aider les entreprises canadiennes du secteur de l'alimentation à exporter leurs produits en Allemagne et en Autriche. À cette fin, elle veille à leur fournir des renseignements de qualité pertinents, à maintenir et à étendre un réseau de personnes-ressources locales, à élaborer et à mettre en application un solide programme de promotion destiné à attirer l'attention sur les possibilités qu'offrent les produits alimentaires canadiens et à contribuer à faire croître les ventes de produits alimentaires canadiens. L'expérience qu'elle a acquise précédemment dans le secteur privé, entièrement dans le domaine de la commercialisation des produits alimentaires, lui a fourni une solide connaissance du secteur et de la commercialisation à l'étranger.

Mme Nora Grütters est entrée en fonction en 1999. Elle fournit un appui à la mise en oeuvre des activités de promotion et elle est spécialiste de toutes les questions relatives à l'accès au marché. Au fil des ans, elle a acquis une bonne connaissance du secteur agroalimentaire tant de l'Allemagne que du Canada.


Mise à profit des Jeux olympiques de 2010 pour promouvoir les produits agroalimentaires du Canada en Allemagne

Réussite

Parallèlement aux Jeux olympiques de 2010 à Vancouver, l'équipe de délégués du secteur agroalimentaire en Allemagne a organisé une activité de promotion d'envergure des produits alimentaires et boissons du Canada avec Citti, une chaîne de cinq établissements de vente au comptant dans le nord de l'Allemagne. Citti est un important fournisseur pour des hôtels et restaurants, des bateaux de croisière et d'autres entreprises spécialisées de toute l'Allemagne et des pays voisins.

Plus de 50 produits canadiens étaient visés par l'activité de promotion, dont des produits de la pêche, du vin, de la bière, des spiritueux, de la viande de bison, des marchandises sèches, du sirop d'érable et des canneberges séchées. L'activité visait en grande partie à faire mieux connaître les produits canadiens par divers moyens, tels que la publicité dans le dépliant hebdomadaire de Citti, la promotion en magasin, les dégustations et la distribution de matériel publicitaire (affiches, drapeaux et matériel publicitaire de la marque Canada).

Importance

Cette activité de promotion a été un franc succès. Au cours de la semaine, les ventes réalisées se sont élevées à 104 01$. La réussite n'a pas non plus été de courte durée, étant donné que les ventes de produits canadiens pour le mois de février ont dépassé 177 640$. L'activité a mis à profit l'engouement suscité par les Jeux olympiques qui se déroulaient au Canada et a fourni un complément à d'autres messages faisant valoir la qualité et la salubrité des produits agroalimentaires du Canada.

Vu le montant des ventes réalisées et les occasions inexploitées considérables qui semblent exister pour les produits canadiens, Citti a décidé d'ajouter définitivement à sa gamme 47 produits canadiens, dont le vin, l'eau, la bière, le whisky, le miel, le riz sauvage, le sirop d'érable, les canneberges, la viande de bison et des produits de la pêche.

Perspectives commerciales

En conséquence de cette réussite, Citti a déjà signalé sa volonté d'organiser une deuxième activité de promotion des produits du Canada à l'automne 2010, laquelle aura pour thème « Été indien ». L'équipe de délégués du secteur agroalimentaire en Allemagne examine actuellement avec un gestionnaire de Citti les produits pouvant être intégrés à l'activité de promotion ainsi que le lieu et la date de sa tenue.

Cette activité réussie a permis de mettre en valeur une gamme étendue de produits agroalimentaires et de produits de la pêche du Canada par une publicité claire, parallèlement aux Jeux olympiques du Canada, de générer des recettes pour Citti, de sensibiliser davantage les consommateurs allemands aux produits.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien en Italie

Informations générales

Deuxième branche d'activité de l'Italie, l'agriculture représente une valeur de près de 120 milliards d'euros (dont des exportations d'une valeur de 20 milliards d'euros). L'Italie doit importer 15 p. 100 des aliments consommés (dont environ 50 p. 100 des céréales et oléagineux, qui proviennent en grande partie du Canada). Les ménages italiens dépensent près de 20 p. 100 de leur revenu en aliments, qui sont la deuxième catégorie de dépenses. En dépit de la récession, le secteur agricole italien affiche une bonne perspective de croissance (+1,5 p. 100) pour l'année à venir. La consommation intérieure d'aliments est restée relativement stable, mais les importations italiennes d'aliments ont enregistré une hausse sur douze mois dans plusieurs sous-catégories, dont les produits de la pêche, les légumineuses et les céréales.

Les délégués commerciaux d'AAC en Italie

À l'heure actuelle, AAC emploie un délégué commercial canadien chargé du marché agroalimentaire en Italie. En poste à Rome, il a pour tâches d'accroître les occasions d'affaires et de faciliter l'accès au marché italien

En 2009, les exportations canadiennes de produits agricoles en Italie ont atteint une valeur de 465 millions de dollars, montant en hausse de 35 p. 100 par rapport à celui de 2008, ce qui fait de ce pays le plus important marché du Canada dans l'UE. Les exportations canadiennes de produits agroalimentaires se composent entre autres de blé, de légumineuses et d'ingrédients (préparations alimentaires). Les produits de la pêche exportés en Italie comprennent surtout le homard, le saumon et la morue. Les exportations canadiennes en Italie sont généralement constituées de marchandises en vrac, mais la part des produits agricoles à valeur ajoutée s'est progressivement accrue au cours des dernières années. Le secteur agroalimentaire de l'Italie offre aux exportateurs canadiens des occasions considérables qui consisteraient, par exemple, à conclure des alliances à caractère scientifique ou pour l'innovation en agriculture, à faire profiter des investisseurs italiens d'avantages particuliers du secteur agroalimentaire au Canada et à faire une plus grande promotion des ventes dans des sous-catégories particulières comme le porc, les produits de la pêche et les aliments santé. Les exportations de produits agricoles de base continuent d'afficher une croissance soutenue, mais les produits à valeur ajoutée représentent de nouvelles exportations d'une importance grandissante sur le marché italien.

Délégué du secteur agroalimentaire en Italie

Depuis septembre 2008, M. Marco Valicenti travaille à l'ambassade du Canada à Rome, où il exerce les fonctions de conseiller en agriculture et de représentant permanent suppléant auprès des Nations Unies (organismes pour l'alimentation) à Rome. Ses responsabilités, partagées à parts égales entre la sphère des relations bilatérales et celle des relations multilatérales, lui permettent de mieux saisir le caractère multidimensionnel de l'agriculture mondiale.

Avant l'entrée en fonction de M. Valicenti, en septembre 2008, les activités liées à l'agriculture étaient limitées à la seule sphère du commerce et de l'accès au marché. M. Valicenti a pour principal objectif de renforcer le programme commercial relatif à l'agriculture, aux aliments et aux boissons en Italie, par l'adoption d'une démarche plus équilibrée et mieux intégrée qui englobe la promotion du commerce, la stimulation de l'investissement étranger direct, la mise en oeuvre de la politique commerciale et une attention nouvelle aux possibilités de coopération dans le domaine des sciences et de l'innovation. M. Valicenti a occupé divers postes de direction à Agriculture et Agroalimentaire Canada, à savoir : directeur général de la gestion stratégique intégrée, conseiller du sous-ministre, spécialiste de la commercialisation à l'étranger et gestionnaire du programme agricole. Il détient une maîtrise en administration des affaires (MBA) et un baccalauréat en économie.


Collaboration dans les domaines des sciences et de la technologie en Italie

Réussite

Au cours du deuxième semestre de 2009, après avoir examiné à fond les possibilités de coopération et consulté de nombreux intéressés canadiens et italiens, M. Valicenti, de concert avec d'autres, a lancé le programme de partenariats pour l'innovation dans le secteur agroalimentaire, dans le cadre de « Tavolo Canada », une nouvelle initiative témoignant de l'importance du secteur pour les deux pays. Cette initiative (mise sur pied à la mission en 2007 et menée conjointement avec le ministère des Affaires étrangères de l'Italie) a donné lieu à une série d'activités réussies dans le cadre du programme de partenariats Canada-Italie dans les domaines des sciences et de la technologie, à savoir des ateliers, des tables rondes, des missions et des réunions d'entreprises sur l'innovation dans les principaux domaines prioritaires.

En mars 2010, le conseiller en agriculture et le délégué commercial responsable des sciences et de la technologie (S-T) ont organisé une mission canadienne d'une semaine en Italie ayant pour thème les sciences et la technologie dans le secteur agroalimentaire. Cette mission était sous la direction du scientifique en chef (Affaires internationales) d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). L'événement phare, une table ronde Canada-Italie sur l'innovation dans le secteur agroalimentaire, dont l'hôte était le ministre des Affaires étrangères, a réuni plus de 40 des principaux décideurs des secteurs public et privé en matière de S-T agricoles, issus de divers groupes agricoles, d'entreprises agricoles et de centres de recherche en Italie. Les participants à la table ronde ont examiné avec enthousiasme les domaines d'intérêt commun et les possibilités de coopération dans quatre domaines prioritaires : 1. la salubrité et la qualité des aliments; 2. le matériel génétique végétal et animal; 3. les nutraceutiques et les ingrédients santé; 4. les bioproduits. L'échange d'idées très positif ayant eu lieu au cours de la table ronde a permis de définir, avec l'appui de la majorité, une démarche par étapes visant la coopération plus étroite entre le Canada et l'Italie dans les domaines de la salubrité des aliments, de la nutrition et de la santé, au cours des deux prochaines années.

Importance

La mission a permis de faire beaucoup mieux connaître le secteur agroalimentaire canadien en Italie. Elle a servi à montrer non seulement la capacité en S-T du secteur, mais aussi l'importance de la S-T et son incidence sur le commerce. Il y a quelques années, par exemple, des expéditions volumineuses de grain (par exemple le blé) ont fait l'objet de mesures commerciales en raison de la découverte de la présence importante et inattendue de mycotoxines. Les deux pays effectuaient chacun des recherches poussées dans le domaine. Les parties ont convenu d'une démarche qui permettra d'améliorer les procédés d'échantillonnage et d'essai et les formalités, en vue d'éviter le recours à des mesures commerciales à l'avenir. Elles ont aussi convenu de collaborer dans la recherche sur les probiotiques. Le secteur privé des deux pays est incité à profiter de l'important intérêt suscité dans le cadre des activités de recherche proposées.

Perspectives commerciales

En conséquence directe de ces activités, les parties achèvent l'élaboration de plans de travail concrets qui seront mis en oeuvre au cours du deuxième trimestre de 2010. Une telle coopération intergouvernementale est une première en Italie; toutefois, le succès de cette initiative repose ultimement sur la compétitivité et la durabilité accrues qui résulteront des activités de recherche et d'innovation ciblées dans le cadre de cette collaboration Canada-Italie, grâce entres autres au règlement plus rapide des difficultés commerciales, en raison des relations existantes entre les gouvernements, les chercheurs et l'industrie et des résultats positifs de la recherche tournée vers l'avenir.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien au Royaume Uni

Informations générales

En 2009, le Royaume-Uni était le deuxième marché du Canada dans l'UE et le 15e importateur mondial de produits agricoles et agroalimentaires et de produits de la pêche. Très densément peuplé et ayant relativement peu de terres arables, le Royaume-Uni importe 40 p. 100 des denrées consommées au pays. En 2009, les ventes directes du Canada au Royaume-Uni ont totalisé plus de 418 millions de dollars. Les exportations canadiennes vers le pays sont surtout composées de blé, de légumineuses, de fromage, de sucre et de sirop d'érable et de produits de la pêche. Dans le domaine des produits à valeur ajoutée, le Royaume-Uni est un chef de file mondial de la vente au détail sous marque de distributeur, ce qui en fait un marché difficile en ce sens que les fournisseurs doivent respecter les exigences rigoureuses des détaillants. Ce marché offre des débouchés pour les fournisseurs d'autres produits à valeur ajoutée, entre autres les « produits sans » (p. ex. les produits sans gluten) et les aliments de collation tels que les barres céréalières et les produits à base de fruits. Le marché des produits biologiques a affiché un recul en raison de la récession et de l'importance grandissante qu'accordent les consommateurs britanniques à d'autres considérations, dont le commerce équitable, la durabilité, la production locale et le bien-être des animaux. Le Royaume-Uni offre aux exportateurs canadiens une multitude d'occasions et une excellente porte d'entrée à d'autres marchés de l'UE, tant pour les produits de base que pour les produits à valeur ajoutée.

Les délégués commerciaux d'AAC au Royaume-Uni

À l'heure actuelle, AAC emploie une déléguée commerciale engagée sur place qui est chargée du marché britannique depuis Londres. L'équipe de l'agroalimentaire au Royaume-Uni a pour tâches d'accroître les occasions d'affaires et de faciliter l'accès au marché.

Délégué du secteur agroalimentaire au Royaume Uni

L'équipe du secteur agroalimentaire fait partie de la Direction commerciale et économique du haut-commissariat du Canada à Londres. La direction, dirigée par Mme Sushma Gera, conseillère dans les secteurs de l'agriculture, de la pêche et des ressources naturelles, est formée de Mme Janet Farmer, déléguée commerciale pour l'agriculture et la pêche, Mme Emma Finn, déléguée commerciale pour les produits agroalimentaires, et Mme Jennifer Prosper, déléguée commerciale adjointe. Les membres de l'équipe ont principalement pour tâche d'aider les entreprises canadiennes à exporter au Royaume-Uni; plus précisément, ils doivent rassembler de l'information sur le marché, maintenir un bon réseau d'acheteurs éventuels qualifiés et faire valoir la capacité des producteurs agroalimentaires canadiens auprès des importateurs britanniques. Les membres de la Direction ont plus de 20 ans d'expérience dans leurs domaines particuliers.


Mise en valeur du Chardonnay du Canada à Londres

Réussite

Le 17 mai 2010, une dégustation de vins de type Chardonnay de l'Ontario a eu lieu à la Maison du Canada. Organisé par des viticulteurs de l'Ontario, sous la direction de M. Bill Redelmeier, de Southbrook Vineyards, avec l'appui du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) et du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario, cet événement visait à mettre en valeur 40 des meilleurs vins de type Chardonnay de la VQA de l'Ontario, lors d'une première dégustation pour les médias destinée à leur faire mieux connaître la qualité et la variété de ces vins. Étaient présents 95 des principaux chroniqueurs de vin et membres de l'industrie, dont Mme Jancis Robinson, M. Steven Spurrier, M. Oz Clarke et M. Charles Metcalfe. La dégustation a coïncidé avec la tenue du Salon international du vin de Londres (London International Wine Fair – LIWF), qui attire la plupart des commerçants de vin du Royaume-Uni et auquel ont assisté les viticulteurs ontariens.

M. Bill Redelmeier a eu l'idée d'organiser la dégustation lorsque le vin de l'entreprise Le Clos Jordanne, produit dans la péninsule du Niagara, a remporté l'an dernier un prestigieux concours à Montréal mettant en concurrence des vins de France et des vins des États-Unis. Le vin de type Chardonnay de l'entreprise, concurrente imprévue, a remporté la palme dans la catégorie. Les vins de type Chardonnay retenus pour la dégustation à Londres ont été sélectionnés par un groupe de spécialistes du vin sous la direction du chroniqueur Tony Aspler lors d'une dégustation à l'aveugle ayant eu lieu à Toronto.

Importance

La couverture médiatique a surtout pris la forme d'articles dans les journaux Globe and Mail, Toronto Star et Telegraph-Journal, ainsi que dans d'autres publications de la presse écrite et électronique. Mme Jancis Robinson a publié un article de fond dans le Financial Times, ainsi que les notes prises lors de la dégustation, sur son site Web.

Les réactions ont été positives, comme en témoignent ces exemples de commentaires : Mme Jancis Robinson, sur Twitter : « Vins canadiens de type Chardonnay : de tout, mais aussi quelques vins de très grande qualité. »

M. Steven Spurrier, dans la revue Decanter : « J'ai été émerveillé. Aucun des vins dégustés ne laissait à désirer. Ils sont tous très distincts. Ils sont tous brillamment produits. Je suis très impressionné. Je ne savais pas que vous aviez tout cela à offrir. »

Perspectives commerciales

Pour les viticulteurs capables d'exporter, la dégustation et la participation au Salon du vin de Londres ont été des occasions de faire la connaissance de distributeurs ou d'importateurs du Royaume-Uni et d'obtenir des commandes leur permettant d'entrer sur le marché. Pour les viticulteurs déjà établis au Royaume-Uni, la dégustation a été l'occasion de se faire mieux connaître et de renforcer leurs liens avec les distributeurs de leurs vins dans ce pays. Dans la stratégie pour le secteur viticole, élaborée par les responsables mondiaux du MAECI dans le secteur du vin, de la bière et des spiritueux et approuvée par le Comité national des exportations, le Royaume-Uni est désigné comme marché cible – et Londres comme ville prioritaire – dans l'UE, en sa qualité de marché-vitrine comptant de nombreux médias influents et offrant d'excellentes occasions pour les exportateurs de se faire connaître dans le milieu. Des activités de suivi et d'autres événements seront organisés pour tirer parti de cette réussite.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien en Inde

Informations générales

Les exportations canadiennes de produits agroalimentaires en Inde (dont la valeur a totalisé 548 million de dollars canadiens en 2009) se composent surtout de légumineuses. Toutefois, en conséquence de l'élimination de certaines barrières commerciales depuis 2008, de nouveaux débouchés sont apparus, entre autres pour la semence bovine ou porcine, les poussins nouveaux-nés et les oeufs d'incubation, les embryons de mouton et les bleuets cultivés ou séchés. La valeur de l'industrie alimentaire de l'Inde, de 181 milliards de dollars américains à l'heure actuelle, devrait passer à 258 milliards de dollars américains d'ici 2015 et à 318 milliards de dollars américains d'ici 2020. Il existe des débouchés pour des produits canadiens – entre autres les produits de la pêche (y compris en conserve), les produits alimentaires transformés et le vin de glace – qui sont exploitables si les produits sont offerts à bon prix et si des efforts de promotion et de développement sont déployés.

Les délégués commerciaux d'AAC en Inde

À l'heure actuelle, AAC emploie une déléguée commerciale canadienne en poste à New Delhi. Mme Kshatriya est chargée de promouvoir les exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la pêche en Inde. Elle a élargi l'équipe de délégués dont le nombre est passé de 2 à 7, et, de concert avec eux, elle exécute actuellement un programme stratégique d'appels et de visites visant à faire mieux connaître les entreprises canadiennes en Inde.

Délégué du secteur agroalimentaire en Inde

En 1997, M. Gurbans Sobti a ouvert le consulat à Chandigarh où il avait la charge de nombreux secteurs, mais était le principal responsable de l'accroissement des exportations de produits agroalimentaires. Le dévouement sans pareil de M. Sobti et les innombrables services qu'il a rendus aux clients canadiens au cours des 13 dernières années ont été signalés à maintes reprises et très appréciés. Ses efforts ont donné lieu aux premières exportations en Inde de divers produits canadiens, dont des nutraceutiques, du matériel génétique, de l'huile de canola, de malt d'orge et des aliments transformés. En 2006-2007 (année de mauvaise récolte en Inde), M. Sobti a également aidé la Commission canadienne du blé (CCB) à obtenir des commandes d'une valeur de 400 millions de dollars.

Mme Sudha Kshatriya, conseillère (Agriculture et alimentation)) et déléguée commerciale à New Delhi, est entrée en fonction en août 2009. Depuis, elle est chargée de faciliter le règlement de difficultés entravant l'accès au marché, de trouver de nouvelles solutions aux problèmes d'accès et de mettre en oeuvre le protocole d'entente Canada-Inde de janvier 2009 concernant la coopération en agriculture et dans les secteurs connexes.

Les exportations de légumineuses se poursuivent en vertu d'une exemption, laquelle a été renouvelée bien avant son échéance grâce à l'intervention de Mme Kshatriya. Elle a également réussi à convaincre le Groupe de travail sur les légumineuses (Pulses Working Group) de l'Inde de se rendre au Canada en juillet 2010, permettant ainsi de trouver une solution au problème que pose depuis six ans la fumigation obligatoire. En outre, Mme Kshatriya a pu, pour la première fois, convaincre les autorités indiennes d'accorder la priorité au règlement des questions de longue date en matière de santé animale et a organisé la première vidéoconférence Canada-Inde sur les questions zoosanitaires. Elle a aussi organisé la première réunion du groupe de travail mixte dans le cadre du protocole d'entente sur la coopération et elle fournit un appui aux sous-groupes à la recherche de projets de coopération dans les domaines de l'amélioration génétique animale, de la commercialisation de produits agroalimentaires et des nouvelles technologies.


Promotion du matériel génétique animal du Canada en Inde

Réussite

Le Canada est l'un des premiers pays avec lesquels l'Inde a signé, en 2008-2009, un protocole de certification zoosanitaire visant les semences et les embryons de bovins. Le consulat à Chandigarh a entrepris de faire mieux connaître en Inde l'expertise canadienne en matière d'amélioration génétique des bovins. Les efforts concertés déployés durant plusieurs mois ont abouti à des premières exportations à trois grandes entreprises indiennes.

Importance

Le savoir-faire canadien en matière d'amélioration génétique et d'élevage est très recherché dans les principaux États producteurs de lait de l'Inde, à savoir le Maharashtra, le Karnataka, le Penjab, le Kerala, le Tamil Nadu et l'Haryana. Les entreprises canadiennes concentrent leur attention sur le marché grandissant et, avec l'aide du consulat à Chandigarh, elles obtiennent des commandes de matériel génétique et de techniques d'élevage de bovins. En outre, les entreprises canadiennes commencent à chercher des occasions de partenariat avec des coopératives laitières indiennes.

L'Inde prévoit dépenser 3,8 milliards de dollars canadiens pour accroître la production laitière nationale et l'industrie laitière canadienne investit beaucoup à cette fin. Les entreprises canadiennes sont bien placées pour répondre aux besoins de l'Inde. Elles peuvent aussi participer à des projets conjoints d'amélioration génétique des bovins (et des porcs) récemment définis par le sous-groupe de travail sur l'amélioration génétique, lequel a été formé en vertu du protocole d'entente Canada-Inde de 2009 concernant la coopération en agriculture. Le Canada n'a aucun concurrent étranger en Inde dans le domaine de l'amélioration génétique du porc. Chandigarh s'emploie également à occuper une place importante dans ce secteur. L'Inde pourrait vraisemblablement devenir très bientôt l'un des plus importants marchés pour les exportateurs canadiens de matériel génétique animal et de techniques d'élevage.

Perspectives

Les supermarchés des villes de l'Inde présentent des créneaux inexploités pour les exportateurs canadiens de produits transformés, dans la mesure où ils sont offerts à bon prix et où des efforts sont déployés pour en faire la promotion. De nouveaux débouchés et de nouvelles occasions d'affaires apparaissent pour des produits spécialisés ou fins, comme les produits de la pêche (dans la restauration), l'huile de canola, le vin de glace, le sirop d'érable, les sauces et condiments, les aliments prêts à consommer et les aliments santé. Les efforts concertés que déploie l'Inde pour améliorer ses cheptels laitiers et porcins donnent lieu à nouvelles demandes au sujet du matériel génétique animal du Canada. Chandigarh et Kolkata cherchent aussi à établir des partenariats avec le ministère de la Transformation des aliments (Ministry of Food Processing) et les gouvernements des États pour la création de parcs industriels alimentaires. Les discussions avec des instituts indiens de recherche sur des projets de coopération dans les domaines de la technologie après récolte, de la gestion de l'eau, de la culture de blé résistant à la sécheresse et des biocarburants à base cellulosique de deuxième génération, entre autres, s'annoncent très prometteuses.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien au Japon

Informations générales

Le Japon est la deuxième destination des exportations agroalimentaires du Canada et le plus gros importateur mondial de produits agroalimentaires. Étant donné que seulement 13 p. 100 de sa superficie totale est propice à l'agriculture et qu'il compte plus de 127 millions d'habitants, le Japon doit importer plus de 60 p. 100 des produits agricoles et alimentaires dont il a besoin. Pour cette raison, il représente un énorme débouché à long terme pour les exportateurs canadiens de produits agroalimentaires.

Les délégués commerciaux d'AAC au Japon

À l'heure actuelle, dix délégués commerciaux et délégués commerciaux adjoints affectés au secteur agroalimentaire canadien concentrent leurs efforts sur l'accroissement des occasions d'affaires au Japon et sur l'accès au marché japonais. M. Takashi Furukawa est le délégué commercial local d'Agriculture et Agroalimentaire Canada au Consulat du Canada à Nagoya.

Délégué du secteur agroalimentaire de Nagoya

M. Takashi Furukawa est entré en fonction en décembre 2005 au consulat à Osaka, où il a été chargé des secteurs de l'environnement, des produits du bâtiment et de la technologie océanologique jusqu'en mars 2007, date à laquelle il a acquis la responsabilité du secteur agroalimentaire. Auparavant, il a travaillé durant plus de 16 ans dans des sociétés japonaises de commerce extérieur. Il excelle dans la découverte de nouveaux débouchés et de nouveaux clients.

Fort de son expérience en commerce international, M. Furukawa s'emploie à faire connaître et à promouvoir activement la capacité et les produits du Canada dans les régions de Chubu et de Kansai. Il détient une maîtrise en administration des affaires de l'Université de Western Australia et parle japonais et anglais.

Territoires et responsabilités : Région de Tokai (préfectures d'Aichi, de Gifu et de Mie) et région de Kansai (préfectures de Hyogo, de Kyoto, de Nara, d'Osaka, de Shiga et de Wakayama).

Délégué commercial inestimable au Japon, M. Furukawa excelle dans l'expansion du commerce et le rapprochement d'entreprises canadiennes et d'entreprises japonaises pour le commerce d'alcool et de spiritueux, d'oléagineux et de cultures spéciales, de canneberges et de bleuets, d'aliments emballés et de confiseries. Il a aussi contribué à l'établissement d'importantes alliances entre des associations sectorielles et l'académie culinaire Tsuji (Tsuji Cooking Academy) qui sont devenues un moyen clé de commercialiser et de promouvoir des produits canadiens.


Promotion novatrice des produits alimentaires canadiens

Réussite

La Commission canadienne du blé (CCB) a conclu un accord de partenariat à long terme avec la Tsuji Cooking Academy, la plus importante académie culinaire du Japon, établie à Osaka, en vue de la promotion du blé et des pâtes alimentaires du Canada. Le consulat du Canada à Nagoya a aidé la CCB à entrer en rapport avec l'académie et l'a conseillée sur des activités de promotion possibles au Japon, auprès de cette dernière. L'une des activités promotionnelles entreprises dans le cadre de cette alliance est l'émission télévisée Grand Prix parents-enfants.

Cette émission est réalisée par TV Osaka et l'académie culinaire Tsuji. Ce concours est parrainé par Canada Porc International, la CCB, la Commission canadienne du tourisme, le consulat du Canada à Nagoya, Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), des bureaux provinciaux (Alberta, Colombie-Britannique, Ontario et Québec) au Japon, la Kansai Electric Power Company (KEPCO), Panasonic et de nombreuses autres entreprises de renom. L'émission présente un concours annuel dans le cadre duquel des équipes parent-enfant préparent un mets original d'inspiration canadienne en utilisant des ingrédients d'origine canadienne.

Importance

Le Canada est le seul pays dont les produits ont été choisis pour cette émission et y sont mis en vedette depuis 2003. L'émission est diffusée par quatre chaînes de télévision, chaque année en août, à un public pouvant atteindre plus de 8,5 millions de ménages dans la région de Kansai. L'émission sert à faire connaître et à mettre en valeur la salubrité et la qualité de divers produits canadiens et elle contribue à renforcer l'image de marque Canada.

Perspectives commerciales

L'émission télévisée Grand Prix parents-enfants permet aux entreprises canadiennes de faire la promotion de nouveaux produits sur le marché japonais. L'aval donné par l'académie culinaire Tsuji en utilisant des produits alimentaires canadiens et la publicité qu'elle en fait ainsi sont une attestation de leur qualité pour les restaurateurs et les épiceries. L'élargissement de la diffusion de l'émission et de la gamme de produits alimentaires canadiens qui y sont mis en valeur pourrait offrir un moyen stratégique de fidéliser le marché japonais.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien au Mexique

Informations générales

La combinaison de la croissance de la demande et de celle des prix a donné lieu à une hausse de 34 p. 100 des importations mexicaines de produits agroalimentaires entre 2006 et 2008, importations d'une valeur de plus de 25 milliards de dollars. Le Mexique est le treizième importateur net de produits agroalimentaires au monde et la quatrième destination des exportations canadiennes de ces produits, dont la valeur est de 1,5 milliard de dollars. Au Mexique, les terres arables, dont seulement 3 p. 100 sont irriguées, ne représentent que 13 p. 100 de la superficie totale, ce qui oblige le pays à recourir à l'importation pour répondre aux besoins en alimentation de ses 111 millions d'habitants. La population mexicaine est relativement jeune, affichant la plus forte proportion (29,1 p. 100) d'habitants de moins de 14 ans de tous les pays de l'OCDE.

Les délégués commerciaux d'AAC au Mexique

À l'heure actuelle, sept délégués commerciaux et délégués commerciaux adjoints affectés au secteur agroalimentaire canadien concentrent leurs efforts sur l'accroissement des occasions d'affaires au Mexique et l'accès au marché mexicain. M. Alejandro Ruiz est le délégué commercial local d'Agriculture et Agroalimentaire Canada à l'ambassade du Canada au Mexique.

L'équipe de délégués du secteur agroalimentaire au Mexique

Alejandro Ruiz, délégué commercial, est membre de l'équipe du secteur agroalimentaire* à l'ambassade du Canada depuis mai 2002. Souvent, les membres de l'équipe exercent des activités qui sont complémentaires et se recoupent, mais les principales fonctions de M. Ruiz consistent à se tenir au courant et à faire rapport des mesures rattachées à la politique commerciale agricole du Mexique et des changements pouvant y être apportés, ainsi que de l'adoption de nouveaux règlements sanitaires et d'autres obstacles non tarifaires à l'importation de produits agroalimentaires. Il aide à répondre aux demandes d'exportateurs canadiens à la recherche d'information sur les obstacles au commerce et sur la réglementation et il aide les entreprises à régler des problèmes d'accès et de dédouanement associés aux formalités douanières à la frontière. Il participe aussi à des activités de promotion des exportations telles que des missions, des foires ou des expositions commerciales.

M. Ruiz a étudié à l'Universidad Panamericana (Université panaméricaine), où il a obtenu un baccalauréat en administration des affaires, avec spécialisation en commerce international. Il a travaillé pour le ministère de l'Agriculture du Mexique (SAGARPA), où il a occupé plusieurs postes, dont ceux de chef du service responsable de la politique agricole (1999-2000) et de sous-directeur des études en économie agroalimentaire (2000-2002). Dans l'exercice de ses fonctions au SAGARPA, M. Ruiz a acquis une expérience précieuse dans l'agroalimentaire, surtout en ce qui concerne les difficultés liées au commerce international. Il a participé aux négociations sur les questions agroalimentaires dans le cadre de plusieurs accords de libre-échange, collaboré avec l'OMC et l'OCDE dans le cadre de plusieurs évaluations de la politique agricole du Mexique, participé à l'élaboration de programmes de promotion du commerce de produits agroalimentaires et rédigé plusieurs rapports sur l'évolution du commerce agricole mexicain ces dernières années.

*L'équipe compte aujourd'hui trois employés d'AAC (un employé canadien et deux employés recrutés au Mexique), 1,5 employé de l'ACIA (un employé canadien et un employé à temps partiel (0,5) recruté au Mexique), ainsi que deux employés du MAECI (un employé canadien et un employé recruté au Mexique).


Rétablissement de l'accès au Mexique des bovins laitiers, par la défense des intérêts commerciaux du Canada

Réussite

En 2003, le Mexique a interdit l'importation de bovins laitiers du Canada, par crainte de l'éclosion de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Auparavant (2000-2003), le Canada exportait au Mexique entre 2 500 et 5 000 vaches laitières par année, exportations dont la valeur variait entre 7 et 13 millions de dollars.

Depuis 2003, l'équipe de délégués du secteur agroalimentaire du Canada au Mexique a défendu activement et à maintes reprises les intérêts du Canada auprès des autorités techniques et gouvernementales du Mexique, afin de rétablir l'accès au marché des bovins laitiers du Canada. En conséquence de ces négociations exhaustives auprès des autorités mexicaines, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et son homologue du Mexique (SENASICA) ont établi, en avril 2008, un protocole d'importation sanitaire permettant la reprise des exportations de vaches laitières du Canada au Mexique.

Importance

La première expédition de vaches laitières au Mexique a eu lieu en mai 2008 et s'est inscrite dans des exportations ayant totalisé 3 700 bovins de reproduction, une valeur de 9 millions de dollars en 2008. Cette réussite a été bénéfique pour les exportateurs canadiens de bovins laitiers qui ont retrouvé, après cinq ans, l'accès à l'un de leurs marchés étrangers parmi les plus importants. La bonne réputation des bovins d'origine canadienne auprès de l'industrie laitière mexicaine devrait favoriser la création de débouchés supplémentaires pour les exportateurs canadiens dans les années à venir.

Perspectives

En 2008, la valeur des exportations canadiennes de matériel génétique bovin s'est élevée à quelque 170 millions de dollars. La qualité génétique supérieure des vaches laitières canadiennes a permis de hausser de 8,3 p. 100 la production laitière qui est passée de 8 738 à 9 642 kilogrammes de lait par vache depuis 1998. En 2008, le Mexique a importé environ 41 000 vaches laitières, d'une valeur de 83,7 millions de dollars, et du lait en poudre représentant une valeur de 553 millions de dollars. L'évolution continue du marché mexicain de produits et les efforts déployés par ce pays pour accroître sa production laitière et devenir autosuffisant seront d'excellentes occasions pour les exportateurs canadiens de vaches laitières et de matériel génétique bovin.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien au Moyen Orient et en Afrique du Nord

Informations générales

Le Canada exporte au Moyen-Orient et en Afrique du Nord des produits agroalimentaires d'une valeur presque égale à celle des exportations dans l'Union européenne. En 2009, les exportations canadiennes de produits agroalimentaires vers les 19 pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (MENA) ont totalisé, en valeur, près de 2,6 milliards de dollars, soit une faible baisse par rapport à la valeur de 3,0 milliards de dollars enregistrée en 2008. Les exportations vers cette région de 350 millions d'habitants sont très variées, depuis des produits de base tels que des céréales et des oléagineux, en passant par les aliments transformés à base de boeuf, de produits de la pêche, de produits laitiers, de fruits et de légumes, jusqu'aux ingrédients spéciaux pour les industries de la transformation et de la restauration.

Les délégués commerciaux d'AAC au Moyen-Orient et en Afrique du Nord Dubai, Émirats Arabes Unis

À l'heure actuelle, AAC emploie un délégué commercial canadien et une déléguée commerciale responsables de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA). L'équipe, située au consulat à Doubaï, est chargée d'accroître les exportations de produits agroalimentaires et de produits de la pêche et de faciliter l'accès au marché.

Équipe de délégués du secteur agroalimentaire dans la région du MENA

L'équipe est sous la direction de M. Richard Séguin, spécialiste de l'agroalimentaire pour l'ensemble de la région. Se joint à lui à Doubaï Mme Nicole Rogers, déléguée commerciale (Agroalimentaire), qui est chargée d'accroître les occasions d'affaires dans les Émirats arabes unis. Ensemble, ils travaillent en étroite collaboration avec les délégués commerciaux des missions canadiennes dans les 14 pays de la région : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Iran, Jordanie, Syrie, Israël, Liban et Turquie.

Voici des exemples de réussite de certains exportateurs canadiens de produits agroalimentaires :

  • exportations du dessert indien traditionnel, Rasmalai, qui sera servi durant les vols d'une compagnie aérienne en 2010 2011;
  • expédition de homards canadiens vivants aux troupes à Kandahar, en Afghanistan, par l'intermédiaire d'un distributeur de Doubaï;
  • présentation de viande de boeuf et de bison du Canada dans le cadre d'une activité de promotion réussie tenue du 16 février au 15 mars 2010 dans les hypermarchés Lulu, dans les Émirats arabes unis;
  • signature d'un contrat visant l'exportation en Iran de 1 700 génisses Hosltein du Canada;
  • homards canadiens vivants : plus de 1 000 homards ont été vendus à Abou Dhabi, à trois endroits seulement, durant la tenue de la course de Formule Un une fin de semaine en décembre 2009, alors qu'il s'en vend habituellement entre 40 et 50 par semaine dans cette ville;
  • morue charbonnière sauvage du Canada : promotion dans un restaurant de Doubaï, le 24 mars 2010;

Mise en valeur de la morue charbonnière du Canadien les Émirat arabes unis

Réussite

Pour faire encore mieux connaître la morue charbonnière du Canada et accroître les occasions d'affaires auprès du secteur de la restauration et de la vente au détail dans les Émirats arabes unis (E.A.U.), l'Association canadienne de la morue charbonnière (Canadian Sablefish Association) et le consulat du Canada à Doubaï ont organisé conjointement une activité de promotion dans un restaurant japonais haut de gamme qui est actuellement l'un des plus grands admirateurs de ce produit du Canada. Étaient présents des chefs et autres membres des secteurs de la restauration, de la vente au détail et de la distribution, ainsi que des Canadiens bien en vue aux E.A.U. qui seront des alliés dans la promotion du produit sur le marché local. Le marché émirati des produits de la pêche s'accroît et les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux effets de la pêche sur l'environnement. Il existe aussi une demande grandissante de produits de qualité « congelés en mer ».

Suite à cette activité de promotion, une compagnie aérienne a signalé qu'elle songeait à ajouter la morue charbonnière du Canada au menu de première classe ou de la classe affaires sur les vols à destination du Japon.

Importance

Les distributeurs locaux, dont un nouveau qui se spécialise dans la distribution de produits de la pêche haut de gamme, s'emploient à trouver des sources d'approvisionnement de ce type de produits. À l'heure actuelle, le distributeur importe chaque mois de Vancouver à Doubaï un volume correspondant à environ un conteneur, expédition composée surtout de morue charbonnière mais aussi d'autres produits haut de gamme de la pêche canadienne. La croissance rapide et remarquable observée est attribuable en grande partie à la multiplication des établissements franchisés de restaurants japonais de luxe dans les Émirats. La croissance du marché présente une excellente occasion de façonner la perception locale de la qualité des exportations canadiennes de produits de la pêche et de la volonté du Canada de pratiquer la pêche de manière durable.

Perspectives commerciales

À l'heure actuelle, la gamme de poisson congelé est limitée, mais l'activité de promotion a révélé qu'il existait une demande de tels produits dans les épiceries de détail. Tandis que le marché de la restauration de luxe à Doubaï a récemment accusé un recul, la demande de produits haut de gamme en épicerie a progressé. Cette évolution montre que les personnes qui mangeaient auparavant dans les restaurants préfèrent maintenant cuisiner des aliments de qualité supérieure à domicile, ce qui explique la demande nouvelle d'ingrédients de qualité.

Il s'est avéré très utile, pour aller de l'avant, d'élaborer une stratégie de promotion reposant sur la participation de tous les intervenants dans la chaîne d'approvisionnement. Dans le cas de produits canadiens nouvellement offerts sur le marché, une telle stratégie permet aux distributeurs de s'allier à l'Association et à cette dernière, à son tour, d'avoir voix au chapitre de la commercialisation du produit. Cette stratégie sera retenue dorénavant pour l'organisation d'activités de promotion de produits individuels. Il s'agit d'une stratégie très fructueuse reposant sur des efforts conjugués servant à favoriser la commercialisation et à accroître les ventes à l'avenir.

L'Association canadienne et le distributeur de la morue charbonnière se proposent d'organiser une autre activité de promotion à l'automne (de concert avec le consulat général du Canada), en vue de faire encore mieux connaître la marque dans la région.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien en Russie

Informations générales

La Fédération de Russie est un marché en devenir pour les exportateurs canadiens de produits agroalimentaires et de produits de la pêche. Comme la demande en Russie dépasse sa capacité de production, elle est l'un des plus gros importateurs d'aliments du monde. En 2008, les importations russes de produits agroalimentaires et de produits de la pêche ont atteint une valeur de 36,3 milliards de dollars, dont une part de 554,7 millions de dollars était attribuable au Canada. Ensemble, la hausse du revenu, la consommation individuelle accrue d'aliments (viande, poisson, fruits de mer) et la plus forte demande de produits plus variés et de meilleure qualité créent des débouchés pour les fournisseurs canadiens de toutes les catégories de produits agroalimentaires.

Les délégués commerciaux d'AAC en Russie

À l'heure actuelle, deux délégués commerciaux et une déléguée commerciale adjointe à l'ambassade du Canada à Moscou, affectés au secteur agroalimentaire, concentrent leurs efforts sur l'accroissement des occasions d'affaires pour les exportateurs canadiens en Russie et sur l'accès au marché russe.

Équipe de délégués du secteur agroalimentaire en Russie

M. Sohrab Oshidar, délégué commercial et conseiller en agriculture, compte plus de 20 ans d'expérience variée dans l'expansion du commerce extérieur, la vente à l'étranger et la gestion dans les secteurs privé et public. En 1997, il est entré au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international pour y occuper le poste d'agent commercial principal à l'ambassade du Canada à Téhéran, où il était responsable du secteur de l'agriculture et de l'agroalimentaire. En 2001, M. Sohrab est passé à Agriculture et Agroalimentaire Canada, d'abord en qualité de conseiller en matière de politique stratégique, puis d'agent principal des marchés internationaux, responsable de la Division du Moyen-Orient et d'Europe occidentale, où il a exercé des fonctions jusqu'à son affectation à Moscou en janvier 2009. En 2008, M. Sohrab s'est vu décerné le prix Moisson d'or pour sa contribution au resserrement des relations entre le Canada et la Fédération de Russie dans le domaine agricole, et, à la fin de 2007, il a été le premier étranger à recevoir l'Ordre de Russie, remis par le ministre de l'Agriculture de la Russie, pour sa contribution au Projet national prioritaire de Russie.

Mme Marina Fomitcheva est entrée en fonction à l'ambassade de Moscou en mars 1998. Elle est déléguée commerciale responsable de l'expansion du commerce dans les secteurs de l'agriculture, de l'agroalimentaire et des produits de la pêche. La connaissance du secteur agroalimentaire russe, des lois et règlementations applicables, du tarif douanier et des programmes gouvernementaux, qu'elle a acquise durant ses 11 années de service auprès du ministère russe de l'Agriculture et de l'Alimentation, permettent à Mme Fomitcheva de contribuer à accroître les ventes et la présence des entreprises canadiennes sur le marché russe. Les services qu'elle offre consistent notamment à fournir des renseignements sur les marchés aux fins de l'accroissement des exportations, à organiser des foires et missions commerciales afin de positionner des entreprises canadiennes sur le marché russe et à aider à régler des problèmes d'accès au marché d'ordre zoosanitaire et phytosanitaire.

L'équipe de délégués du secteur agroalimentaire en Russie partage le soutien d'une déléguée commerciale adjointe, Mme Valentina Kalinkina, qui travaille à l'ambassade du Canada depuis 1990. Elle fournit son appui à sept délégués commerciaux et sa grande contribution dans le secteur consiste à prendre les dispositions relatives aux activités rattachées aux visites de hauts fonctionnaires, à veiller à la coordination et à la réussite des colloques canadiens à Moscou et à fournir les services de logistique aux missions sectorielles russes au Canada et canadiennes en Russie.


Positionnement des produits canadiens de la pêchesur le marché russe de la restauration haut de gamme

Réussite

Une analyse des tendances sur le marché russe des produits de la pêche, réalisée en 2009, a révélé l'existence de nouvelles occasions d'affaires possibles dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration pour les produits spécialisés plus coûteux, comme le homard, les moules, les huîtres et certaines espèces de poisson. Avec l'appui d'AAC et de l'industrie, la mission a mis au point une nouvelle stratégie pour le marché russe des produits de la pêche et a organisé la première participation canadienne au salon de l'hôtellerie et de la restauration. La participation à ce salon a été la première étape en vue de faire connaître les produits canadiens sains et haut de gamme. Pour aiguiser l'intérêt nouveau du secteur russe de la restauration, l'équipe de délégués du secteur agroalimentaire en Russie a recruté des acheteurs dans le cadre de missions au salon international des fruits de mer de Boston (Boston International Seafood Show) et à l'exposition européenne sur les fruits de mer (European Seafood Exhibition) à Bruxelles. Ces missions ont servi à sensibiliser les participants aux produits que le Canada peut offrir sur le marché russe et à faire mieux connaître les exportateurs canadiens. À Boston, le représentant de la plus grande entreprise russe de restauration a acheté du homard dans le cadre d'un marché d'une valeur de 0,5 million de dollars canadiens pour l'année 2010, lequel marché ouvre la porte à des importations futures accrues. Pour parvenir à ce succès, l'équipe de délégués a invité des conférenciers russes à participer à des activités prévues par le secteur canadien des produits de la pêche, dont le Forum canadien sur les crevettes, à Bruxelles, et la Conférence du Conseil canadien des pêches (Fisheries Council of Canada) à Ottawa. En outre, les liens régulièrement entretenus avec des acheteurs en région en Russie contribuent à renforcer les relations avec les importateurs actuels ainsi qu'à trouver de nouvelles occasions d'affaires possibles. Les membres de l'équipe poursuivent leurs efforts d'élaboration de stratégies à court et à long terme qui visent à accroître les exportations en Russie de produits canadiens de la pêche ainsi que les recettes des exportateurs canadiens. La mission continue de coordonner des missions d'acheteurs russes à Boston et à Bruxelles pour leur faire mieux connaître les produits et les fournisseurs canadiens.

Importance

Par ses efforts pour développer les marchés (colloques, missions d'acheteurs et soutien logistique), l'équipe canadienne de délégués du secteur agroalimentaire en Russie a réussi à positionner le homard canadien en tant que produit de prestige auprès de restaurants haut de gamme. L'équipe continue de faire la promotion d'autres produits de la pêche haut de gamme, comme les crevettes nordiques; elle fournira un soutien à l'Association canadienne des producteurs de crevettes (Canadian Association of Prawn Producers) qui se propose de promouvoir les crevettes nordiques sur le marché russe et de sensibiliser les consommateurs locaux à ce produit sain et de qualité.

Perspectives commerciales

Dans le cadre de son appui aux efforts et initiatives visant l'expansion du commerce, l'équipe envisage d'organiser une activité ayant provisoirement pour thème « Goûter le Canada » (« Feel Canada ») qui serait axée sur la promotion des produits de la pêche. Comme le Canada est de plus en plus connu sur le marché russe où il a la réputation d'un pays au niveau de vie élevé offrant des produits sains et de haute qualité, il est envisagé de recourir aux chaînes publiques russes de télévision, à la radio, à des panneaux publicitaires et à d'autres moyens pour faire mieux connaître et mettre en valeur la salubrité et la qualité des divers produits canadiens ainsi que l'image de la marque Canada.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien en Asie du Sud Est

Informations générales

Le Canada est le troisième exportateur de porc en importance au monde. Les exportations canadiennes de porc en Asie du Sud-Est se sont accrues de 63 p. 100 entre 2005 et 2009. Dans cette région qui compte entre 550 à 575 millions d'habitants, dont beaucoup de jeunes ayant un revenu croissant, jusqu'à 100 millions d'habitants font maintenant partie des groupes à revenu moyen ou élevé, dont plusieurs consomment les produits du porc. Chaque année, plus de 60 millions de touristes et gens d'affaires viennent gonfler la demande de porc et il est prévu que la région accueillera 80 millions de visiteurs en 2015. La construction d'hôtels et de lieux de villégiature va bon train dans la région et le secteur de la restauration est en plein essor. Pour ces raisons, les perspectives sont très prometteuses pour ce qui est de la consommation de porc dans la région et, par conséquent, pour les exportateurs canadiens.

L'équipe de délégués du secteur agroalimentaire en Asie du Sud

À l'heure actuelle, AAC compte une déléguée commerciale régionale et son adjointe qui sont chargées des marchés d'Asie du Sud-Est. La déléguée commerciale régionale coordonne les activités d'accroissement des exportations et d'accès aux marchés de huit délégués commerciaux recrutés sur place dans la région. Il y a un délégué commercial dans tous les pays d'Asie du Sud-Est sauf au Cambodge, au Laos et au Myanmar.

Les délégués commerciaux d'AAC en Asie du Sud Est

Les membres de l'équipe, qui forment un groupe varié et dynamique ayant une grande expérience, sont coordonnées par la déléguée commerciale régionale à Singapour, Mme Gretchen Bozak, avec l'appui de son adjointe, Mme Susan Loke. Les délégués de l'équipe sont M. Francis Chan (Singapour), M. John Nojey (Malaisie), M. Surin Thanalertkul (Thaïlande), M.Tony Finch (Cambodge), Mme Yvette Buendia (Philippines), Mme Thu Dang-Anh (Vietnam), Mme Nurul Salwani (Brunéi Darussalam) et M. Hermawan (Indonésie).

Dans les services qu'elle offre aux exportateurs canadiens, l'équipe adopte une optique régionale plutôt que nationale, par la coordination continue des ressources, le partage d'expérience et l'échange d'information, de manière à profiter des occasions sur un marché pour exploiter des occasions ou régler des difficultés sur d'autres marchés dans la région.Même si elle est composée de différents pays, l'Asie du Sud-Est est une « collectivité » qui s'ouvre de plus en plus au commerce et qui forme une zone de plus en plus unie sur le plan de l'accès aux marchés et des accords commerciaux, en raison des liens politiques et économiques qu'entretiennent ses membres dans le cadre de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ANASE).


Maintien des exportations canadiennes de porc en Asie du Sud Est

Réussite

En avril 2009, lorsque s'est propagée à l'échelle mondiale la nouvelle de la détection du virus H1N1, tous les marchés d'Asie du Sud-Est, sauf le Vietnam, ont fermé leur frontière aux exportations canadiennes de porc et de produits porcins (dont les porcs vivants et le matériel génétique). Cette mesure, ayant des conséquences immédiates pour le Canada, aurait été dévastatrice pour le pays, surtout sur des marchés tels que Singapour et les Philippines, importateurs de longue date de gros volumes de porc du Canada. En 2008, la valeur des exportations canadiennes de porc en Asie du Sud-Est s'était élevée à 75,4 millions de dollars.

Avec l'appui d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) et de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), tant au Canada qu'à étranger, l'équipe des délégués du secteur agroalimentaire est passée à l'action, s'efforçant chaque jour de maintenir les exportations canadiennes et de faire lever l'interdiction d'importer du porc. Les membres de l'équipe du secteur agroalimentaire en Asie du Sud-Est ont saisi toutes les occasions de défendre les intérêts du Canada et organisé dans chaque pays des réunions avec des représentants de tous les niveaux, depuis l'agent local jusqu'aux ministres, écrit et livré en personne des lettres et plaidé en faveur de la réouverture des frontières des pays. Les marchés de la région ont successivement autorisé de nouveau l'importation de porc et de produits porcins canadiens, le dernier marché ayant ouvert sa frontière en mai 2010.

Importance

En conséquence des efforts concertés déployés par l'équipe pour rétablir l'accès aux marchés, le Canada a non seulement maintenu ses exportations de porc et de produits porcins vers la région (en dépit de l'apparition du virus H1N1 et de l'interdiction d'importer), il est même parvenu à les accroître quelque peu. En 2008, la valeur des exportations canadiennes de porc et de produits porcins en Asie du Sud-Est s'élevait à 75,4 millions de dollars, comparativement à 75,8 millions de dollars en 2009. il s'agit d'une bonne nouvelle pour l'industrie porcine canadienne qui se compose de 8 590 éleveurs menant chaque année à l'abattage 21,5 millions de porcs et enregistrant des recettes de 3 milliards de dollars.

Perspectives commerciales

Maintenant qu'elle a retrouvé et maintenu son accès au marché, l'industrie porcine canadienne peut chercher d'autres occasions dans la région. Selon l'OCDE, l'Asie du Sud-Est, très peu touchée par la récente récession économique, devrait afficher des taux de croissance de plus de 10 p. 100 en 2010. Comme le Canada a aussi retrouvé l'accès des porcs vivants et du matériel génétique aux marchés, il est en mesure d'exploiter des occasions dans plusieurs pays en mettant sur pied de vigoureux programmes d'accroissement des cheptels en vue de pouvoir garantir l'approvisionnement et la sécurité alimentaires. Il en résulte des occasions nouvelles et encore inexploitées pour les exportations canadiennes de matériel génétique porcin. Preuve de la demande croissante en Asie du Sud-Est, les exportations canadiennes de matériel génétique animal, bien que peu volumineuses, ont progressé de 70 p. 100 entre 2008 et 2009.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien en Corée du Sud

Informations générales

L'économie de la Corée du Sud est la quatrième économie en importance en Asie et la quinzième au monde. En raison de sa faible capacité de production agricole, le pays doit importer entre 70 p. 10 et 80 p. 100 des denrées consommées. En 2009, les importations de produits de la pêche de la Corée du Sud ont atteint une valeur de 19,8 milliards de dollars. Le Canada est le huitième fournisseur de produits agroalimentaires et de produits de la pêche importés par ce pays. En 2009, la valeur des exportations canadiennes s'est élevée à 388,9 millions de dollars pour les produits agroalimentaires et à 36,0 millions de dollars pour les produits de la pêche. L'accès au marché est entravé par un certain nombre de mesures sanitaires et réglementaires, entre autre l'interdiction d'importer du boeuf canadien, au sujet de laquelle le Canada a intenter un recours auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Le Canada continue d'inciter la Corée du Sud à ne pas modifier sa réglementation intérieure, notamment en ce qui concerne les organismes génétiquement modifiés et la limite maximale de résidus, d'une manière qui influerait sur les exportations agricoles du Canada. La conclusion d'un accord de libre-échange reste un objectif prioritaire, pour que le Canada puisse continuer d'exploiter les occasions qu'offre le marché sud-coréen (par exemple dans les secteurs des produits de la pêche, des céréales et des produits biologiques).

Les délégués commerciaux d'AAC en Corée du Sud

À l'heure actuelle, AAC emploie un délégué commercial canadien et un délégué commercial adjoint engagé sur place qui sont responsables du secteur agroalimentaire en Corée du Sud. Cette équipe de délégués du secteur agroalimentaire, à Séoul, est chargée d'accroître les occasions d'affaires et de faciliter l'accès au marché de la Corée du Sud.

L'équipe de délégués du secteur agroalimentaire en Corée du Sud

Depuis 1994, un spécialiste canadien de l'agriculture est affecté au nouveau marché prioritaire de la Corée du Sud. M. Rick Ulrich, délégué commercial relevant d'AAC, a pour tâche de promouvoir l'exportation en Corée du Sud de produits alimentaires et agricoles canadiens et de plaider en faveur d'un accès accru au marché. Fort de l'expérience étendue qu'il a acquise lorsqu'il a plaidé en faveur d'un accès accru du boeuf canadien au marché des États-Unis et de l'atténuation des effets de l'étiquetage indiquant le pays d'origine, M. Ulrich est parfaitement en mesure de militer pour un accès accru du boeuf au marché sud-coréen.

M. Jong-Hoon Kim, aussi délégué commercial, s'occupe du secteur agricole depuis 1992. Il a une connaissance très approfondie des difficultés, des produits et des principales questions rattachées à la réglementation sanitaire et phytosanitaire et il connaît de très nombreuses personnes-ressources dans le secteur et au gouvernement. Mme Ok-Jin Cho, déléguée commerciale, est responsable des secteurs des aliments transformés, des aliments fonctionnels et des aliments santé, ainsi que de l'un des dossiers prioritaires, celui de la réglementation des produits biologiques. Ces deux délégués s'acquittent remarquablement bien de leurs tâches de promotion et de défense de l'agriculture et des aliments du Canada. Le marché sud-coréen, de 50 millions d'habitants, présente d'importantes difficultés pour les pays souhaitant vivement y exporter des produits alimentaires. Les mesures de protection du marché intérieur créent de nombreux obstacles à l'accès.

La Corée du Sud offre aux exportateurs canadiens de nombreuses occasions qui continueront de croître, étant donné la mondialisation de l'industrie alimentaire et la forte dépendance de la Corée du Sud à l'égard des importations d'aliments et de produits agricoles. Ce marché peut être difficile à pénétrer pour bon nombre d'exportateurs, mais il est possible de surmonter ces difficultés en faisant preuve de persévérance et de résolution et avec l'aide du Service des délégués commerciaux du Canada. Les entreprises canadiennes ont la capacité de rivaliser et de se tailler une importante part de marché dans de nombreux secteurs.


Promotion des exportations de homard du Canada en Corée du Sud

Réussite

Après plusieurs mois de préparation et de négociations entre Shinsegae-E-Mart et un fournisseur canadien, cette chaîne de supermarchés, qui est la plus importante de Corée du Sud, a fait une énorme promotion en magasin du homard entier cuit du Canada dans ses établissements à Séoul. Avant le lancement de la promotion le 21 novembre 2009, la chaîne a dépensé quelque 100 000 $ pour faire paraître de la publicité dans les principaux quotidiens de Corée du Sud, dont Chosun, Dong-A, Choong-Ang et Maeil/Korea Economic.

E-Mart prévoyait poursuivre la promotion durant une semaine, jusqu'à l'écoulement du volume initial de homard importé. La chaîne ne se doutait pas que la promotion serait un aussi grand succès, puisque le volume importé complet a été écoulé avant 13 h le premier jour. Cette activité de promotion a rapporté 1 000 000 $ à la chaîne : une énorme réussite, quel que soit le critère.

Importance

E-Mart a d'abord importé dix tonnes de homards entiers cuits, d'une valeur d'environ 1,2 million de dollars, pour la promotion de novembre et pour faire un essai. En conséquence du succès de l'activité de promotion, E-Mart a signé avec le fournisseur un contrat exclusif d'importation de 20 tonnes supplémentaires de homards entiers cuits.

Perspectives commerciales

En décembre 2009, les dirigeants de la chaîne E-Mart se sont rendus au New-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve pour y rencontrer l'équipe de direction du fournisseur, durant la visite, les parties ont signé une entente faisant de l'entreprise le fournisseur exclusif de homards entiers cuits de la chaîne à compter de 2010.

La chaîne a conclu un marché exclusif visant la livraison de 2 000 tonnes métriques de maquereau congelé à l'automne 2011. E-Mart a qualifié de véritable « partenariat » la relation entre le détaillant, l'ambassade et le fournisseur.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien à Taïwan

Informations générales

Taïwan, dont les importations provenant du Canada avaient une valeur de 237 millions de dollars en 2009, est le quatrième marché de produits agroalimentaires canadiens dans le Nord-Est de l'Asie et le onzième dans l'ensemble de l'Asie. Ces rangs ne donnent pas une image juste des débouchés qu'offre l'île. Ce marché de 23 millions d'habitants, qui est obligé d'importer une grande part des aliments consommés, qui présente des conditions d'affaires stables et qui est ouvert à la cuisine occidentale et aux aliments sains et nutritifs, offre d'innombrables occasions aux exportateurs canadiens. Les principaux produits de base importés sont la viande et les produits de la pêche, mais les importations se composent aussi d'une large gamme de produits.

Les délégués commerciaux d'AAC à Taïwan

À l'heure actuelle, AAC emploie un délégué commercial canadien et une déléguée commerciale engagée sur place chargés du marché agroalimentaire à Taïwan. Cette équipe, établie à Taïpei, a pour tâches d'accroitre les occasions d'affaires et de faciliter l'accès au marché.

L'équipe de délégués du secteur agroalimentaire de Taïwan

M. Amos Tin a quitté Hong Kong pour s'établir au Canada. Diplômé de l'Université chinoise de Hong Kong, il a commencé sa carrière à Hong Kong auprès de Bayer (grande société chimique allemande), puis il est entré en fonction dans la société danoise East Asiatic Co. Ltd. , à Pékin (Beijing), où il était chargé de la commercialisation de matériel de transformation des aliments.

Il a ensuite été engagé par l'entreprise Nestlé pour y exercer les fonctions de gestionnaire principal de produits pour la marque Nescafé, entre autres, sur le marché chinois. En 1989, il a immigré au Canada, où il a obtenu une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l'Université de Western Ontario, puis, en 1991, il est entré au ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario. Pour accroître ses connaissances en commercialisation dans le secteur privé, en vue d'aider des entreprises à entrer sur des marchés en Asie, il a pris un congé de deux ans pour occuper des postes chez Kraft General Foods et Campbell's Soup en Asie-Pacifique. Il est revenu au Canada en 1996.

Dans l'exercice de ses fonctions auprès du gouvernement de l'Ontario, M. Tin avait pour tâche de promouvoir les exportations de produits agroalimentaires de l'Ontario dans la région Asie-Pacifique.

Mme Huang est entrée au Bureau commercial du Canada à Taïpei en 1997. Chargée des produits liés à l'environnement et des produits biotechnologiques durant une courte période, elle est responsable du secteur de l'agroalimentaire depuis. Elle a obtenu un baccalauréat à Taïwan et elle détient une maîtrise de l'Université de l'Iowa. 

Mme Huang a beaucoup voyagé au Canada pour le compte d'AAC, ayant visité presque toutes les provinces, dans le cadre de missions, pour participer à des foires commerciales ou pour recevoir une formation. Sa longue expérience dans le domaine des produits agroalimentaires canadiens et auprès des exportateurs canadiens, sa connaissance approfondie du marché de Taïwan et des liens entre l'île et les pays voisins et sa démarche proactive dans les services à la clientèle la rendent très efficace dans la gamme complète des activités commerciales intégrées.


Établissement de l'image de marque du soja canadien de première qualité à Taïwan

Réussite

Avant 2003, le soja canadien non modifié génétiquement était pratiquement inconnu à Taïwan. Le soja fourrager provenant des États-Unis y occupait une place prédominante, grâce à la présence et à l'aide importante du bureau local de l'association américaine (American Soybean Association). En 2003, le Bureau commercial du Canada à Taïwan et l'Association canadienne des exportateurs de soja (Canadian Soybean Export Association – CSEA) ont commencé à travailler avec une importante entreprise de tofu pour établir l'image de marque du soja canadien non modifié génétiquement. Le tofu de cette entreprise est l'une des deux marques les plus vendues à Taïwan. L'entreprise fournit aussi du lait de soja de transformation aux principaux fabricants de boissons.

Durant plusieurs années, l'entreprise a utilisé un emballage conçu à l'origine en collaboration avec la CSEA et le Bureau commercial du Canada à Taïpei, sur lequel figurait une feuille d'érable stylisée à l'intérieur d'un grain de soja, devant témoigner de l'utilisation exclusive du soja de qualité supérieure du Canada et de la fidélité de l'entreprise au Programme de ségrégation qui le régit. En 2009, les entreprises ont conclu un accord avec Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) leur permettant d'utiliser la marque Canada.

Importance

En conséquence de ces mesures de reconnaissance de la marque, le soja canadien non génétiquement modifié est considéré, dans le secteur et par les consommateurs, comme un produit de qualité supérieure. De tous les produits canadiens, le soja est celui qui suscite le plus d'intérêt à Taïwan. Depuis l'établissement de sa relation avec le Bureau commercial du Canada à Taïpei et des fournisseurs canadiens, l'entreprise de transformation de lait de soja a affiché une croissance se situant entre 50 p. 100 et 100 p. 100, entre 2006 et 2007. Les exportations canadiennes de soja se sont accrues de 50 p. 100 en 2006, de 30 p. 100 en 2007 et de 6 p. 100 en 2008.

Perspectives commerciales

Le marché du lait de soja (correspondant au dixième du marché du lait) continuera vraisemblablement de croître à Taïwan, en raison de l'inégalité de la production laitière locale durant l'été et de la reconnaissance grandissante par les consommateurs des bienfaits du soja pour la santé. Taïwan, dont les importations totales de soja représentent une valeur de 1,2 milliard de dollars, est un important débouché pour le soja canadien de qualité supérieure. Comme le soja canadien non modifié génétiquement occupe moins de 0,2 p. 100 des importations de Taïwan, c'est dire qu'il existe des débouchés considérables sur ce marché grandissant.


Promotion des intérêts du secteur agricole canadien aux États Unis

Information générales

Les États-Unis sont le principal partenaire commercial du Canada dans le secteur agricole. En 2009, les échanges bilatéraux entre les deux pays ont atteint une valeur de plus de 34 milliards de dollars, permettant au Canada de dégager avec ce pays un excédent commercial 499 millions de dollars au chapitre des produits agroalimentaires. En raison de la proximité des deux pays, de la similitude des pratiques commerciales et de la ressemblance des secteurs agroalimentaires, les États-Unis offrent d'excellents débouchés aux entreprises canadiennes souhaitant se lancer dans l'exportation et cherchant à s'implanter sur l'un des marchés les plus importants et les plus dynamiques du monde.

Les délégués commerciaux d'AAC aux États-Unis

À l'heure actuelle, le Canada compte 13 consulats généraux aux États-Unis offrant des services d'aide à l'accroissement des exportations de produits agroalimentaires, où quatre délégués sont chargés de maintenir et d'accroître l'accès au marché américain des produits agroalimentaires canadiens, à savoir Mme Pam Simpson et M. Chris Leggett, à Washington, Mme Kim O'Neil, à Denver, et Mme Melissa Cyr, à Minneapolis.

Délégué du secteur agroalimentaire à Washington

M. Chris Leggett s'est joint à l'ambassade du Canada à Washington en qualité de conseiller en agriculture en mars 2007. Auparavant, il a exercé les fonctions de directeur adjoint des Enjeux commerciaux Canada-États-Unis, auprès d'Agriculture et Agroalimentaire Canada. Il a été responsable d'un large éventail de dossiers liés à l'alimentation depuis son entrée dans la fonction publique canadienne en 1997, dont la mise en oeuvre des mesures rattachées aux obligations du Canada dans le cadre de l'ALENA dans les secteurs de la pêche et de l'agroalimentaire et, plus récemment, de l'examen des effets de la découverte d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) dans les exportations canadiennes de bovins et de boeuf. Il est originaire de l'Ontario où il a passé de nombreux étés à la ferme où sa famille faisait l'élevage de chèvres. Il a également habité en région rurale dans l'Oregon, de 1995 à 1997. Il détient une maîtrise en droit avec spécialisation en droit commercial international. À Washington, il est responsable des grains et autres cultures et des questions de salubrité des aliments, ainsi que des questions se rapportant à la loi agricole américaine (Farm Bill).


Diminution de l'interruptiion des exportations de pommes de terre de semence aux États-Unis

Réussite

Les exportations canadiennes de pommes de terre de semence aux États-Unis représentent une valeur d'environ 20 millions de dollars par année. En octobre 2007, toutefois, ces exportations ont été mises en péril par la détection du nématode à kyste dans une expédition de pommes de terre de semence provenant de deux exploitations agricoles en Alberta et destinée à sept États.

L'ambassade du Canada à Washington a appuyé les efforts déployés par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) pour que les exportations canadiennes de pommes de terre de semence reprennent le plus rapidement possible. À l'automne 2006, l'ACIA et le Service d'inspection zoosanitaire et phytosanitaire (Animal and Plant Health Inspection Service – APHIS) du ministère de l'Agriculture des États-Unis ont signé un accord bilatéral visant l'application de mesures de contrôle du nématode à kyste de la pomme de terre (NKPT), afin d'empêcher le plus possible l'interruption des exportations de pommes de terre et d'autres produits agricoles advenant la détection du NKPT. Toutefois, comme l'accord conclu n'était pas applicable dans le cas de l'infestation décelée en 2007, il a fallu réviser les lignes directrices.

Importance

En mai 2008, le Canada et les États-Unis ont convenu de révisions aux lignes directrices sur les mesures de surveillance et les mesures phytosanitaires s'appliquant au nématode à kyste de la pomme de terre (NKPT). Les efforts déployés ont permis au Canada de conserver un marché d'une valeur de 19 millions de dollars qui était menacé de disparaître et ce grâce aux négociations bilatérales entre les deux gouvernements.

Perspectives

Les lignes directrices visent à contenir, à contrôler et à gérer toute infestation de NKPT et à assurer des conditions prévisibles pour le commerce de la pomme de terre entre le Canada et les États-Unis. Elles établissent les exigences relatives aux enquêtes nouvelles et continues de dépistage et de délimitation du NKPT, à la définition de l'étendue de l'infestation et à l'établissement des zones soumises à des restrictions réglementaires.

Interdites durant plusieurs mois, les exportations aux États-Unis de pommes de terre de l'Alberta ont donc pu reprendre. En 2009, les exportations canadiennes de pommes de terre de semence ont retrouvé les volumes habituels, atteignant une valeur de plus de 19 millions de dollars.

Si des infestations de NKPT sont décelées à l'avenir, les lignes directrices devraient permettre aux deux pays d'empêcher la propagation et de préserver les zones non infestées dans l'un et l'autre pays, ainsi que de réduire l'interruption des mouvements d'articles soumis à des restrictions réglementaires qui sont produits à l'intérieur et à l'extérieur des zones soumises à des restrictions réglementaires.


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